samedi , 6 juin 2020
De g.à dr. : Marie-Claire Monty, Ravi Rutnah, Mahen Jhugroo et Bobby Hurreeram
De g.à dr. : Marie-Claire Monty, Ravi Rutnah, Mahen Jhugroo et Bobby Hurreeram

Affaire Ameenah Gurib-Fakim : le GM privilégie la thèse du «complot»

Le refus d’Ameenah Gurib-Fakim de démissionner comme il avait été convenu avec le Premier ministre après les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance du pays et l’institution à la place d’une commission d’enquête, ont été largement commentés par les porte-paroles du gouvernement, Mahen Jhugroo et Ravi Rutnah, lors d’une conférence de presse samedi. Ils y voient les signes évidents d’un complot fomenté par des hommes de loi pour déstabiliser le gouvernement.

« Nous allons devoir établir quel rôle certaines personnes ont joué avec un agenda clair pour déstabiliser le gouvernement. Y a-t-il eu complot ? » a laissé entendre le ministre.

Pour sa part, Ravi Rutnah a expliqué les raisons pour lesquelles une commission d’enquête n’a pas été instituée sur l’Angolais Alvaro Sobrinho. Il a argué qu’une une commission d’enquête est mise sur pied quand il y a un problème national et non sur un individu soi-disant impliqué dans un crime on dans un cas de corruption mais qu’on réfère l’affaire aux autorités compétentes.
Il a affirmé que l’ICAC fonctionne en toute indépendance et n’a pas hésité à enquêter sur Vishnu Lutchmeenaraidoo ou sur un autre membre du gouvernement.

Pour le député, la commission d’enquête sur les circonstances dans lesquelles Ameenah Gurib-Fakim a tenté d’instituer une commission d’enquête de son propre chef, est justifiée. Il souligne que l’ex-présidente ne pouvait usurper le rôle du Cabinet en instituant une commission d’enquête. « Il y a des procédures à suivre. Il y a eu des violations graves et c’est dans l’intérêt du public de savoir la vérité,» a-t-il ajouté.

Ravi Rutnah a aussi donné les raisons qui ont poussé les membres de la majorité à pencher pour la thèse de complot. « Durant les rencontres du 6 au 9 mars la Présidente a fait savoir qu’elle ddémissionnerait après les célébrations de l’Indépendance. Puis il y a eu un communiqué pour dire qu’elle ne démissionnerait pas et qu’elle instituait une commission d’enquête. Certains avocats dans le camp du PMSD ont donné leur interprétation des sections 30 et 64 de la Constitution,» a-t-il fait ressortir.

Pour l’avocat les « terms of reference » de la commission mort-née ne pouvaient avoir été rédigées que par un avocat d’expérience. Il trouvait aussi suspect que deux heures après, Navin Ramgoolam, le leader du Parti travailliste, soit venu expliquer en détail les implications de ces termes. « Ensuite, un avoué appelle sir Hamid Moollan et lui demande de présider la commission, » a ajouté Ravi Rutnah. «  Nous avons toutes les raisons de croire qu’il y a plusieurs personnes qui se sont consultées et ont fait croire à la Présidente qu’elle pouvait instituer une commission d’enquête sans passer par le Cabinet, », a-t-il dit encore.

Bobby Hureeram et Marie-Claire Monty étaient également présents à la conférence de presse.

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