Saturday , 24 February 2024

Hadj 2024 : le prix pourrait être « légèrement au dessus » qu’en 2023

Même si le prix du Hadj 2024 n’a pas encore été fixé, selon les premières indications, celui-ci devrait vraisemblablement être « légèrement au-dessus » comparé à celui de 2023, lequel était dans une fourchette de Rs 230 000 et Rs 260 000 environ.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue le lundi 29 janvier au siège du ministère des Arts et du Patrimoine culturel. D’emblée, le Chairman de l’Islamic Cultural Centre, Yousouf Salehmohamed, devait faire ressortir que ce n’est pas l’ICC mais les operateurs qui formule le montant des packages. « Nous, en tant que régulateur, nous nous assurons que les prix restent dans les normes et ne soit pas exagéré. Nous disposons d’un dossier avec un ‘benchmark’ des prix pratiqués en 2023 ainsi que pour cette année, suivant notre visite en Arabie saoudite », a-t-il expliqué.

Comme déjà annoncé par STAR dans son édition du 7 janvier dernier, cette année, pour la première fois, deux itinéraires seront proposés aux futurs hadjees. Un qui consiste à se rendre à Makkah d’abord, accomplir le Hadj et ensuite faire le trajet jusqu’à Madinah. L’autre itinéraire consiste à faire le chemin inverse. Soit se rendre d’abord à Madinah et faire ensuite le voyage vers Makkah pour les 5 jours du Hadj où les deux groupes seront alors réunis sous les tentes à Mina.

Selon Yousouf Salehmohamed, les pèlerins qui choisiront l’itinéraire qui consiste à se rendre d’abord à Madinah bénéficieront de tarif « off peak », que ce soit à Makkah ou à Madinah. « Selon notre analyse, ces pèlerins bénéficieront d’une valeur ajoutée en termes de qualité d’hébergement qui sera moins cher qu’en 2023. Mais pour le trajet traditionnel – soit se rendre à Makkah d’abord puis à Madinah comme tout le monde le fait – étant donné qu’il y a une augmentation des coûts de service, que ce soit au niveau de l’hébergement, de la restauration etc., [même si] nous n’avons pas encore obtenu les prix des operateurs, qui dépendront du nombre de hadjees qu’ils vont accompagner, selon nos estimations, les prix pourront être légèrement plus chers que l’année dernière, malgré la baisse [sur les Hadj services] », dit-il, indiquant que l’ICC s’assurera néanmoins que les prix restent « sous contrôle ».

Mina : Service amélioré

e année, l’ambassadeur Showkutally Soodhun a promis que les prestations pour les 5 jours du Hadj seront meilleures que l’année dernière. Selon ses explications, les prestations à Mina sont catégorisées A, B, C et D ; A étant la meilleure.

En 2023, l’ICC avait opté pour la catégorie D, laquelle avait coûté 5200 riyals aux pèlerins. Des manquements avaient toutefois été relevés, à en croire l’ambassadeur. Cette année cependant, l’ICC a pu négocier pour la catégorie C, et ce, pour moins cher, soit à 4820 riyals. À noter que cette somme comprend aussi le coût pour les trois repas quotidiens durant les 5 jours du Hadj, les frais de transport, d’assurance, de visa, entre autres.

Visas additionnels

Maurice a obtenu 150 visas additionnels dans le cadre du Hadj 2024. Ce qui fait qu’un total de 1650 Mauriciens fera le déplacement en Arabie saoudite cette année. Selon l’ambassadeur de Maurice en Arabie saoudite, Maurice serait « le seul pays au monde  » à avoir obtenu une hausse de 10% du nombre de visas habituel. « Normalement, notre quota équivaut à 1% de notre population, soit 1300. 1300 monn amen li 1500, 1500 monn amen li azordi 1650 », soutient-il.

Services des opérateurs

Cette année, tous les opérateurs devront faire un contrat avec leurs clients en énumérant les services offerts. Ces contrats, selon l’ambassadeur mauricien, devront être approuvés par le conseiller légal de l’Islamic Cultural Centre.

Hébergement

Selon Showkutally Soodhun, le processus d’identification des hôtels par les operateurs est en cours. Il laisse entendre qu’une fois que les hôtels seront identifiés, une inspection de ceux-ci sera effectuée pour vérifier le type de prestation offerte. « Nous allons les vérifier un à un avant de rendre notre verdict dessus. Si l’hôtel ne correspond pas à nos exigences, nous allons refuser et l’operateur devra en trouver un autre », dit-il.

