mercredi , 14 avril 2021
Les victimes de la drogue sont de plus en plus jeunes.

Jihad contre la drogue

Quand nous affirmons que la drogue tue, nous pensons d’abord aux victimes d’overdose. Avec le brown-sugar et le subutex, nous avons entendu parler ou connu, pendant des années, des cas de jeunes et moins jeunes qui ont ainsi quitté ce monde. Tant de vies brisées, de familles meurtries, de souffrances infernales.

Aujourd’hui, avec les drogues synthétiques disponibles si facilement et à un moindre coût, souvent mélangées avec ou contenant des produits chimiques mortels, le danger n’est pas moindre. Les victimes sont de plus en plus jeunes, les enfants se laissant attirer par l’illusion du plaisir, la pression des pairs (peer pressure, pire des pressions) les incitant à céder à la tentation. Avec un système d’éducation défaillant et une autorité parentale en crise, le pire est à craindre.

Autres victimes

Ces derniers temps, vous voyons qu’au rang des victimes, il y a aussi des gens qui sont tués dans leurs maisons quand la drogue mène au vol avec meurtre, d’autres sont victimes de violence domestique allant jusqu’à la mort tandis que certains tombent dans l’exercice de leurs fonctions à l’instar d’une jeune policière de la brigade anti-drogue. Les guerres entre les gangs font aussi des victimes. Il y a aussi ceux qui se suicident lorsqu’ils n’arrivent pas à s’en sortir.

Mais ceux qui ne meurent pas ou vivent avec le fléau de la drogue chaque jour, peut-on dire qu’ils vivent une vraie vie ? Nous ne pouvons imaginer la vie quotidienne d’une mère, d’un père ou d’une épouse de quelqu’un, d’un enfant, qui est esclave de la drogue. Comment font-ils, surtout lorsque la société les laissent à eux-mêmes, sinon regarde, commente et juge le malheur qu’ils éprouvent avec mépris? Ils sont vivants, mais ils sont autant victimes que ceux qui sont tués. Le Coran nous rappelle justement que la ‘fitna’, l’oppression, le supplice insoutenable, la calamité qu’ils subissent peut être pire qu’un meurtre.

Peine de mort

Il y a ceux qui proposent d’ajouter à la liste de ceux qui sont tués, et qui doivent être tués, les trafiquants de drogue, voire même les petits dealers. Comme souvent, lorsque des faits-divers polarisent la une des médias, un appel à appliquer la peine de mort se fait entendre occasionnellement. Evidemment, chacun a son mot à dire et les divergences ne finissent pas. Ce débat est éternel. Le consensus est difficile, des politiciens se saisissant de l’occasion pour manipuler un électorat souvent contre un autre. Sinon pour faire oublier tous les autres problèmes, les autres solutions envisageables et les responsabilités de chacun pour focaliser l’attention uniquement sur la question de la peine capitale.

Et pourtant, il est légitime pour un parent, qui voit mourir son enfant, de demander que justice soit faite. Il faut que ce soient les trafiquants qui aient peur de la police, des autorités et de la société, et non le contraire. S’attaquer à un vendeur de drogue est un geste de légitime défense lorsque celui-ci qui s’en prend directement à soi-même, à son enfant, à sa famille. Doit-on s’attendre à ce que les citoyens révoltés se fassent justice eux-mêmes? Certainement pas. Alors, il faut que la terreur change de camp…

Conclusion

Il fut un temps où après la prière à la mosquée, les gens descendaient dans la rue pour chasser les trafiquants de la mort. Leur imam, le regretté Mustapha Beeharry, n’avait pas peur. Certains l’insultaient, d’autres le menaçaient, et d’autres encore regardaient et riaient. Dans le strict respect de la loi, ne faut-il pas, de nouveau, déclarer un jihad contre tous les trafiquants et ceux qui les soutiennent, financièrement ou autres ?

Par DR KHALIL ELAHEE

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