lundi , 8 août 2022

Des jours meilleurs…

Dieu merci, nous entrons dans ce que des croyants considèrent comme les meilleurs des jours. Ce sont des jours meilleurs, car il n’y a rien que Dieu aime autant que les bonnes actions accomplies pendant cette période. C’est le temps de l’action pour Dieu seulement.

C’est aussi le temps d’une nouvelle ère, si Dieu le veut. La fin probable, mais pas certaine, d’une pandémie telle que l’humanité n’ait jamais connue. C’est ressenti comme un vent qui se lève. Mais comme l’aurait dit Jim Rohn, ce n’est pas le vent qui décide de notre destination. C’est l’orientation que nous donnons à notre voile, car le vent est le même pour tous. Ainsi, il y a ceux qui voient des jours meilleurs quand le vent se lève. Remercions Le Créateur et soyons optimistes en déployant notre voile activement et intelligemment, car notre foi repose en Lui.

Certes, il y a aussi de quoi avoir peur en regardant autour de nous. Lorsque le prix du lait, de l’huile ou du riz, nos besoins de base, explosent mais les moyens sont presque les mêmes, voire réduits, le choc est fatal. Quand une maladie frappe une personne et elle ne peut accéder aux soins faute de sous, le drame est tragique. Quand un jeune n’arrive pas à trouver un emploi malgré tous ses diplômes, la situation devient catastrophique non seulement pour lui, mais aussi pour sa famille. Comment dans ces cas peut-on parler de jours meilleurs ? Le ventre ne se remplit pas avec des beaux discours…

Et pourtant, malgré tout, il est un enseignement fondamental que nous retrouvons dans presque toutes les religions et philosophies : dans l’épreuve, il peut y avoir du bonheur. Le sentiment de paix qu’un être atteint n’est pas obligatoirement lié à l’état pénible au plan physique, matériel ou financier qu’il vit. Au contraire, il nous est même promis dans le Coran, par exemple, que nous serons éprouvés par un certain degré de peur ou de faim. Par la disparition d’une partie de ce que nous pensons posséder, de nos proches, de nos bénéfices. Mais cette épreuve doit nous mener à la vérité que c’est à Dieu nous appartenons tous, et à Lui est notre retour. Car, c’est ainsi que nous recevrons la bénédiction, la miséricorde et la guidance. Ceci est l’orientation dont nous avons besoin quand le vent se lève.

Nul ne reçoit aussi un fardeau qu’il ne peut porter, mais il nous arrive de transgresser en imposant sur nous-mêmes plus ce que nous pouvons subir. Très souvent, nous souffrons aussi du manque de coopération, d’aide et de solidarité de la part de ceux autour de nous quand l’épreuve arrive. Leurs bonnes actions, sinon leur empathie et leur générosité, font défaut. Cette difficulté dans la difficulté est insoutenable si nous oublions Dieu. Et même là, Sa bonté finit par nous couvrir mais nous sommes trop ingrats.

Or, nous vivons dans un monde où il y a autant de dieux que de religions que nous inventons. Nous croyons que nous-mêmes, l’argent, l’intelligence, le pouvoir, le savoir, le nombre, les connexions, les hommes et ce qu’ils créent sont nos sauveurs. En fait, nous finissons par nous y perdre. Et au lieu d’agir en ouvrant notre voile dans la bonne direction, nous tombons dans la passivité, l’indignation, la frustration, le cynisme ou la dépendance, sinon dans l’agitation destructive et futile. Les jours meilleurs ne sont plus possibles si nous nous trompons sur notre finalité et l’orientation qu’elle demande.

Khalil Gibran dans le court poème suivant nous rappelle que si la peur est, des fois, inévitable, l’océan de la miséricorde divine est, elle, infinie. Ce n’est qu’en entrant dans cet océan que la peur disparaîtra. Et nous aurons des jours meilleurs, in sha Allah.

Poème de Khalil Gibran:

On dit qu’avant d’entrer dans la mer,
une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin
qu’elle a parcouru, depuis les sommets,
les montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages,
et voit devant elle un océan si vaste
qu’y pénétrer ne parait rien d’autre
quedevoir disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l’existence.
La rivière a besoin de prendre le risque
et d’entrer dans l’océan.
Ce n’est qu’en entrant dans l’océan
que la peur disparaîtra,
parce que c’est alors seulement
que la rivière saura qu’il ne s’agit pas
de disparaître dans l’océan,
mais de devenir océan.

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