Moshin Ally Dousoruth, 71 ans, habitant Highland à Phoenix, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il présente comme une série de graves injustices visant sa famille.
Dans une correspondance adressée à plusieurs institutions, Moshin Ally Dousoruth affirme : « Azordi mo dan l’obligation pou dénonce ene l’injustice… »
Selon la famille Dousoruth, plusieurs incidents se seraient succédé au fil des années, mêlant agressions, menaces, maltraitance alléguée et actes de vandalisme, sans suite judiciaire concrète. Parmi les personnes citées figure Sultanah Dousoruth, 65 ans, que la famille présente comme une victime vulnérable.
Le dernier épisode dénoncé remonte au 8 mars 2026, vers 11h30. La famille affirme que plusieurs de ses membres, dont des personnes âgées et des mineurs, auraient été pris pour cible. Des plaintes ont été déposées au poste de police de Phoenix pour des faits allégués de maltraitance envers personnes âgées, agressions physiques, menaces de mort, propos injurieux, actes indécents, dégradations et violences sur mineurs. Mais, selon les plaignants, « plus d’un mois après les faits », aucune arrestation n’aurait été effectuée.
La famille soutient aussi que cette affaire ne date pas d’hier. Elle affirme que des incidents similaires auraient déjà été signalés depuis 2019, sans déboucher sur des poursuites concrètes. Un témoignage évoqué dans la lettre fait même état de menaces proférées par un suspect qui aurait laissé entendre qu’il disposait de « connexions influentes au sein des forces de l’ordre ».
Soupçons de « cover-up »
L’affaire prend une dimension plus sensible encore avec les soupçons de « cover-up » avancés par la famille. Celle-ci évoque l’éventuelle implication d’un haut gradé de la police, qui entretiendrait, selon elle, des liens avec certains suspects. Les plaignants se demandent si des consignes n’auraient pas été données pour éviter des arrestations immédiates.
Autre point soulevé : des pressions alléguées. La famille affirme qu’un officier aurait tenté de pousser certains plaignants à retirer leurs plaintes. Elle avance également qu’un de ses membres aurait été retenu pendant plus de quatre heures au poste de police le jour des faits, avant d’être libéré après l’intervention d’un avocat.
Les Dousoruth affirment en outre détenir une vidéo couvrant l’intégralité des événements du 8 mars, mais soutiennent qu’aucune unité spécialisée ne les aurait contactés pour l’exploiter. Pour eux, cette absence de suivi ne fait que renforcer les soupçons de dissimulation.
Estimant faire face à une défaillance du système, la famille dit avoir déjà saisi l’Independent Police Complaints Commission, sans avancée notable à ce stade. Moshin Ally Dousoruth en appelle désormais directement au Directeur des poursuites publiques. Il réclame « une enquête indépendante », des poursuites contre les personnes concernées et des garanties contre toute ingérence.
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