Les pèlerins qui ont opté pour Saudia (Saudi Airlines) pour aller accomplir le Hadj cette année doivent trouver Rs 10 000 de plus pour le billet. Le billet passera de Rs 46 500 à quelque Rs 56 500, dépendant du taux de change du dollar américain. Une décision qui suscite de vives inquiétudes parmi les pèlerins.
En effet, dans une correspondance en date du 8 avril 2026 adressée au secrétaire de l’Islamic Cultural Centre Mauritius, Khalid Alharbi, Director, Africa Region (D) de Saudi Arabian Airlines annonce une révision de la surcharge carburant applicable à son réseau, y compris aux opérations liées au pèlerinage.
Pour justifier cette hausse, Saudi Airlines invoque un contexte international tendu. Elle explique que cette décision intervient « due to the ongoing geopolitical situation and the continued escalation in global fuel prices », soit en raison de la situation géopolitique en cours et de la poursuite de la hausse des prix mondiaux du carburant.
Khalid Alharbi précise que cette révision prend effet immédiatement. Les nouveaux niveaux de surcharge carburant sont fixés à USD 213 pour la classe économique et à USD 250 pour la classe affaires. Il souligne également que cette mesure concerne l’ensemble de son réseau, « including Hajj operations as well as Hajj tickets already issued », ce qui signifie que les billets Hadj déjà émis sont eux aussi concernés.
Dans son courrier, Khalid Alharbi insiste sur le fait que cet ajustement a été rendu nécessaire par des conditions de marché extérieures à son contrôle. « This adjustment has been necessitated by prevailing external market conditions and remains beyond the control of Saudi Arabian Airlines », écrit la compagnie, tout en ajoutant qu’elle continuera à suivre de près l’évolution de la situation.
Les réactions ne se sont pas fait attendre
Dans une correspondance adressée au directeur de l’Islamic Cultural Centre (ICC), Nazeer Agowan exprime clairement ses préoccupations face à cette hausse inattendue. Il rappelle le cadre initial de Rs 46 500 : « In 2025, a meeting was held by ICC to finalize the airline arrangements and ticket pricing for Hajj 2026, with the agreed rate set at Rs 46,500. Based on this agreement, payments were duly made and tickets were issued accordingly. »
Selon lui, les engagements financiers ayant déjà été honorés sur cette base, l’annonce d’un surcoût intervient comme une rupture des conditions initialement convenues.
Il souligne également le caractère soudain de cette revision tarifaire : « However, we have recently been informed that an additional payment of USD 213 per ticket is now required. This unexpected increase is a matter of concern. »
Face à cette situation, une demande explicite est adressée à l’ICC afin d’intervenir auprès de la compagnie aérienne. L’objectif : tenter d’atténuer, voire d’annuler, cet ajustement tarifaire au bénéfice des pèlerins.
« We kindly request that you review this situation and, if possible, renegotiate the terms with the airline in the interest of the future Hajj pilgrims. »
Cette requête intervient dans un contexte déjà marqué par la révision à la hausse des surcharges carburant annoncée par Saudi Airlines, invoquant la flambée des prix mondiaux et les tensions géopolitiques. Reste désormais à savoir si une renégociation est envisageable, ou si ce surcoût sera inévitablement répercuté sur les pèlerins mauriciens.
La composition de la Hadj Mission finalisée
La liste des membres composant la mission du Hadj 2026 a été finalisée. Selon les informations disponibles, cette équipe, appelée à encadrer et accompagner les pèlerins mauriciens lors du prochain pèlerinage en Arabie saoudite, regroupe des profils issus à la fois de l’Islamic Cultural Centre (ICC) et de domaines techniques et opérationnels essentiels.
La mission sera dirigée par Mohummad Shamad Ayoob Saab, entouré de plusieurs membres de l’ICC, notamment Abdus Saboor Mohamed Saleh et Ally Hosseny, tandis que Gaffoor Kassim agira en tant que secrétaire. La présence du Dr Nazir Hosany vient renforcer le dispositif médical, un volet crucial compte tenu des exigences sanitaires du pèlerinage.
L’encadrement linguistique sera assuré par des interprètes arabophones, en l’occurrence Ahmad Fawzi Khodabaccus et Yasseen Dulloo, afin de faciliter la communication sur place avec les autorités et prestataires saoudiens.
Sur le plan logistique et technique, la mission inclut également des compétences en technologies de l’information avec Rafick Kurmally et Irfan Monsoor, appelés à soutenir la gestion numérique et administrative du déplacement. Le dispositif est complété par un officier infirmier, Muhammad Akhyar Purohoo, garant du suivi médical des pèlerins.
Enfin, la couverture médiatique sera assurée par Shahzaad Ghoorun, désigné comme représentant de la presse.
Au total, cette mission se compose de douze membres, mobilisés autour d’un objectif central : assurer un encadrement efficace, sécurisé et structuré des pèlerins mauriciens durant le Hadj 2026. Cette finalisation marque une étape clé dans la préparation de ce déplacement religieux majeur, désormais engagé dans sa phase opérationnelle.
Pourquoi un membre de l’ICC insiste pour partir ?
À l’ICC, l’insistance d’un membre du board pour repartir en mission du Hadj cette année intrigue. Il chercherait coûte que coûte à être du déplacement, alors même que la liste aurait déjà été finalisée.
L’argument avancé surprend : il serait prêt à partir à ses propres frais. Un détail qui, loin de dissiper les interrogations, les alimente davantage. Car au sein de l’institution, certains se demandent ce qui motive une telle détermination. S’agit-il d’un simple excès de zèle, d’un sens du devoir hors du commun, ou cette mission comporte-t-elle des intérêts personnels, directs ou indirects, qui échappent au commun des mortels ?
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