« Ce n’est pas un massacre, c’est un génocide. » Nadiaa Khadir, une Palestinienne qui vit à Gaza que nous avons pu joindre via les réseaux sociaux, nous décrit l’horreur de la guerre dans les territoires occupés qui a fait plus de 4000 morts à ce jour. Nadiaa Khadir vit dans le nord de Gaza, dans le camp de Shat. Cette veuve laisse entendre qu’elle n’a pas peur de mourir et qu’elle ne quittera pas Gaza sous aucun prétexte. « S’il faut mourir sous les bombes, je mourrai en martyr, mais je ne compte pas émigrer dans aucun pays », nous dit-elle.
Courageuse, elle laisse entendre qu’elle a été témoin de plusieurs bombardements de l’armée israélienne contre les bâtiments où sont abrités les enfants. « J’ai vu mourir toute une famille entière et aussi, cette semaine, j’ai témoigné la mort de deux fillettes en bas âge », se désole-t-elle. « Pourquoi les enfants ? » se demande-t-elle. « Quel crime ont-ils commis ? Les Palestiniens n’attendent rien des pays arabes mais ils auront à répondre de leur silence complice », lâche-t-elle.
Nadiaa Khadir décrit la situation dans Gaza comme catastrophique. « La situation est vraiment difficile. Le bombardement des civils ne cesse d’augmenter et le nombre de morts se compte par milliers. Plus de 1000 enfants sont morts depuis le début et le nombre total à ce jour a déjà dépassé les 4000 personnes, incluant hommes, femmes et enfants », nous dit-elle. Nadiaa Khadir nous explique qu’Israël veut une guerre pour exterminer les Palestiniens. « Les hôpitaux ne sont pas épargnés et des milliers de gens fuient vers les autres pays. Il n’y a pas d’eau, ni de nourriture et l’électricité est coupée. Comment peut-on vivre dans ces conditions ? » nous demande-t-elle.
Nadiaa Khadir nous raconte avoir été témoin de la mort de ses proches et d’autres personnes. Elle demande la solidarité des autres pays et elle est contente que les musulmans de l’île Maurice, qu’elle avoue ne pas connaître, soient solidaires avec le peuple palestinien. « Comment pouvez-vous rester insensible devant une maman qui serre le cadavre de ses deux filles contre elle dans un hôpital ? Je n’ai plus de larmes à verser. Ces enfants sont-ils des terroristes ? » conclut-elle.
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