Qui plus est, la direction des hôtels choisis par les operateurs mauriciens devra soumettre un contrat. « En cas de manquement, des sanctions seront prises par les autorités saoudiennes, à fait savoir le vice-ministre saoudien du Hadj », soutient Showkutally Soodhun.

Service médical

Showkutally Soodhun indique que suggestion a été faite aux operateurs de trouver des hôtels qui soient proches l’un de l’autre, que ce soit à Makkah ou à Madinah. « Nou finn dir zot rode batimen kot kapav met 500, 600, 700 Morisiens ensam ek pa melanz ek lezot pays », dit-il. Ce qui permettra, selon lui, d’offrir une meilleure assistance médicale en cas de besoin. « Cette année, pour chaque 200 pèlerins, nous allons offrir un visa gratuitement aux operateurs pour qu’ils soient accompagnés d’un médecin. En 2023, il n’y avait qu’un seul médecin pour 1500 pèlerins  », fait-il ressortir. Et en ce qu’il s’agit de la distance des hôtels de la Grande Mosquée à Makkah, la distance de 600 mètres maximum a été maintenue.

Nourriture

Selon Showkutally Soodhun, la qualité de certains repas servis aux hadjees en 2023 n’était pas bonne. « J’avais moi-même goûté à quelques repas. La qualité était mauvaise. Certains plats étaient froids », soutient-il. D’où sa mise en garde que cette année, des sanctions seront prises. « Nous avons exigé des operateurs qu’ils incluent dans leur contrat aux pèlerins le type de nourriture qu’ils comptent offrir et nous allons veiller au grain », dit-il. Aussi, l’ambassadeur indique que des plats mauriciens devront être servis.

Aviation

Selon les informations fournies, Emirates transportera environ 650 pèlerins et Saudia (Saudi Airline) transportera le millier restant. Des discussions seront entamés avec Saudi Airline, à en croire l’ambassadeur, pour revoir à la baisse le prix demandé à ce jour, soit Rs 40 500, incluant les taxes. Le premier vol est prévu pour le 24 mai prochain.

Critiques

L’ICC a reçu 6 plaintes par rapport au Hadj 2023. C’est ce qu’a confié son Chairman. « Deux cas ont été envoyés au State Law Office pour un suivi. Dans un cas, c’est l’operateur qui a intenté des poursuites contre un hadjee  », a-t-il déclaré. Et d’ajouter  : «  Nous allons nous assurer que les mêmes erreurs ne vont pas se répéter et si les erreurs se répètent, nous allons les corriger », affirme-t-il. Pour Showkutally Soodhun, les critiques de 2023 devront servir de leçon. « La Hadj Mission sera présente pour suivre la situation », souligne-t-il.

Avinash Teeluck : « Améliorer la situation avant et pendant le Hadj »

Lors de la conférence de presse, le ministre de la Culture et du Patrimoine culturel, Avinash Teeluck, a souligné que, suivant le Hadj 2023, l’ambassadeur Soodhun et lui-même ont initié des consultations avec les pèlerins, les opérateurs du Hadj et les membres de l’ICC, afin de remédier aux lacunes précédentes. « Des moyens d’améliorer la situation avant et pendant le Hadj de cette année ont également été envisagés, étant donné que le Hadj est l’un des piliers de l’Islam et une partie essentielle de la religion islamique », a-t-il déclaré.

Le ministre a également mis en avant les principaux changements apportés au niveau de l’ICC, à savoir : le recrutement d’un nouveau directeur qui devrait être en poste très prochainement  ; un nouveau Hadj Officer bien formé en poste depuis novembre 2023 ; et la modernisation du registre des pèlerins potentiels de l’ICC. Cette initiative, a-t-il souligné, était essentielle pour la transparence et une meilleure visibilité dans l’attribution des visas et pour s’assurer que la liste est à jour.

Il a également annoncé que l’ICC a l’intention de migrer vers un système informatisé qui permettra non seulement l’inscription en ligne pour le Hadj, mais aussi, l’attribution des visas et des procédures de demande en ligne.

