vendredi , 19 juillet 2019
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Attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande

Attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande : Rassemblement de soutien au jardin de Plaine-Verte

« Le terrorisme n’a pas de religion. Non au terrorisme ! » C’est ce qu’on pouvait lire sur les pancartes brandies lors d’un rassemblement au jardin de Plaine-Verte en début d’après-midi du vendredi 22 mars. Le rassemblement était organisé par un Comité de soutien aux victimes des attaques de deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande, le vendredi 15 mars.

Salim Muthy, travailleur social, s’est dit choqué par le massacre en Nouvelle-Zélande la semaine dernière. Le manifeste de 74 pages de  haine posté sur Facebook avant l’attentat lui a fait dire que le tueur était bien préparé. « Il n’a démontré aucune pitié pour personne, ni pour les enfants, ni pour les femmes », a-t-il dit. Pour lui, c’était un acte de lâcheté car les victimes n’avaient aucun moyen de se défendre. Il précise que ce rassemblement a été organisé dans un but pacifique. « On ne peut mettre l’unité sociale en péril dans notre pays. Mais pourtant, certains internautes se cachent et utilisent des ‘fake accounts’ pour semer la discorde entre les communautés », lance-t-il. « Où est passée la Cyber Crime Unit?  Ne se fait-elle pas un devoir de localiser ces personnes pour les rappeler à l’ordre ? » s’interroge le travailleur social.

Imam Adil Bholah et Imam Shafi ont, quant à eux, mis l’accent sur l’importance de rester unis dans des moments difficiles. Imam Shafi fait ressortir qu’avant de dire que ce sont les musulmans qui ont été tués, il ne faut pas oublier que c’étaient des êtres humains avant tout.  « Il y a certains psychopathes qui pensent que les musulmans ne sont même pas des êtres humains », souligne-t-il.  Il fait ressortir que l’Islam ne peut jamais être une religion de haine car le Prophète Muhammad (saw) lui-même a défendu de tuer des dames, des enfants, des personnes âgées, des animaux lors des batailles. « L’islam a condamné la barbarie. Toutes les communautés doivent rester solidaires en toutes circonstances», dit-il.

Condamner le terrorisme

Imam Bholah a, pour sa part, fait ressortir qu’à Plaine-Verte, des mosquées, des mandirs, des kovils, des églises et des pagodes coexistent en harmonie. « Cela doit continuer pour l’éternité », a-t-il insisté.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour dire un grand non au terrorisme », déclare pour sa part Bashir Nuckcheddy, autre travailleur social. Il explique que c’est pour trois raisons principales que le comité de soutien a été mis sur pied : primo, pour condamner le terrorisme; secundo, pour apporter leur solidarité envers les victimes du terrorisme et tertio, pour susciter  une réflexion sur la sécurité nationale et internationale. Il a indiqué que son association, le Muslim Citizen Council, a écrit une lettre à l’ambassadeur d’Australie à Maurice pour protester contre le sénateur australien qui a justifié cet acte de terrorisme. « On a reçu une lettre de l’ambassade qu’une motion de blâme sera présentée contre le sénateur », affirme Bashir Nuckcheddy. D’autre part, il a fait ressortir que les atrocités contre les musulmans ne sont pas uniquement perpétrées en Nouvelle-Zélande mais également dans  des pays comme la Chine, la Birmanie, la Syrie et au Cachemire, entre autres. Selon lui, les différentes raisons qui peuvent expliquer l’islamophobie sont principalement d’ordre politique – pour parvenir au pouvoir – ainsi que l’accaparement des ressources naturelles et la haine pour les musulmans.

Unité et prospérité

Pour Aya Soondarajen Maistry,  ce sont des actes impardonnables. « En tant que serviteur de Dieu, on a tous une responsabilité envers l’humanité », soutient-il. Pour lui le tueur est un barbare qui n’a pas sa place dans ce monde. Il a lancé un appel à l’unité dans le pays. « S’il n’y a pas l’unité dans un pays, il n’y aura pas de prospérité. N’oubliez pas que le sang est d’une seule couleur », lance-t-il. Il souhaite que des rencontres intercommunautaires aient lieu pour que ces types de barbarie ne se produisent pas à Maurice.

Pour sa part, le travailleur social, Devarajen Kanaksabee, a souligné l’importance pour les Mauriciens d’être des ambassadeurs de paix. « On ne peut contenir nos larmes quand on voit comment ce tueur a massacré ces gens  dans un lieu de culte. Ce n’est pas humain », dit-il. Le terrorisme, poursuit-il, n’a pas de religion. « On ne peut critiquer une religion ou un pays à cause d’une poignée de terroristes. Nous disons non à la terreur et au racisme ! » conclut  le travailleur social.

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