Le mois de Ramadan représente un moment de spiritualité intense, mais pour les étudiants, il s’accompagne aussi de défis particuliers.
Comment concilie-t-il sa vie d’étudiant avec les exigences du mois sacré de Ramadan ? Shahaad Ramjan, jeune habitant de Curepipe, avance que « puisque nous avons été habitués à jeûner depuis l’enfance, ce n’est pas particulièrement difficile ». « Toutefois, il est indéniable que les journées semblent plus longues et les nuits plus courtes, ce qui a inévitablement un impact sur nous, que nous le voulions ou non », dit-il.
Pour cet étudiant en comptabilité à l’université de Maurice, au-delà de l’aspect physique du jeûne, Ramadan revêt une signification profonde, tant sur le plan religieux que personnel. « Ce mois est une période d’introspection et de renforcement spirituel. Bien sûr, des valeurs telles que le pardon, le partage, la charité et l’entraide font déjà partie du quotidien de nombreuses personnes. Mais durant Ramadan, nous redoublons d’efforts pour les incarner pleinement. J’essaie de multiplier les prières, de consacrer plus de temps à la lecture du Quran et surtout, de veiller à m’abstenir de tout ce qui pourrait blesser autrui, que ce soit par mes paroles ou mes actes », explique le jeune homme.
Un quotidien entre études et spiritualité
En tant qu’étudiant du tertiaire, Shahaad Ramjan organise rigoureusement ses journées pour allier études et pratique religieuse. Son quotidien débute bien avant l’aube. « Je me réveille avant le sehri pour aider ma mère à préparer le repas. C’est un moment simple mais précieux. Après avoir mangé, j’accomplis la prière de Fajr avant de me rendormir un peu afin de conserver mon énergie pour la journée », raconte-t-il.
Avant de partir pour l’université, il consacre du temps à ses révisions, profitant du calme matinal pour assimiler ses cours. « Le matin, je privilégie les tâches les plus exigeantes sur le plan intellectuel, car c’est à ce moment-là que je suis le plus concentré. En revanche, l’après-midi, je m’adonne à des tâches plus légères et je me consacre davantage aux actes d’adoration », laisse-t-il entendre.
Iftar : Un moment de partage essentiel
À son retour de l’université, après la prière d’Asr, Shahaad apprécie de rompre le jeûne en famille ou avec des amis proches. « Ce moment de partage dépasse le simple fait de se restaurer. C’est un instant où l’on se rassemble pour vivre pleinement l’esprit de Ramadan, manger ensemble et prier ensemble », souligne-t-il. Fidèle à ses engagements spirituels, il tient à accomplir les prières du Taraweeh à la mosquée. « Chaque soir, je veille à prier en congrégation. C’est une manière de renforcer ma connexion spirituelle et de profiter de l’atmosphère particulière de ce mois béni », confie-t-il.
Cette année, il a choisi de se rendre dans une mosquée située à Grand-Bel-Air, dans le sud de l’île, pour accomplir le Taraweeh sous la direction d’un Hafiz-ul-Quran. « Écouter une nouvelle récitation du Quran, découvrir une autre intonation et une autre approche de la lecture des versets est une expérience enrichissante. Cela procure une sensation indescriptible et renforce ma motivation à approfondir ma propre lecture du Quran », conclut-il avec enthousiasme.
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