La vie est parfois un voyage sinueux, parsemé d’obstacles et de tragédies. Dans l’histoire d’Akhil Ramally, âgé de seulement 17 ans, se dessine le récit poignant d’une existence façonnée par les épreuves et les défis insurmontables.
Victime de l’accident tragique survenu à Bel-Etang, Flacq, le jeudi 25 avril dernier, Akhil Ramally a succombé à ses blessures, et a rendu son dernier souffle, dans la soirée du lundi 29 avril, rejoignant ainsi deux de ses compagnons d’infortune dans le royaume des ombres. Mais derrière ce drame, se cache une trame d’existences brisées et de luttes intérieures.
Originaire de Médine-Camp-de-Masque, Akhil Ramally a été confronté dès son plus jeune âge à des tourments incommensurables. La séparation de ses parents a marqué le début d’un périple chaotique. « Son père lui a offert une enfance tumultueuse. La tension était palpable lors de leur séparation », révèle un proche de la famille. Ballotté entre divers foyers, le jeune garçon a enduré des traitements injustes et des négligences poignantes.
Pourtant, au milieu de l’adversité, quelques rares éclats de lumière ont éclairé son chemin. Un cousin attentionné lui a offert un refuge, un havre de paix au milieu de la tempête. « Chez son cousin, il trouvait un semblant de sécurité, un sentiment de bien-être », partage un voisin compatissant. Malgré les tempêtes qui secouaient son existence, Akhil a gardé une flamme d’espoir, une détermination farouche à construire un avenir meilleur. Il a sacrifié son éducation pour subvenir à ses besoins, travaillant humblement dans une boutique locale.
Passionné de moto
La passion de la moto, partagée avec son ami Yohan Bhundoo, était pour lui une bouée d’oxygène dans un océan de tourments. Mais le destin, cruel et impitoyable, a de nouveau frappé il y a trois mois, emportant sa grand-mère, son dernier rempart contre l’isolement et la désolation. Ce nouveau choc a ébranlé l’adolescent, le plongeant dans une profonde détresse. Tourmenté par l’incertitude, il a erré d’un lieu à un autre, en quête d’un refuge qui lui échappait sans cesse.
Juste au moment où la vie semblait enfin lui sourire, le destin a tranché le fil ténu de ses espoirs. L’accident tragique survenu sur la route Royal de Bel-Etang a mis fin abruptement à ses rêves et à ses aspirations. Son ami Yohan et lui ont été happés par la collision mortelle avec un autre motocycliste, Bilal Hosany, lui aussi mort sur le coup. Grièvement blessé, Akhil avait été transporté à l’hôpital Dr Bruno Cheong où son état de santé inspirait de vives inquiétudes.
Sa disparition laisse un vide béant dans le cœur de ses proches, qui se souviendront de lui comme d’un jeune homme courageux et bienveillant, malgré les tempêtes qui ont ravagé son existence. Les funérailles d’Akhil ont été l’occasion pour sa communauté de lui rendre un ultime hommage, dans un mélange de tristesse et de dignité. Son départ prématuré est une cruelle illustration des luttes intérieures que tant de jeunes doivent affronter, mais aussi un rappel poignant de la force et de la résilience qui sommeillent en chacun de nous, prêtes à être révélées dans les moments les plus sombres.
Collision fatale
Un tragique accident de la route s’est produit à Bel-Etang, le jeudi 25 avril 2024 vers 19h25. La police de Camp-de-Masque s’est rendue sur place et a constaté que l’accident impliquait deux motocyclettes, l’une conduite par Bilal Hossany, 18 ans, de Petit-Paquet, Montagne-Blanche ; l’autre conduite par Yohan Kumar Bundhoo, 16 ans, de Mont-Ida, et avait un passager en croupe, Akhil Rohomatally, 16 ans, de Bel-Etang. Bilal Hossany et Yohan Kumar Bundhoo n’avaient pas survécu à l’accident.
Selon les informations recueillies à partir des caméras de surveillance, la motocyclette que conduisait Yohan Kumar Bundhoo et qui n’avait pas de plaque d’immatriculation, arrivait en provenance de Médine et se dirigeant vers Camp-de-Masque. Le jeune motocycliste aurait dépassé un bus à pleine vitesse près du ‘Kalimaye’ à Bel-Etang, entrant en collision frontale avec la motocyclette de Bilal Hossany. Ce dernier est mort sur le coup tandis que les deux adolescents ont été conduits à l’hôpital Dr Bruno Cheong.
Malheureusement, Yohan Kumar Bundhoo avait également succombé à ses blessures sur son lit d’hôpital. Quatre jours plus part, Akhil Rohomatally a poussé son dernier soupir.
Star Journal d'information en ligne