Monday , 10 August 2026

Après la démission du Chairman de l’ICC : Shakeel Mohamed redouble d’efforts

Le départ « sous pression » de Shamad Ayoob Saab, cette semaine, de la présidence de l’Islamic Cultural Centre (ICC) reste difficile à digérer pour le ministre Shakeel Mohamed, responsable du Hadj.

L’Islamic Cultural Centre (ICC) pourrait connaître une profonde restructuration de son fonctionnement. Un « Reform Blueprint » propose de mettre fin à un modèle largement dépendant des volontaires pour placer désormais des employés permanents et qualifiés au cœur de l’organisation du Hadj. Le document dresse un constat préoccupant à quelques mois des préparatifs du Hadj 1448H.

Une équipe affaiblie

Le Blueprint dresse d’abord le constat d’un affaiblissement des ressources humaines de l’ICC. Gaffoor Kassim a pris sa retraite, Ahmad Fawzi et Raffick Kurmally se sont retirés, tandis que le Chairman a démissionné.

Muhammad Irfaan Monsoor, présenté comme le seul employé opérationnel en informatique, doit également quitter l’institution à la fin d’août.

Rs 113,37 millions déjà versées

La préparation du Hadj 1448H est pourtant déjà bien engagée. 907 pèlerins ont versé une première tranche de Rs 125 000, soit Rs 113,37 millions. Par ailleurs, 629 personnes doivent encore choisir entre paiement et report, tandis que 195 ont déjà décidé de reporter leur pèlerinage à 2028.

Changer le modèle de fonctionnement

Le cœur de la réforme consiste à revoir complètement le fonctionnement de l’ICC. Jusqu’ici, l’organisation du Hadj reposait largement sur des volontaires, épaulés par le personnel permanent. Le Blueprint propose d’inverser ce modèle : une équipe permanente et professionnelle au centre du dispositif, avec les volontaires en soutien. Cette nouvelle structure devrait notamment s’articuler autour d’un Director-General, d’un comité statutaire consacré au Hadj et à l’Umrah et d’une organisation administrative renforcée.

Une plateforme offerte par Shakeel Mohamed

Le Blueprint prévoit également la mise en place d’une nouvelle plateforme numérique de gestion des pèlerins. Selon le document, cet outil sera offert à l’ICC par le ministre responsable du Hadj, Shakeel Mohamed, sur ses fonds personnels, sans coût pour l’État ni pour l’institution.

Jusqu’à Rs 11,5 millions supplémentaires

Cette professionnalisation aura toutefois un coût. Le Blueprint estime les besoins financiers supplémentaires entre Rs 9,5 millions et Rs 11,5 millions durant la première année. À terme, l’objectif affiché est de doter l’ICC d’une structure moins dépendante des individus et capable d’assurer de manière permanente la gestion du Hadj.

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