La crise au sein de l’Islamic Cultural Centre (ICC) s’enlise malgré la publication du rapport d’enquête sur le Hadj 2025. Face à la polémique grandissante, le ministre Shakeel Mohamed a réuni, ce samedi 25 octobre, des chefs religieux pour chercher ensemble des solutions et tenter de ramener unité, sérénité et confiance autour de l’organisme de la rue La Paix.
La publication du rapport d’enquête sur le Hadj 2025 n’a pas calmé la polémique. Au contraire, la conférence de presse tenue jeudi par le chairman Shamad Ayoob Saab a rallumé les tensions. Ses propos ont provoqué une levée de boucliers : élu, anciens membres et chefs religieux réclament désormais sa révocation ainsi que celle du Board.
Face à cette situation explosive, le ministre du Logement et des Terres, et responsable du dossier Hadj, Shakeel Mohamed, a pris une initiative saluée : réunir samedi à son bureau plusieurs chefs religieux et prédicateurs issus de différentes écoles de pensée afin de réfléchir à une sortie de crise. Étaient notamment présents : Zayd Imamane, Maulana Haroon, Ariff Bakar Bahemia, Maulana M. Keenoo et l’imam Reeyad Dhoorundur, entre autres.
Chacun a pu s’exprimer librement sur la situation et sur les réformes nécessaires pour redresser l’institution.
Un constat partagé : la polémique doit cesser
Tous les intervenants ont convenu que la controverse persistante autour de l’ICC ternit à la fois l’image de l’institution et celle de la communauté musulmane. Ils se sont engagés à unir leurs efforts pour contribuer à une réforme durable, conscients que la tâche sera ardue après des décennies de dysfonctionnements.
« La polémique ne peut plus durer. Ce n’est ni dans l’avantage de l’ICC, ni dans celui de la communauté. Aussi longtemps qu’on va polémiquer, il sera difficile de résoudre ce problème. Le ministre Mohamed a pris une bonne initiative de nous consulter et de nous écouter. Ce qui est intéressant, c’est que nous sommes tous animés par la volonté de réformer l’ICC et l’organisation du Hadj », a déclaré le Maulana Haroon Assen.
« L’unité est indispensable »
Bakar Bahemia Ariff, pour sa part, estime que la situation actuelle exige de dépasser les divisions : « On ne peut plus rester chacun dans son coin et attendre qu’une solution soit trouvée. L’exercice de ce samedi est primordial, car le ministre s’est rendu compte que lui seul et le Board ne pourront pas corriger les erreurs qui ont trop duré. L’apport des chefs religieux comme entité est indispensable. Nous devons parler d’une seule voix. Il faut une fois pour toutes en finir avec la polémique et agir concrètement. »
À l’issue de la réunion, le ministre Shakeel Mohamed s’est dit très satisfait du déroulement de la séance et de l’état d’esprit des participants. « Ils sont tous animés de la volonté de travailler main dans la main pour redresser l’ICC. C’est une session de travail très positive. J’ai pris note des préoccupations de chacun et de leurs suggestions pour redresser la barre. Je suis confiant que la base est jetée pour une collaboration durable, au service d’une bonne cause », a-t-il déclaré.
Le ministre a ajouté que le dialogue sera poursuivi dans les semaines à venir afin de consolider cette nouvelle dynamique de concertation et de restaurer la confiance du public.
Un nouveau souffle
Tous s’accordent à dire que la reconstruction de l’ICC ne se fera pas du jour au lendemain, mais la rencontre de ce samedi marque une première étape vers un retour à la sérénité.
L’heure n’est plus aux querelles, mais à l’action concertée. L’appel à l’unité lancé par les chefs religieux et le ministre Shakeel Mohamed semble tracer les contours d’un nouveau départ pour une institution fragilisée, mais essentielle à la communauté musulmane.
Star Journal d'information en ligne