lundi , 19 avril 2021

Confinement et télétravail : Trois nouvelles avouées parlent de leur quotidien

Elles ont prêté serment comme avouées, il y a à peine un mois, qu’elles sont contraintes de s’adapter à la situation sur le plan professionnel mais aussi personnel. Trois nouvelles avouées parlent de leur quotidien et évoquent le confinement.

Me Yushreen Emrith : « La population doit se faire vacciner au plus vite »

Me Yushreen Shehan Emrith a à cœur le bien-être des Mauriciens et souhaitent que la pandémie soit rapidement chose du passé pour que le pays retrouve un nouveau souffle. Yushreen Emrith ne peut rester insensible à la détresse humaine et en ce temps de confinement. Ainsi, elle accompagne son père, qui est responsable d’une institution charitable, lorsqu’il se rend chez les nécessiteux pour leur venir en aide. Outres ces activités charitables, elle passe quelques heures à s’occuper de ses fougères qu’elle traite avec affection.

Cependant, Me Yushreen Emrith, qui vient de prêter serment comme avouée, ne néglige pas son travail. Elle prépare les plaintes et ficelle les dossiers prioritaires en attendant la reprise tout en gardant un œil sur l’évolution du virus. Elle est d’avis que la circulation du virus repose sur la responsabilité individuelle. « Les autorités ont placé sans ambiguïté l’urgence sanitaire mais surtout les indicateurs économiques sont tous au rouge », dit-elle. Notre interlocutrice ne fait pas dans la dentelle et demande aux autorités de tenir un langage de vérité afin que la population dans son ensemble puisse retourner l’ascenseur dans le bon sens.

La nouvelle avouée trouve que malgré le fait que le virus est moins virulent, la propagation de celui-ci se fait néanmoins plus rapidement cette fois-ci. « La population n’a pas le choix et doit se faire vacciner au plus vite. La vaccination est notre seul bouée de sauvetage face à la pandémie », dit-elle. Elle reste sur ses gardes et pense que nous devons nous conditionner au cas où une troisième vague survienne. « Mais le gouvernement doit prendre les décisions qui s’imposent afin de ne pas entraîner le pays et les opérateurs économiques dans un suicide collectif », laisse-t-elle entendre.

Yushreen Emrith est d’avis et que « l’heure est grave » mais qu’il n’y a pas de place pour la nonchalance.« Il n’y a pas de remède miracle. Soyons tous responsables et respectons les gestes barrières. Évitons les sorties inutiles et adoptons les meilleures stratégies convenables pour notre localité et pour notre pays que nous aimons tous », ajoute-t-elle.

Me Nuz’hah Kureemun : « Surmonter la situation grâce à un effort collectif »

Me Nuz’hah Kureemun, professionnelle jusqu’au bout des ongles, ne chôme pas malgré la résurgence de la Covid-19. Elle travaille les dossiers à domicile et intervient par visioconférence avec ses clients et avocats. Elle rédige des plaidoiries et les accords afin qu’elle soit prête pour la reprise. « Malgré le confinement, le travail continue », nous dit-elle. « Je suis active, joignable et à l’écoute des gens sur les réseaux sociaux, Facebook, WhatsApp, LinkedIn, email et téléphone portable », ajoute-t-elle. Me Nuz’hah Kureemun fait ressortir que les tribunaux ne traitent que des affaires urgentes pour le moment et que cela lui laisse un temps précieux pour la préparation des affaires devant être déposées après le confinement.

Me Kureemun comprend la souffrance des personnes en difficulté et offre une assistance juridique gratuite à celles dans le besoin. Elle nous confie avoir remarqué que beaucoup de gens ne sont pas conscients de leurs droits et ont des fausses idées des lois telles qu’elles sont conçues. « C’est pour cette raison qu’elles ne devraient pas hésiter à rechercher une expertise juridique. Éduquer les gens et les sensibiliser à leurs droits est un moyen de prévenir les abus », ditelle encore. Notre interlocutrice se dit très concernée par le problème de violence domestique pendant le confinement. « La violence domestique a augmenté pendant le confinement. Les victimes sont obligées de rester auprès de leurs conjoints et n’ont nulle part où aller. Les victimes ne devraient pas hésiter à demander de l’aide et à rechercher les voies de recours qui s’offrent à elles », lance-t-elle.

Me Nuz’hah Kureemun trouve que la situation de la pandémie dans le pays est alarmante. « Les gens devraient, dans l’intérêt de leurs familles, leurs amis et pour euxmêmes, respecter toutes les consignes sanitaires », souligne-t-elle. « Je suis confiants que nous pouvons surmonter cette situation grâce à un effort collectif », conclut-elle.

Me Zahraa Elahee : « Respectons les restrictions imposées »

Me Zahraa Elahee, jeune avouée, trouve que le confinement actuel dans notre pays a eu un impact sur tous les métiers, y compris la profession légale. « Pour un avoué, la pratique du droit nécessite généralement des rencontres personnelles avec le client. Par conséquent, les jeunes avocats et avoués ne peuvent pas mener d’entretiens personnels avec des nouveaux clients ou examiner des questions avec des clients existants », déclare-t-elle.

Me Elahee souligne que certains clients sont touchés par le confinement actuel. « Ce qui les a empêchés à faire des transactions financières pour des services professionnels. De plus, pour le moment, seules les requêtes urgentes peuvent être déposées et sont entendues devant les tribunaux », ajoute-t-elle. Elle nous indique qu’elle a mis en place un nouveau mode de travail, qui comprend la communication virtuelle avec les clients par le biais de messages, d’appels vocaux, d’appels vidéo et de courriels. « Mais étant donné que la plupart des procédures judiciaires se déroulent en présentiel, la pratique du droit est entravée », affirme-t-elle.

Me Zahraa Elahee demande aux Mauriciens de « rester en sécurité » et de « respecter les restrictions imposées ». « C’est une période difficile pour nous tous et plus particulièrement pour nos frontliners qui font un travail merveilleux », souligne-t-elle. « Comme citoyens modèles, nous devons respecter les lois », ajoute-t-elle. Elle nous fait part qu’elle a également observé dans le monde que le nombre de cas de violence domestique et de maltraitance d’enfants a tendance à augmenter pendant le confinement. « J’encourage vivement ceux et celles qui se trouvent dans de telles situations à se manifester et à demander un avis juridique », lance-t-elle.

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