Wednesday , 19 June 2024

«Kistnen Papers» devient «karne laboutik»

Dans une démonstration de maîtrise de l’art du dédain, le Premier ministre Pravind Jugnauth a réduit les « Kistnen Papers » à un vulgaire « karne laboutik », ajoutant ainsi une touche de mépris à une affaire déjà bien trouble. L’occasion s’est présentée lors de la Private Notice Question (PNQ) posée par le leader de l’opposition, Shakeel Mohamed, qui espérait certainement des réponses plus substantielles.

Pour ceux qui ne suivent pas assidûment la saga mauricienne, rappelons brièvement l’affaire : Soopramanien Kistnen, un agent du MSM, est retrouvé calciné dans un champ de canne à Moka en octobre 2020. Quelques mois plus tard, des documents surgissent, prétendument sortis tout droit de l’outre-tombe, dénonçant des dépenses électorales du MSM qui dépasseraient la limite légale. Quelle surprise ! Mais pour Pravind Jugnauth, tout ceci n’est qu’une farce bien orchestrée, une simple boutade griffonnée sur un « karne laboutik ». « N’importe qui peut écrire n’importe quoi sur un papier ou un diary et le présenter  », s’est emporté notre Premier ministre.
Mme Kistnen, veuve éplorée, n’a même pas pu reconnaître l’écriture de son défunt mari. « Il semble qu’ils ont des preuves qu’ils gardent secret, j’ai l’impression », ajoute Pravind Jugnauth avec une pointe de sarcasme. Peut-être que l’opposition cache aussi le Saint Graal ?

En somme, pourquoi se soucier de ces « Kistnen Papers » quand on peut les balayer d’un revers de main comme un vulgaire « karne laboutik » ? Et pendant ce temps, nous, citoyens, assistons, mi-amusés, mi-effarés, à cette danse des egos et des accusations, en nous demandant si un jour, quelqu’un prendra cette affaire au sérieux.

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