mercredi , 29 septembre 2021
Le flou persiste pour la reprise.

Deuxième trimestre scolaire : l’absence de décision du GM provoque la confusion

À une semaine du deuxième trimestre, la confusion règne quant à la formule qui sera adoptée pour la reprise des cours.

«Nous étudions plusieurs scénarios. (…) Nous allons choisir l’option la plus efficace pour assurer que les jeunes soient protégés. Ensuite, nous ferons approuver l’option par le conseil des ministres ce vendredi avant de la rendre publique ». C’est ce qu’avait déclaré la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun dans une interview publiée dans le Défi Quotidien le mercredi 1er septembre. Sauf qu’aucune mention n’est faite dans les « cabinet decisions » du vendredi 3 septembre à ce sujet et à samedi, il n’y avait aucune annonce non plus en ce sens. Ce qui ne manque pas de créer la confusion à la fois dans la tête des parents et des élèves mais aussi chez le personnel enseignant alors que la reprise est prévue pour le 13 septembre prochain.

Dans le milieu concerné, on indique qu’il y a deux impératifs à prendre en considération. D’abord, la protection des enfants face à une flambée dans le nombre de cas de la Covid-19 dans la communauté. Ensuite, il s’agira de rattraper le retard accumulé durant le premier trimestre, estimé entre 26 et 30 jours. Un retard occasionné par les classes alternées de deux ou trois jours d’une part et les fermetures temporaires de certains établissements où des élèves ou des enseignants ont été testés positifs, d’autre part.

Faute d’une décision officielle quant à la formule qui sera adoptée pour le 2e trimestre, plusieurs options sont proposées dans le milieu de l’éducation (voir détails plus loin). Pour Basheer Taleb, pédagogue et président de la Fédération des collèges privés, l’option qui mériterait une considération particulière serait l’extension de l’année scolaire à travers un 4e trimestre. L’année scolaire prendra alors fin en septembre 2022. « C’est une option à considérer sérieusement », souligne-t-il, précisant que cela permettra par la même occasion de retourner vers le calendrier normal, soit de janvier à octobre/novembre.

Il fait toutefois ressortir qu’il faudra prendre en compte tous les tenants et aboutissants de cette possible extension, comme les examens de SC et de HSC par exemple. « Ceux qui voudront ‘compete’ pour le HSC ou qui se sentent prêts pourront prendre les examens de mai/juin. Quant aux autres, ils pourront opter pour les examens d’octobre/novembre », suggère le pédagogue.
« Si l’option de faire toutes les classes en présentiel avec tous les élèves, comme c’était le cas avant la Covid-19 serait envisageable pour les « petits » établissements avec 200 à 250 élèves, cela serait plus compliqué avec les établissements avec un nombre plus important d’étudiants, soit de 500 et plus », souligne notre interlocuteur.

Les classes en deux cohortes, soit une le matin et une autre l’après-midi ne serait pas propice à la protection des enfants selon Basheer Taleb. Quant à l’option des classes les samedis, il estime que ce n’est pas envisageable. « Les premiers à objecter à cette formule seront les parents et les enfants eux-mêmes, suivis des enseignants bien évidemment », considère le pédagogue.

Les cinq options suggérées

À ce stade, enseignants et pédagogues sont nombreux à livrer leur avis quant à la formule qu’il faudrait adopter pour protéger les enfants d’une part et rattraper le retard accumulé, d’autre part. Parmi les options avancées sont :

Option 1 : Maintenir les classes en alterné de deux ou trois jours comme au premier trimestre.

Option 2 : Extension de l’année scolaire jusqu’à août/septembre 2022, ce qui nécessitera l’avènement exceptionnel d’un 4e trimestre. Les étudiants du SC/HSC pourront opter soit pour les examens de mai/juin ou ceux d’octobre/novembre.

Option 3 : Le maintien des classes alternées mais les cours se terminent à 15h30.

Option 4 : Faire venir les étudiants à l’école, tous les jours mais en deux groupes : un premier de 8h00 à 11h15 et un deuxième de 11h30 à 14h15.

Option 5 : Faire les classes les samedis également.

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