samedi , 26 septembre 2020

Top in Mauritius en HSC : ces élèves qui excellent dans leur matière préférée

Le Mauritius Examinations Syndicate (MES) a publié la liste des élèves qui figurent dans le Top 10 dans les différentes matières qui étaient au programme du curriculum en Higher School Certifate (HSC) – cuvée 2019. Nous avons rencontré ceux et celles qui se sont classés premiers dans leur matière favorite à Maurice.

Bibi Mehreen Madani : «La confiance en Dieu est primordiale»

Bibi Mehreen MadaniUne fois encore, le collège Doha est à l’honneur. Bibi Mehreen Madani est sortie première en langue arabe à Maurice. Étudiante depuis le primaire à la Doha Academy, Bibi Mehreen a bénéficié d’un bon encadrement et a travaillé d’arrache-pied pour réussir. Elle n’était pas confiante de pouvoir réaliser une telle performance même si elle avait bien travaillé aux examens.

Bibi Mehreen nous indique qu’elle a beaucoup travaillé les « Past Papers » et que son enseignant de langue arabe l’a beaucoup aidée. « Pour réussir, il n’y a pas de formule magique. La confiance en Dieu est primordiale et ensuite il faut croire dans ses capacités. C’est Allah qui décide de votre succès », affirme-t-elle. Elle remercie ses parents pour leur support et souhaite continuer à faire des études en langue arabe. Elle remercie tous ses professeurs et l’administration du collège Doha pour leur aide.


Beebee Faatimah Amnah Rojid : «La persévérance est la clé du succès»

Beebee Faatimah Amnah RojidBeebee Faatimah Amnah Rojid, ancienne étudiante de la Simadree Virahsawmy SSS, est comblée de joie. Elle est sortie première en Islamic Studies après beaucoup de sacrifices et de dur labeur. Il fait ainsi honneur à ses parents et elle leur dédie ce succès. Elle nous indique que son père, Aslam, un bûcheron, a été victime d’un accident et n’a pas travaillé pendant quatre ans. Sa mère, Waheezah, est thérapeutiste. « Mes parents ont fait des efforts et beaucoup de sacrifices pour payer mes leçons particulières », dit-elle. La famille est doublement heureuse, car sa deuxième fille, Hennah, s’est classée deuxième en sociologie et a obtenu 7 unités lors des examens du School Certificate.

Beebee Faatimah nous dit qu’elle est fière de ses résultats surtout qu’elle vient d’une famille modeste. Elle a des mots élogieux pour son père et sa mère. Elle tient à remercier ses oncles Salim et Kader sans oublier sa tante Naziah. Elle n’a pas encore décidé dans quelle filière elle compte entreprendre ses études tertiaires.

La jeune fille remercie le Créateur, ses professeurs et M. Gokhool, le recteur du collège. Beebee Faatimah n’oublie pas M. Shakeel Rojubally, son enseignant, qui a tout donné pour qu’elle soit sur la plus haute marche du podium. Elle conseille aux jeunes d’honorer leurs parents et de rester loin des fléaux sociaux.


Bashir Irfan Deelawor : «Je suis redevable à mon père»

Bashir Irfan DeelaworBashir Irfan Deelawor, ancien étudiant de la Mahatma Gandhi Secondary School de Flacq, ne croit toujours pas qu’il s’est classé premier en économie à Maurice aux examens du HSC. Il ne s’attendait pas à ce résultat même s’il savait qu’il avait bien travaillé dans tous les papiers. Le jeune homme dit qu’il doit ce succès à son père, Taleb, enseignant d’économie à la SSS de Bel-Air. Il avoue que c’est grâce au coaching de son père qu’il a pu réussir un tel exploit.

« Mon père est quelqu’un de très méthodique et il m’a enseigné les techniques pour aborder un questionnaire. Certes, il y a aussi les enseignants de la MGSS de Flacq qui ont fait leur part du travail et je les remercie du fond du cœur. En économie, il faut un travail systématique et ne pas se relâcher jusqu’à la fin. La motivation et l’envie de réussir doivent être présentes pour obtenir le succès », souligne Irfan.

Il fait ressortir aussi que sans le soutien des parents rien n’est acquis dans la vie. Il remercie sa mère Nazeemah qui a toujours été à ses côtés jusqu’à la fin. Il compte se rendre soit en Angleterre ou aux Etats-Unis pour des études en économie. Durant son temps libre, Irfan aime les sorties entre amis et la pratique d’une activité sportive. « Je dédie ce succès au Créateur et à mes parents », conclut-il.


