vendredi , 21 janvier 2022

Emporté par la Covid-19 : Islam Bhugan, un homme de conviction

C’est avec grande tristesse que nous avons appris le trépas d’Islam Bhugan, 64 ans, ex-directeur au ministère des Arts et du Patrimoine culturel. Il est décédé, le lundi 22 novembre, suite à une courte maladie après avoir contracté la Covid-19.

Islam Bhugan était considéré comme le bras droit de plusieurs ministres des Arts et de la Culture. Il était le confident de l’actuel ministre Avinash Teeluck. La réalisation de nombreux projets et la signature de multiples accords portent son empreinte. À cheval sur les principes, Islam Bhugan avait cependant un cœur d’or et n’a jamais rechigné à aider son prochain. Directement impliqué dans l’organisation du hadj, le défunt a fait, à plusieurs reprises, le déplacement en Arabie saoudite au sein de la Hajj Mission pour signer des accords avec les autorités saoudiennes afin que les pèlerins mauriciens puissent accomplir le hadj dans de bonnes conditions.

Tous ceux qui l’ont côtoyé parlent de lui comme un homme d’une grande affabilité. Islam Bhugan était un homme de conviction et était très proche des organisations culturelles, religieuses et sociales. « Il a toujours donné de bons conseils et il a véhiculé d’innombrables valeurs », disent ses proches. D’ailleurs, à Plaine-Verte, où il a grandi, ses amis parlent de lui comme un homme pieux, respectable, serviable, humble, courageux et dynamique. Le président de la Muslim Youth Federation (MYF), Raffique Santally, décrit Islam Bhugan comme un homme de grande valeur. « Le ministère des Arts et du patrimoine culturel perd un grand professionnel et la MYF un grand ami », dit-il.

Raffique Santally indique que son ami fut la « cheville ouvrière dans l’ouverture de l’Islamic Cultural Centre (ICC) ». « C’était lui qui avait préparé l’acte qui régit l’ICC », rappelle-t-il. Soulignons qu’Islam Bhugan siégeait sur plusieurs boards tels que la MASA et le Centre Nelson Mandela. Sa gestion efficace des grands dossiers pour l’inscription des sites sur la liste du patrimoine mondial à l’Unesco était connue de tous et il savait défendre un dossier dans les instances internationales. Soulignons qu’il a été aussi le président de Bait-ul-Ilm, un centre d’éducation islamique.

Pilier de la famille

Islam Bhugan est né dans la capitale et a fait sa scolarisation dans un collège à Port-Louis. Après ses études secondaires, il s’est envolé pour la Grande péninsule pour entreprendre des études tertiaires. Il est titulaire de plusieurs diplômes et il est détenteur d’un Master en Business Administration. Après son mariage avec Nazima, il a emménagé à Morcellement St-André. Il était père de 3 enfants, dont 2 filles, Nausheen et Nuzha, et un fils au nom d’Ismaël.

Sa fille Nuzha vit en Angleterre et elle est rentrée à Maurice cette semaine pour être aux côtés de sa mère. « Mon père était un homme d’une extrême gentillesse. Il était le pilier de la famille. Son départ sera ‘a massive loss’ au ministère des Arts et du Patrimoine culturel », dit-elle. Elle nous raconte que son père ne faisait pas de la discrimination et il enseignait à tout le monde le respect des autres cultures. « Il nous disait toujours de respecter les aînés et d’être toujours courtois envers les autres », ajoute Nuzha. Elle nous dit que son père se préparait à écrire sa mémoire mais qu’Allah en a décidé autrement. « Du monde entier, de la Corée du Sud, du Japon, de la Chine, du Canada et d’autres pays, les messages de condoléances pleuvent », confie-t-elle.

La rédaction de STAR présente ses plus vives sympathies à la famille du défunt.

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