Saturday , 18 April 2026

QUESTIONS À OSMAN MAHOMED, ministre des Transports terrestres – Transport des animaux et défilés de motos : Intransigeance

À une semaine de l’Eid-ul-Adha, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, hausse le ton face aux dérives habituelles observées lors du transport du bétail. Contrôles renforcés, application stricte des conditions du Carrier Licence, sanctions à la clé, répression du bruit excessif émis par les motocyclettes, et appel au respect du bien-être animal : le ministère affiche sa détermination à encadrer fermement les pratiques à risque. Une campagne de sensibilisation est également lancée, avec le soutien des médias et des institutions concernées.

Votre ministère a fait publier un communiqué à l’intention des propriétaires de camions. Mais quelles seront les suites concrètes données à ce rappel : contrôle systématique, sanctions immédiates, présence policière accrue ?
La sécurité routière est l’une des priorités de mon ministère. Ce communiqué a pour objectif de sensibiliser et responsabiliser les propriétaires et les chauffeurs de camions qui transporteront du bétail pour l’Eid-ul-Adha de sorte à n’exposer personne, surtout les aides-chauffeurs, aux risques de chutes et d’accidents aux conséquences graves lors d’un freinage brusque ou impromptu. Le danger est réel pour ces jeunes qui prennent place, parfois en surnombre, sur les structures métalliques érigées autour du camion.

Quels mécanismes précis de vérification seront mis en place pour s’assurer que les conditions du Carrier Licence sont respectées, notamment pour le transport de bétail dans des camions ouverts et souvent surchargés ?
Il n’y a pas de mécanisme précis, mais chaque chauffeur d’un « goods vehicle » est tenu de respecter les conditions de la licence délivrée par la NLTA, dont le chargement et la tare (load and tare). C’est la NLTA qui détermine le nombre d’aides-chauffeurs autorisé sur un camion. La police procèdera aux contrôles de tout camion qui paraît surchargé et aura dépassé le poids autorisé.

La Section 96 de la Road Traffic Act donne le droit à la police et à la NLTA d’agir contre un propriétaire ou chauffeur qui enfreint ne serait-ce qu’une condition de son permis de « goods vehicle ».

Le ministère envisage-t-il la suspension automatique du Carrier Licence dès la première infraction constatée durant cette période ?
C’est le Board disciplinaire qui tranchera en fonction de chaque cas qui lui sera présenté et la NLTA prendra les décisions qui s’imposent selon les dispositions légales en vigueur.

Des instructions ont-elles été données aux inspecteurs de la NLTA et aux forces de l’ordre pour effectuer des opérations ciblées à l’approche de Bakr’Eid ?
Que ce soit du côté de la police ou de la NLTA, chaque département assumera ses responsabilités dans le respect et les paramètres de la loi.

Le communiqué parle de sensibilisation. Mais une campagne de communication de grande envergure est-elle prévue ?
Pour atteindre un public plus large, le communiqué a été publié en français. Cette semaine, nous solliciterons le soutien et la coopération de tous les médias et de toutes les plateformes en ligne pour davantage de sensibilisation et de collaboration. La NLTA peut être contactée pour toute information additionnelle.

Comment votre ministère compte-t-il s’assurer que les camions utilisés sont conformes aux normes de sécurité et de bien-être animal imposées par le Carrier’s Licence ?
Je souhaite rappeler à tous mes coreligionnaires cette narration authentique de notre bien-aimé Prophète Muhammad (paix soit sur lui) concernant un chameau à Médine qui s’était approché de lui en larmes pour se plaindre qu’il n’était pas bien nourri et travaillait très dur. Le Prophète (pssl) fit venir le propriétaire de l’animal

quant à ce mauvais traitement et l’interpeller : ne crains-tu pas Allah qui t’a donné la possession de ce chameau ?
Même si le Carrier’s Licence ne fait pas état de ces normes, il est du devoir de tous ceux engagés dans le transport du bétail pour le sacrifice d’Abraham d’assurer la sécurité et le bien-être de tous les animaux. Je dois reconnaître que des efforts sont faits pour l’embarquement et le débarquement avec l’utilisation des passerelles. Toute amélioration pour un meilleur traitement est bienvenue.

De nombreux camions transportant du bétail sont escortés par des dizaines de motocyclettes, notamment dans la capitale. Ce phénomène entraîne des embouteillages, des comportements dangereux et une insécurité pour les usagers de la route. Votre ministère prévoit-il des mesures spécifiques pour y remédier ?
Ce phénomène n’a que trop duré. Il est grand temps que ces motocyclistes habitués à ce genre de comportement dangereux et inacceptable comprennent que nous vivons dans un État de droit. Ces excès ne seront pas tolérés d’autant que mon ministère redouble d’efforts pour améliorer la sécurité routière. La police a le devoir de maintenir l’ordre et la paix et elle agira en conséquence.

Certains motocyclistes qui suivent les camions génèrent des nuisances sonores importantes, en utilisant des pots d’échappement modifiés. Ne pensez-vous pas que cela constitue une violation manifeste de la Road Traffic Act, et qu’il est temps de sévir ?
À la suite d’une réunion que j’ai présidée en début de semaine au ministère, le Conseil des ministres a pris note du communiqué de la NLTA sur les bruits excessifs des véhicules.

La loi n’autorise à personne de modifier un pot d’échappement. Tous ceux qui nuisent à la quiétude et à la tranquillité des gens, qui pilotent des motocyclettes émettant des bruits sonores dépassant les 98 décibels et violent les Sections 83 et 84 de la Road Traffic Act, auront à assumer la responsabilité de leurs actes illégaux et irresponsables. Ces nuisances sont inacceptables et la police veillera à ce que les motocyclistes, de même que ces automobilistes qui ne respectent pas la loi, se conforment aux dispositions légales.

Des barrages de police ou des contrôles spécifiques seront-ils mis en place dans les zones de forte affluence pour intercepter les motocyclistes qui enfreignent les règles de circulation et de sécurité sonore ?
La police mène des opérations de répression (crackdown) régulièrement et elles se poursuivront un peu partout à travers le pays où sévissent ces motocyclistes qui font fi des lois du pays. Comme l’a souligné le communiqué de la NLTA publié dès vendredi soir, la police travaillera de concert avec les centres de fitness et agira selon les dispositions de la loi.

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