dimanche , 25 juillet 2021
La structure en question à l’arrière de la mosquée. Construction sur un cours d’eau ailleurs à Vallée-Pitot.

Mosquée Al Waadi à Vallée-Pitot : la mairie s’oppose à la construction d’une structure métallique

La société Taalim-Ud-Deen qui gère la mosquée Al-Waadi à Vallée-Pitot déplore ce qu’elle considère comme une « politique de deux poids deux mesures » de la municipalité de Port-Louis. Ce, après que cette dernière l’ait sommée d’enlever une structure en métal qu’elle a fait construire mais pour laquelle elle n’avait pas de permis.

Cette structure métallique, selon Zayd Imamane, le représentant de la mosquée Al-Waadi, devait servir à recouvrir une partie d’une allée menant à la mosquée et laquelle est utilisée par les dames pour y avoir accès. Cette allée, précise-t-il, est en faite une plateforme en béton située à l’arrière de ladite mosquée et laquelle a été construite au dessus d’une rivière par la mairie elle-même au début des années 2010. Zayd Imamne explique qu’une fois la structure complétée, la direction de la mosquée l’aurait recouverte de feuilles métalliques afin que ces dames soient protégées des intempéries. « Mais aussi pou ki bann regard pas tap lor lacaz ban voisins ki bien pré avec lallée la », dit-il

Le prédicateur indique qu’un samedi, un inspecteur de la mairie de Port-Louis est passé et a sommé la direction d’arrêter les travaux. « Chose que nous avons faite. Mais par la suite, il a demandé d’enlever la structure, du moins, ce qui avait été en partie construite. Nous avons refusé. Et quelque temps après, je reçois un document me sommant de me présenter au tribunal de Port-Louis », déplore-t-il. Et d’ajouter : « Zot dire zott plateforme ça. Bien bon. Mo dire zot be fer li zot mem, zot dire ‘non’. Abe kifer ? » se demande-t-il.

D’autres constructions similaires

Zayd Imamane trouve injuste que la mairie lui demande de faire enlever cette structure. « Pour la bonne et simple raison qu’à plusieurs endroits dans la capitale, des constructions ont été faites par des particuliers au dessus des cours d’eau sans que ceux-ci n’aient été inquiétés. Or, dans notre cas, c’est la mairie elle-même qui a fait construire la plateforme au dessus de cette rivière et nous ne faisons que la recouvrir pour les raisons que j’ai déjà mentionnées », dit-il.

Dans l’éventualité où la structure ne puisse être complétée, Zayd Imamane indique que la direction n’aura d’autre choix que de demander aux dames d’utiliser le même accès que les hommes. « Sa pou enn inconvénient », souligne-t-il. Notre interlocuteur dit vouloir trouver une solution sans que cela ne cause d’inconvénient à la mairie et aux voisins.

Sollicitée pour une réaction, une source autorisée à la mairie de Port-Louis indique que la plateforme étant une réalisation de la mairie, celle-ci n’appartient à personne. « Par conséquent, aucune construction ne peut être entreprise dessus sans l’aval de la municipalité », dit-elle. Quant à « l’inaction » de la mairie face aux particuliers qui ont construit au dessus des cours d’eau, notre interlocutrice indique qu’une enquête sera faite. « Mais la mairie pourra agir uniquement dans les cas où ces constructions ont été faites après 2018, l’année durant laquelle les nouveaux règlements entourant les constructions illégales sont entrés en vigueur », fait-elle ressortir.

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