vendredi , 22 janvier 2021
Mamade Hossen (à dr.) pleure la disparition de son frère.

Thèse de fratricide écartée : Azeem Hossen est mort de cause naturelle

Alors les habitants avaient cru qu’il s’agissait d’un cas de fratricide à Vallée-Pitot, le rapport de l’autopsie a attribué la cause du décès d’Azeem Hossen, 38 ans, à un œdème pulmonaire aigu et a fait taire les mauvaises langues.

Le mercredi 6 janvier 2021 vers 11h40, la police de Vallée-Pitot a reçu une requête concernant un homme gisant sur le sol au 64, rue Sauzier à Vallée-Pitot. Elle s’est rendue sur le lieu et a trouvé Azeem Hossen inconscient et couché sur le dos. Il portait des plaies aux deux poignets. À l’hôpital Dr A.G. Jeetoo où il a été transporté d’urgence par la police, le médecin l’a certifié mort et a référé le cas au Police Medical Office.

En attendant l’autopsie, la police a commencé à interroger plusieurs membres de la famille sur les circonstances qui ont pu provoquer les blessures d’Azeem. La nouvelle a vite circulé sur les réseaux sociaux qu’Azeem avait été tué par son frère. Les médias également avaient répercuté l’histoire de fratricide. Les membres de la famille d’Azeem, encore sous le choc de sa disparition soudaine, se disent indignés. « C’est notre réputation qui est ternie par cette fausse nouvelle. Il n’y a jamais eu de meurtre », laisse entendre un proche.

Le même jour à 17h30 à l’hôpital Dr Dr A.G. Jeetoo, l’autopsie pratiquée par le Dr Monvoisin PPMO, en présence de l’Inspecteur Nowbuth, a attribué la cause du décès d’Azeem à un œdème pulmonaire aigu. En d’autres termes, de cause naturelle. Le corps a été remis à un parent pour les funérailles qui ont eu lieu le même jour durant la soirée.

Azeem était le troisième enfant d’une fratrie de cinq. Il avait des troubles psychologiques et suivait des traitements. Considéré comme un homme sans histoire, avant de tomber malade, il gagnait sa vie comme « tôlier ». Il habitait chez ses parents et était toujours bien entouré. Parfois, quand il ne prenait pas ses médicaments, il s’agitait. Cependant, Azeem ne ratait pas ses prières quotidiennes. « Nous sommes choqués que même dans une mosquée, un Imam a déclaré qu’un frère a tué son frère dans la localité. Comment peut-on propager des fausses nouvelles sans prendre en considération l’impact que cela pourrait avoir sur la famille alors que nous venons de perdre un être cher », lâche un proche.

Commentaires

A propos de star

Ceci peut vous intéresser

Shahzaad Mungroo, avocat : «La démarche des Avengers vient redorer le blason de la profession»

Membre du panel d’avocats représentant Shakuntala (Simla) Kistnen, Me Shahzaad Mungroo revient dans l’entretien qu’il …