Haadia Omar Bahemia : «L’encadrement des parents est très important»

Haadia Omar BahemiaClassée première en géographie, 5e en français (niveau subsidiaire) et 5e en General Paper, Haadia Omar Bahemia, du Couvent de Lorette de Quatre-Bornes, admet avoir choisi la géographie, car c’est une matière qui englobe la science, l’économie, l’environnement, le tourisme et beaucoup d’autres. Elle attribue sa réussite à ses parents qui ont été à ses côtés tout le long de son parcours scolaire. « À la base, c’est l’encadrement des parents qui motive les enfants à se surpasser », nous dit-elle. Elle remercie aussi ses professeurs qui ont donné le maximum pour qu’elle récolte les lauriers.

Haadia est d’avis que le secret de la réussite est de faire des sacrifices et d’étudier avec régularité. Elle couvre d’éloges son père, Omar, homme d’affaires, et sa mère, Roumman, chargée de cours à l’université de Maurice. Soulignons que Haadia s’est aussi classée 5e après les lauréates côté Arts lors des examens du HSC – cuvée 2019. Elle compte désormais partir à l’étranger pour entreprendre des études en droit.

À ses heures perdues, Haadia pratique le tennis de table. Elle a été présélectionnée en équipe nationale. À l’école, elle avait participé à toutes les activités sportives et extrascolaires. D’ailleurs, avec ses amies, elle avait remporté le premier prix d’un concours organisé par Omnicane sur le mauricianisme.


Aatiqah Reshan Auleear : «Ne jamais négliger sa religion»

Aatiqah Reshan AuleearAatiqah Reshan Auleear, du Queen Elizabeth College (QEC), est doublement récompensée. En effet, elle s’est classée première en mathématiques (ex-æquo avec le lauréat Sheik Muhammad Anas Mamode Cassim) et huitième en économie. En outre, elle s’est classée 16e après les lauréats dans la filière Economie.

« Je suis très appliquée dans mes études mais je pense que c’est le Créateur qui est à la base de tout. Vous pouvez être prête à 99% mais le 1% restant dépend d’Allah », affirme-t-elle. « Les jeunes ne doivent jamais négliger leur religion et ne doivent jamais remettre un namaz à plus tard », souligne-t-elle. Aatiqah raconte que sa mère la réveille pour accomplir le namaz Fajr et après, elle commence les révisions. « Namaz avant et révisions ensuite », ajoute-t-elle.

Elle prend comme modèle son frère, Omar Auleear, qui a été lauréat de la cuvée 2014 et Top of the World en mathématiques. « C’est mon frère qui m’a enseigné les techniques à la base pour répondre correctement aux questions », indique-t-elle. Elle garde toujours en tête ce précieux conseil de son frère: « It is not about what you know, it is about what you dont’ know ». Durant les examens, elle a réalisé l’importance de ce conseil qui l’a aidée à aborder une question difficile.

Aatiqah se dit redevable à ses parents qui ont fait beaucoup de sacrifices pour elle. « Mon père, Reshan, expert comptable, venait me récupérer très tard à Curepipe après les leçons et m’emmenait chez un autre professeur. Il m’attendait dans la voiture pour me ramener à la maison », raconte-t-elle. Elle n’oublie pas sa maman Zahida qui restait éveillée jusqu’à fort tard lorsqu’elle faisait ses révisions. Toutes deux en profitaient pour accomplir le namaz tahajud ensemble. « Namaz tahajud li ène la clef ki ouvert tou la porte », nous dit-elle. Aatiqah prend aussi comme modèle sa sœur Aishaah, classée derrière les lauréates en 2018 et Top of the World en Food and Nutrition.

Désormais, Aatiqah compte partir soit en Amérique, au Canada ou en Australie pour des études d’actuaire. Elle a une préférence pour l’Australie, car son frère Omar y a déjà complété ses études d’actuaire.


Bibi Shahista Makoun : une militante écologique qui fait honneur au collège Islamic

Bibi Shahista MakounBibi Shahista Makoun, du collège Islamic de Vallée-des-Prêtres, est doublement récompensée. Sortie première en 2018, elle récidive en 2019 en Environmental Management. Bibi Shahista nous transporte dans son univers de l’environnement et nous parle des volcans, de l’océan, de la terre et des tsunamis. Elle fait ressortir que le sujet dans lequel elle est sortie première à deux reprises n’est pas difficile. « Pour réussir dans cette matière, il faut un bon niveau de connaissance générale sur tout ce qui entoure la planète terre », souligne-t-elle.

