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Boeuf

Qurbani : le prix ne doit pas dépasser Rs 134 le kilo

Le prix au kilo du bétail pour le qurbani cette année ne devra pas dépasser Rs 134. Ainsi en a décidé de Conseil des ministres ce vendredi 27 juillet 2018.

Ce prix, qui concerne les bœufs importés d’Afrique du sud, est en vigueur à compter du 27 juillet 2018 et le restera deux jours après la célébration cette année de la fête Eid-ul-Adha. Le prix doit être affiché de manière qu’il soit parfaitement visible sur le lieu de vente. L’animal doit être pesé avant la vente. Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévient : celui qui vend le bétail à un prix supérieur à Rs 134 le kilo ou qui n’affiche pas correctement le prix de vente de détail ou ne délivre pas un reçu ou encore qui ne pèse l’animal avant de le vendre à l’acheteur ou à son représentant, commet un délit punissable par la loi. Il sera passible d’une amende ne dépassant pas Rs 100 000 et une peine de prison ne dépassant pas trois ans.

Le prix arrêté cette année représente une baisse d’une roupie comparativement à l’année dernière. Or, certains estiment que le prix reste néanmoins exorbitant, à l’instar du Maulana Shameem Khodadin et le député du PTr, Osman Mahomed. Quant au député du MMM, Aadil Ameer Meea, il a exprimé sa satisfaction quant au prix fixé.

Le Maulana Shameem Khodadin s’élève contre cette décision au sujet du prix du bétail pour la Qurbani. « C’est malhonnête de dire qu’il y eu  une baisse d’une roupie par kilo », déclare-t-il. Selon lui, le Qurbani à Maurice est devenu un gros business comme c’est le cas pour le Hadj. Les musulmans pensent que le prix a baissé par R.1 par kilo alors qu’en vérité le prix a flambé de Rs 6.50 par Kg. En temps normal, le prix est fixé à Rs 127.50 le kilo. « Comment explique-t-on cette augmentation quand on sait bien qu’il n’y a ni pénurie sur le marché ni des maladies qui affectent les bœufs », s’interroge-t-il. Pour le maulana, c’est une déception totale pour la communauté musulmane.

«Veiller au bon déroulement des ventes»

Dans la même foulée, le député Osman Mahomed a abordé cette question au parlement le mardi 24 juillet. Il s’attend à ce que le gouvernement justifie au public cette « soi-disant baisse ».

« Comment se fait-il que le prix du bétail est fixé à Rs 127.50 pendant  onze mois 27 jours de l’année et durant ces trois jours de fête, le prix passe à Rs 134 et on fait croire qu’il y a eu baisse de prix ? » se demande-t-il.

Il ajoute que selon toute logique, le prix des boeufs sur patte aurait dû baisser car les frais d’abattage et de transport ne sont pas pris en compte. Surtout que les importateurs de bœufs devraient profiter de l’économie d’échelle en important en grande quantité. Il demande aussi aux consommateurs de veiller à ce que les bœufs livrés aux consommateurs sont âgés de 2 ans au moins pour les rites du Qurbani.

Quant au député Aadil Ameer Meea, il a exprimé sa satisfaction concernant cette décision  car il avait des informations que le prix grimperait jusqu’à Rs 140 le kilo. Après ses interventions au parlement sur le sujet, le gouvernement a maintenu le prix à Rs 134 contre Rs 135 l’an dernier. Néanmoins, il a fait un appel au ministère de l’industrie et du Commerce d’être vigilant eu égard à la pratique de petits revendeurs qui n’utilisent pas des balances pour vendre leur bétail.  « Le ministère doit envoyer ses officiers pour veiller au bon déroulement de ces ventes », indique-t-il. En outre, il souligne que le prix de Rs 134 s’applique à tous les bœufs, indépendamment de leur pays d’origine.

Les règlements du qurbani

Le Maulana Khodadin explique que le qurbani est une obligation une fois l’an sur chaque musulman, homme et dame qui ont les moyens. Au cas contraire c’est un péché ; cette personne est connue alors comme un Saahib-e-Nisaab. Un des critères importants pour le Qurbani, c’est qu’on doit s’assurer que l’animal est âgé de 2 ans au moins, notamment pour les bœufs, vaches et veaux. Par contre pour le mouton, le cabri,  la chèvre, le bouc , il faut compter  1 an au moins.

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