Monday , 4 May 2026

Hadj 2026 : Farouk Barahim défie le Chairman de l’ICC

« Mo pe lance ene défi pour ene face-à-face avec Chairman ICC M. Shamad Ayoob Saab, kot li ouler, l’heure li ouler. » C’est sur ce ton frontal que Farouk Barahim, ex-membre démissionnaire de l’Islamic Cultural Centre (ICC), a terminé son intervention vendredi à la mosquée Abu Bakr Siddique. Un défi public, lancé « le pied ferme », qui résume l’esprit de tout son discours : il ne veut plus seulement dénoncer, il veut confronter.

Car, derrière cette demande de face-à-face, il y a une série d’accusations lourdes contre la gestion du Hadj 2026 par l’ICC. Farouk Barahim estime que les controverses de 2025 n’ont pas été corrigées. Au contraire, dit-il, l’année qui devait être celle d’un « nouveau départ » ressemble déjà à une répétition, sinon à une aggravation. « Pa finn ena oken sanzman. Au kontrer ena kitsoz pli pir ki pe ariver », a-t-il lancé.

Billets d’avion

Le premier dossier qu’il veut mettre sur la table est celui des billets d’avion. Il dénonce la hausse de 213 dollars par billet, soit environ Rs 10 000, annoncée par Saudi Airlines après le tender. Pour lui, une telle hausse, après paiement et attribution, est difficilement acceptable. « Li aberrant ki finn fini fer paiement et unilateralement ou monte prix », a-t-il martelé, en demandant pourquoi Emirates aurait, de son côté, maintenu son prix. Sa formule est cinglante : « Eski Emirates so avion li roule ek dilo ? »

Deuxième point de confrontation : l’opacité autour des packages. Farouk Barahim reproche à l’ICC de ne pas rendre publics les détails des prestations proposées aux pèlerins. Il estime que la communauté doit connaître les hôtels à Makkah, Madinah et Aziziah, leur distance du Haram, ainsi que les repas inclus. Il juge « inconcevable » l’écart de Rs 10 000 à Rs 20 000 entre organisateurs sans transparence complète.

Hadj Mission

Mais le cœur de sa charge reste la Hadj Mission. Selon lui, l’ICC doit expliquer pourquoi une mission de 14 personnes coûterait entre Rs 5,5 millions et Rs 6 millions dans un contexte où l’on demande au pays de « serre ceinture ». « Eski li normal et li juste ? » interroge-t-il. Il réclame aussi que chaque membre produise un rapport personnel : « Nou exiger ki bizin ena 14 rapor personel. »

Farouk Barahim parle ouvertement de « liste de copinage ». Il rappelle qu’en 2025, sur douze membres envoyés, seuls trois auraient soumis un rapport sur le logement. Sa question claque comme une gifle : « Sa lot 9 la, pa kone ekrir ? Pa konn fer rapor ? » Pour lui, une mission n’est pas un voyage d’agrément. Ceux qui partent doivent observer, constater et rendre des comptes.

Il soulève également le cas de Raffick Kurmally, affirmant que celui-ci serait déjà en Arabie saoudite malgré les déclarations du ministre Shakeel Mohamed selon lesquelles il ne ferait pas partie de la Hadj Mission. « Nou deman misier le ministre avek ki visa li finn voyaze », a-t-il lancé. Dans la même logique, il interroge aussi les visas additionnels et demande s’ils auraient pu servir à « rekompans bann dimoune kinn fer magouille dan ICC ».

Board de l’ICC

Le Board de l’ICC n’est pas épargné. Farouk Barahim affirme qu’après son départ et celui de Feizal Dilhossain, il ne resterait que des « yes-men ». Il soutient qu’une circulaire sur la Hadj Mission aurait été envoyée aux membres avec la mention «  for your information », sans vraie sélection collective. « Board pas selecter mission mais paiement sa meme Board la ki pou fer », dénonce-t-il.

Ce face-à-face qu’il réclame serait donc, à ses yeux, l’occasion de poser une question simple : qui décide réellement du Hadj à l’ICC, selon quels critères, avec quel contrôle et avec quelle transparence ? À travers ce discours, Farook Barahim ne s’est pas contenté de critiquer une liste ou des dépenses. Il a mis en accusation une méthode de gouvernance qu’il juge opaque, coûteuse et moralement contestable.

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