vendredi , 21 janvier 2022

Témoignage des Mauriciens en Afrique du Sud

Contactés ce samedi, plusieurs Mauriciens qui vivent en Afrique du Sud estiment qu’il ne faut céder à la panique. Selon eux, dans certaines régions, les habitudes n’ont pas changé malgré la nouvelle du nouveau variant sur le sol africain.

Mohammed Ali Nahaboo Solim : «Rien n’a changé dans les habitudes des Sud-africains»

Notre compatriote Mohammed Ali Nahaboo Solim, qui exerce dans le domaine de l’actuariat à Johannesburg en Afrique du Sud, nous a déclaré que la panique ne s’est pas installée depuis que la presse a fait état de la découverte du nouveau variant Omicron. Selon lui, la presse internationale « grossit les choses » alors que « le gouvernement sud- africain n’a pas encore assimilé la gravité du nouveau variant ». « Personne ne se sent menacé, car depuis deux ans, les Sud-africains ont appris à vivre avec la Covid-19 », dit-il.

Mohammed Ali Solim dit ne pas se sentir affecté et le travail se déroule normalement. « Certes, il faut prendre les précautions sanitaires et rester à la maison et ne pas sortir pour un rien. D’ailleurs, rien n’a changé dans les habitudes des Sud-africains qui se préparent pour les fêtes de fin d’année dans la discipline », souligne-t-il. Le Mauricien se dit triste pour ses collègues qui attendaient l’arrivée de leurs parents pour les vacances.

Riyaad Arzamkhan : «Pas de panique»

Riyaad Arzamkhan, qui exerce comme pilote depuis des années en Afrique du Sud vit à Johannesburg. Pour lui, les habitants ont déjà connu trois vagues de coronavirus tandis que ce nouveau variant est très récent. « En ce moment, le nouveau variant affecte davantage les habitants de Johannesburg mais il n’y a pas de panique et les gens vivent normalement », affirme-t-il. Riyaad Arzamkhan raconte que vendredi dernier lors du namaz Jummah, les mosquées était remplies et les fidèles ont accompli la prière épaule contre épaule. « Les supermarchés sont aussi ouverts normalement et seuls quelques bureaux encouragent leurs salariés de travailler à la maison. Ceux qui vivent dans les faubourgs de Johannesburg ne comprennent rien et pour eux le nouveau variant ne les affecte pas du tout », dit-il.

Notre compatriote trouve qu’à l’île Maurice, les gens paniquent plus vite et vivent dans la frayeur de contracter le virus. Il est d’avis que la fermeture de nos frontières pose des problèmes, car beaucoup de Mauriciens qui sont partis en vacances ont du mal à trouver une place pour rentrer. Riyaad Arzamkhan estime que la seule solution pour ne pas contracter le virus est de rester à la maison et d’éviter les rassemblements. « Je prie le Créateur pour que cette tragédie prend fin. Je suis triste de constater le nombre élevé de morts dans nos hôpitaux et même les jeunes vaccinés n’y échappent pas », dit-il encore. Il ne rentrera pas à Maurice de sitôt mais il est en contact permanent avec ses parents pour suivre l’évolution de la situation.

Muhammad Yoosoof Goolammamode : «À Cape Town, la situation est calme»

Muhammad Yoosoof Goolammamode, étudiant en architecture à l’University of Cape Town, ne se fait pas trop de souci concernant le nouveau variant potentiellement meurtrier. « À Cape Town, la situation est calme et les gens ne parlent ni de Covid-19 ni du nouveau variant Omicron », dit-il. Il raconte qu’il avait l’intention de venir passer des vacances à Maurice, mais qu’il a hésité car avant la fermeture de nos frontières, il y avait un refoulement à l’aéroport et le contact physique était trop risqué.

Il fait ressortir que dans le centre-ville à Cape Town, les gens respectent le protocole sanitaire mais que dans les Townships, les gens ne sont pas disciplinés. « Pour eux, Covid-19 ou pas, nouveau variant ou pas, cela ne changera rien », explique-t-il. Yoosoof Goolammamode trouve qu’il est plus prudent de rester dans le centre-ville à Cape Town que de passer par l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam pour venir passer des vacances en famille. « Les étudiants des universités sont disciplinés et respectent les consignes sanitaires. Tous les étudiants mauriciens sont doublement vaccinés et s’il faut une ‘booster dose’ tout le monde va la recevoir », souligne-t-il. Soulignons que le Mauricien en est à sa troisième année à l’université et préparera son Master en architecture avant de rentrer au bercail.

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