Avinash Teeluck a, en outre, précisé qu’en plus de son mandat principal concernant l’organisation du Hadj, l’ICC a également plusieurs autres fonctions en vertu de sa législation. Après consultation avec l’ambassadeur Soodhun et le président de l’ICC, il a été convenu qu’il est nécessaire d’étendre la collaboration avec d’autres parties prenantes telles que l’Urdu Speaking Union et l’Arabic

Speaking Union, ainsi que d’organiser des ateliers et des séminaires.

Première réunion avec les futurs hadjees

La majorité des futurs hadjees convoqués par le Centre culturel islamique, dimanche dernier, pour une réunion d’informations ont répondus présent. Malgré la forte chaleur, les futurs hadjees qui ont l’intention d’accomplir le Hadj cette année ont écouté attentivement les explications du Chairman de l’ICC, Yousouf Salehmohamed. Ce dernier a brossé un tableau des nouveaux changements et propositions pour améliorer le séjour des Mauriciens en Terre sainte.

Yousouf Salehmohamed a insisté sur la transparence en ce qui concerne l’enregistrement des hadjees et la liste d’attente de plusieurs milliers de Mauriciens enregistrés. D’ailleurs, il a cité le chiffre de 700 hadjees en attente uniquement pour 2025 et qu’il n’y aura pas de Swapping cette année. Seuls ceux qui n’ont jamais accompli le Hadj seront autorisés à faire partie du groupe des Mauriciens.

Yousouf Salehmohamed a conseillé aux futurs hadjees de prendre toutes les informations avant de s’engager auprès des opérateurs. Il a aussi indiqué que sauf changement majeur, le premier départ est prévu pour le 24 mai et le retour entre le 21 et 24 juin 2024. Yousouf Salehmohamed a aussi mis l’accent sur le prix du Qurbani qui, dit-il, est fixé par le ministère saoudien du Hadj et de l’Umrah.

Présent à ce rassemblement, l’ambassadeur mauricien Showkutally Soodhun a expliqué en détails le séjour des hadjees en Terre sainte. Il a mis en garde les opérateurs, les pèlerins et les membres de la Hadj Mission de faire preuve de bon sens. Showkutally Soodhun a aussi demandé aux futurs hajees de «prendre leurs responsabilités en Terre sainte, car l’image de l’île Maurice est en jeu». Il a indiqué que cette année, les Mauriciens auront du confort supplémentaire à Mina.

L’officier en charge de l’ICC, A. Gaffoor Cassim a, lui, abordé l’aspect spirituel du Hadj et Qaari Abdullah Attari a clôturé la réunion par des du’as.

Cyclone Belal

L’aide des pays du Golfe sollicitée

Lors de la conférence de presse du lundi 29 janvier, Showkutally Soodhun s’est aussi appesanti sur d’autres sujets ayant trait à son rôle d’ambassadeur.

Dattes

Il est prévu qu’une délégation du King Salman Relief Fund fera le déplacement à Maurice dans le cadre d’un don de dattes au pays. Selon ses dires, un comité sera mis sur pied pour s’occuper de la distribution. Entre-temps, les dattes seront stockées à l’Agricultural Marketing Board (AMB).

Demande d’aide

Showkutally Soodhun soutient avoir écrit aux dirigeants des cinq pays qu’il représente, notamment les Emirats Arabes Unies, l’Arabie saoudite, Oman, Bahreïn et Koweït pour tendre une main à Maurice suivant le passage du cyclone Belal et les dégâts provoqués par celui-ci. Les fonds obtenus, précise-t-il, seront versés au Prime Minister’s Relief Fund.

Investissements

Selon l’ambassadeur, deux décisions ont été prises par le Conseil des ministres saoudien en faveur de Maurice. La première consiste à promouvoir le tourisme entre les deux pays alors que la deuxième décision a trait aux investissements. Selon ses dires, l’Arabie saoudite prévoit d’investir quelque 40 milliards de dollars en Afrique jusqu’à 2030. « Une délégation comprenant le ministre adjoint de l’Investissement saoudien fera le déplacement à Maurice en ce sens. Une autre délégation comprenant l’Economic Development Board et le secteur privé fera le déplacement en Arabie saoudite, Oman, Qatar et les Emirats Arabes Unis », dit-il. Dans cette même veine, Showkutally Soodhun affirme que l’Arabie saoudite a donné son accord pour l’ouverture d’une banque islamique à Maurice. Et enfin, Maurice, précise-t-il, aurait obtenu 168 millions USD pour la construction du Rivière des Anguilles Dam.

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