lundi , 28 septembre 2020
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Le Human Tissue Bill voté avec amendements : Anwar Husnoo fera tout pour que la greffe d’organes soit une réalité

Le ministre de la Santé et de la Qualité de la vie, Anwar Husnoo, a présenté le Human Tissue (Removal Preservation) Transplant Bill en début de soirée vendredi lors d’une session parlementaire spéciale. Malgré une altercation avec le leader de l’opposition, Xavier Luc Duval, sur un point , Anwar Husnoo ne s’est pas laissé faire et a donné la réplique au leader de l’opposition. Le projet a été voté avec amendements.

Le ministre Husnoo, après avoir écouté avec attention tous les parlementaires qui ont contribué au débat en avançant leurs points et en faisant des recommandations, a déclaré à la chambre qu’il était maintenant évident qu’il y avait consensus et qu’on est en faveur de l’introduction de ce projet de loi.

Anwar Husnoo a proposé de remplacer les mots « cliniquement mort » par « mort cérébrale ».

Le ministre a expliqué que toute personne doit être déclarée «Brain dead» par deux spécialistes avant que cette personne puisse être déclarée comme un donneur. Un mort clinique n’est pas synonyme de mort cérébrale. Il a fait ressortir qu’une personne morte cliniquement peut être traitée comme une urgence médicale et avec le RCR et tous les autres traitements dans les détails appropriés, cette personne peut être réanimée. Une personne peut être cliniquement morte mais ses organes vitaux peuvent toujours être maintenus à l’aide d’un soutien artificiel et son cerveau et ses organes fonctionnent encore.

Autre modification proposée par le ministre est l’alinéa 15 (2) (c) en supprimant le mot ‘cliniquement’ et le remplacer par le mot ‘cerveau’ puisque l’intention est de déclarer la personne décédée.
Anwar Husnoo a déclaré qu’il est d’accord avec l’intervention brève et concise du chef de file du parti travailliste Shakeel Mohamed pour dire que le mot «paiement « à l’article 21 tend à n’impliquer qu’une transaction monétaire et ne vise pas les cadeaux, les dons, les faveurs, les récompenses et les échanges. À ce titre à l’article 21 il propose d’ajouter le mot «paiement» à «gratifications».

Anwar Husnoo a fait comprendre à la chambre que cette législation ne peut être efficace qu’avec le consentement du donneur lui-même et que le consentement ne devrait pas être révoqué ou avec le consentement nécessaire des membres de la famille dans le cas où une personne décède et n’a jamais exprimé sa volonté de donner ou de ne pas faire un don. Le ministre a donné l’assurance aux parlementaires que le board s’assurera que le consentement des membres de la famille est obtenu avant que le défunt ne soit présumé être un donneur. Il a fait comprendre qu’il a ajouté une garantie supplémentaire . En effet, s’il y a objection de la part des membres de la famille après que le conseil les a contactés, alors ce défunt ne sera pas considéré comme un donneur. Il incombe au conseil d’obtenir le consentement des membres de la famille dans ce cas.

Anwar Husnoo a élaboré sur les tests médicaux qui doivent être effectués sur une personne pour déterminer si elle peut être éligible pour bénéficier de l’organe.

Il a indiqué avoir reçu une lettre du cardinal Maurice Piat sur ses appréhensions à propos de la sélection des récipiendaires sur la liste d’attente. Ces points ont été également soulevés lors de sa rencontre avec les différents représentants du conseil des religions. Il dit les avoir rassurés et l’a fait à la chambre aussi.

Le ministre s’est réjoui que le pays a les infrastructures et le personnel formé adéquatement pour la transplantation rénale.

Anwar Husnoo a fait une fleur au leader du MMM, Paul Bérenger, et l’a assuré que la volonté politique est bien présente et que le gouvernement a à cœur la santé et le bienêtre de la population. Il a donné en détail les méthodes qui seront utilisées pour la campagne de sensibilisation.

Le ministre a fait comprendre qu’il n’y a rien dans les dispositions de cette législation qui limite les donneurs à être des citoyens mauriciens seulement. Mais pour réduire le risque de la peur du trafic d’organes, à l’exception de la greffe de cornée, il transmettra au Conseil d’administration de ne considérer que les donneurs mauriciens au tout début.

« Je ne lésinerai sur aucun moyen pour m’assurer que les transplantations d’organes deviennent une réalité à Maurice, » a-t-il promis.

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