Shahista connaît son sujet sur le bout des doigts et à force de se documenter sur l’écosystème, elle est devenue une militante de l’environnement. « Oui, le monde est menacé par le changement climatique et rien ne pourra arrêter les dégâts causés par l’homme », se désole-t-elle. « Par contre, on peut ralentir les dégâts en utilisant moins de plastique et moins de carburant », laisse-t-elle entendre.

Shahista fait la fierté de ses parents qui sont heureux de son succès. Elle remercie son père, Noorani, qui est maçon, et sa maman Nazeelah, qui ont tout fait pour qu’elle réussisse aux examens. « Mon père est un modèle, car il a travaillé très dur pour économiser de l’argent afin de payer mes leçons particulières », dit-elle. Elle remercie aussi ses professeurs et l’administration de son collège. « Dans un avenir pas trop lointain, vous verrez un lauréat au collège Islamic de Vallée-des-Prêtres », nous dit Shahista. Soulignons au passage que Sakeenah Banon Abdul s’est classée 4e dans cette même matière au collège Islamic de Vallée-des-Prêtres.

Elle compte travailler une année pour économiser un peu d’argent afin de financer ses études universitaires. Elle n’a pas encore décidé si elle effectuera ses études à l’étranger ou à Maurice. En dehors de ses études, la jeune fille adore faire la cuisine.


Bibi Souraya Mohungur : «J’étais déterminée à réussir»

Bibi Souraya MohungurSouraya Mohungur, ancienne étudiante à la SSS Lady Sushil, à Triolet, fait la fierté de ses parents. Première en langue ourdoue à Maurice aux examens du HSC, elle maîtrise parfaitement la langue d’Iqbal. Elle nous dit que l’ourdou est une langue d’une beauté exquise et offre des perspectives d’emploi intéressantes comme enseignante et traductrice et est aussi utile dans le domaine du marketing.

Fière de sa performance, elle admet cependant que son succès porte l’empreinte de Mme Kulsum Aullybux, professeure et spécialiste en langue ourdoue, qui l’a guidée depuis la Forme III. Souraya explique que son enseignante d’ourdou l’a motivée et a cru en elle. « J’étais déterminée à réussir et j’ai fait beaucoup de sacrifices. Seulement pour l’ourdou en HSC, j’ai eu besoin de 12 cahiers pour faire mes devoirs », raconte-t-elle.

Bourse indienne

Le soutien de son père, Saukatally, et de sa mère, Noorjahan, a été déterminant. « Mes parents m’ont poussée à donner le meilleur de moi-même et ils ont fait d’énormes sacrifices pour moi. Je suis reconnaissante et redevable envers eux », souligne-t-elle. Pour réussir, elle conseille aux jeunes de se rapprocher du Créateur et d’avoir confiance en Lui, car Il est le seul à détenir la clé du succès.

Souraya partira bientôt pour l’Inde après avoir obtenu une bourse du gouvernement indien. Elle conseille aux jeunes de prendre leurs études au sérieux et de laisser de côté les amusements frivoles. Pour Souraya, l’utilisation incontrôlée du téléphone portable est le mal qui gangrène notre société. « Beaucoup de problèmes d’infidélité commencent par les échanges de conversation sur les réseaux sociaux. Un simple échange de conversation peut briser un foyer », fait-elle ressortir. Souraya remercie le Créateur, ses parents ainsi que Mme Kulsum Aullybux pour son support.

La Doha Academy se démarque

Constat évident : le collège Doha se démarque des autres collèges lorsqu’on prend connaissance des résultats des élèves du HSC qui se sont classés. En effet, plusieurs étudiants de cet établissement scolaire se trouvent dans les 10 premiers à Maurice dans diverses matières. Sur le 500 ‘Best Performance’ du HSC, une dizaine d’élèves se classent honorablement. Une vingtaine d’élèves se retrouvent dans les 10 premiers dans les matières telles que Islamic studies, Arabic, Sociology, English Literature. Le recteur du collège, M. Osman Jamboccus, rend hommage aux enseignants qui font un travail remarquable. « Le collège Doha est une référence à Maurice. Je remercie les parents et la direction du collège », nous dit le recteur.

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