lundi , 8 août 2022

Bourses additionnelles selon les critères sociaux : un soulagement pour de nombreux brillants étudiants

« A côté de la difficulté est, certes, une facilité!  » (Sourate 95, versets 5,6). C’est la promesse faite par le Créateur que toute épreuve est inévitablement suivie par un soulagement final. C’est ainsi que ceux qui ont connu un parcours sinueux durant leurs études ont été récompensés avec l’octroi de 24 bourses additionnelles selon les critères sociaux. La liste a été rendue publique le jeudi 5 mai par le ministère de l’Education. Ces bourses sont destinées aux enfants venant des familles modestes et qui se retrouvent parmi les 500 classés. Les bourses sont réparties comme suit : 16 des 24 bourses additionnelles sont allouées aux candidats dont les revenus de la famille ne dépassent pas Rs 18 000 par mois. L’allocation des huit bourses restantes prend en considération les derniers résultats du Higher School Certificate (HSC) et les revenus mensuels de la famille qui ne doivent pas dépasser Rs 10 200 par mois. STAR a rencontré quelques-uns des boursiers additionnels.

Usayd Heathy : «Je dédie mon succès à mes parents»

Usayd Heathy, du collège Doha, n’arrive toujours pas à croire qu’il a décroché une bourse côté Science et qu’il fait lui aussi la fierté de son collège et surtout de ses parents. Actuellement en Malaisie pour des études tertiaires en actuariat, il nous dit que les mathématiques ont toujours été sa matière de prédilection depuis son enfance. Pour ce jeune homme, « rien n’est acquis dans la vie sans l’aide du Créateur ». « Je dédie mon succès à mes parents qui ont toujours été présents pour me soutenir durant mes études », dit-il humblement.

Usayd Heathy a aussi des mots élogieux pour l’administration du collège Doha et les enseignants qui, depuis le primaire, l’ont encouragé à ne jamais baisser les bras malgré l’adversité. Il considère l’établissement Doha comme sa deuxième famille et faire honneur à ce collège est pour lui une joie indescriptible. « Je ne pourrai jamais assez remercier les enseignants dévoués. D’ailleurs, l’enseignement m’a toujours passionné que ce soit au collège et lors des leçons particulières », ajoute-t-il. Usayd Heathy remercie le Créateur, ses parents, ses amis, ses professeurs et tous ceux qui ont cru en lui.


Bibi Ertiza Toonah : «Les difficultés n’ont pas été un obstacle à ma détermination de réussir»

Malgré les épreuves difficiles qu’elle a traversées, Bibi Ertiza Toonah est d’avis que cela ne l’a pas empêché d’être lauréate additionnelle du collège d’État Sharma Jugdambi. Battante dans l’âme et faisant preuve d’une grande détermination, la jeune fille avance qu’elle n’est nullement importunée de raconter les difficultés rencontrées et les sacrifices consentis pour faire flotter haut le drapeau de son collège.

Alors qu’elle devait prendre part aux examens du HSC, sa mère est admise à l’hôpital pour se faire opérer d’un cancer. Elle a ensuite dû suivre plusieurs sessions de chimiothérapie. Bibi Ertiza nous raconte que depuis 7 ans, elle souffrait elle aussi d’un cancer des fosses nasales et elle a subi 7 interventions chirurgicales à l’hôpital pour pouvoir s’en débarrasser. Elle ne respirait que par la bouche. Elle apprend qu’elle n’a pas droit à une aide de l’État pour se faire opérer à l’étranger et ses parents ont fait du porte-à-porte pour récolter l’argent nécessaire pour payer les frais d’une clinique et acheter les médicaments. « Quelques jours avant les examens, mon père qui est tailleur de profession perd son emploi et il est admis à l’hôpital pour des problèmes cardiaques. Je n’ai pas pour autant déposer les armes et j’ai pris part aux examens du HSC », raconte-t-elle.

À l’annonce des résultats, elle n’arrive pas à croire qu’elle a si bien travaillé. À défaut d’être lauréate, elle est classée et fait une demande pour une bourse additionnelle selon les critères sociaux. Cette semaine, quand Bibi Ertiza apprend que son nom figure parmi les 24 lauréats additionnels, elle n’a pu contenir ses larmes en pensant à ses parents. « À cet instant, je me suis rappelée des sacrifices que mon père a faits pour payer mes leçons particulières », laisse-t-elle entendre. Elle conseille aux jeunes qui aspirent à être lauréat de se mettre au travail dès le début et de ne pas attendre la veille des examens pour faire les révisions. Dans la vie, nous dit Bibi Ertiza, « bizin perseverer ek fer boukou zefor pou gagne rezilta ».

L’ancienne étudiante de la Sharma Jugdambi SSS se dit éternellement reconnaissante à son Créateur pour Ses faveurs ainsi qu’à ses parents, son père Bashir et sa mère Nazila. « Zamé mo pou kapav ran zot seki zot in fer pou moi », dit-elle émue. Bibi Ertiza remercie tous ses professeurs du collège depuis le Grade 7 jusqu’au HSC de même que ses professeurs des leçons particulières qui l’ont encouragée lors des moments difficiles. Soulignons que Bibi Ertiza Toonah est actuellement à l’université de Maurice pour des études supérieures en attendant sérieusement que les cours débutent pour faire un choix de la filière qu’elle souhaite intégrer.


Zayd Ahmad Baubadoor : «Mes parents sont les moteurs de mon succès»

Zayd Ahmad Baubadoor, ancien étudiant de l’établissement secondaire Doha, est parmi les 24 lauréats additionnels selon les critères sociaux. Le jeune homme a, en effet, décroché une bourse dans la filière Economie. Modeste dans ses propos, Zayd Ahmad rend hommage à ses parents qui, à ses dires, n’ont épargné aucune peine pour qu’il puisse réussir dans ses études.

Étudiant à la Doha Academy depuis le primaire, Zayd Ahmad avait tout le temps montré des qualités exceptionnelles et nombre de ses enseignants disaient qu’il serait un futur lauréat du collège. Lors des examens du School Certificate, il s’était classé 5e en Economie à Maurice. Ses professeurs avaient décelé son potentiel et ils l’ont suivi afin qu’il décroche d’excellents résultats aux examens du Higher School Certificate au mois de septembre 2021. À présent, son entourage estime que les efforts du jeune homme ont été récompensés.

Zayd Ahmad nous dit qu’il doit son succès avant tout au Créateur, ensuite à ses parents et ses professeurs. Il fait ressortir qu’il n’était pas évident pour lui de prendre des leçons particuliers, car les revenus de son père, qui est maçon, ne suffisaient pas. « 50 % leson ti gratuit parski mo pas ti ena moyen pou payer  », indique-t-il. Son père, Roshan Baubadoor, se dit fier du succès de son fils et c’est en larmes que sa mère Safina a appris la bonne nouvelle cette semaine. « Mes parents sont les moteurs de mon succès. Je leur dois tout », insiste-t-il. Actuellement, Zayd Ahmad est en première année d’étude de droit à l’université de Maurice. Il raconte que les sacrifices qu’il a faits dans ses études ont fini par payer. Il nous confie que le secret de sa réussite est la persévérance dans ses révisions jusqu’à fort tard dans la soirée et aussi il avait diminué les sorties.

Le nouveau boursier remercie infiniment l’administration du collège Doha qui, selon lui, guide les étudiants vers le succès dès le primaire. « Le collège Doha est une institution modèle où la discipline est de rigueur pour mieux se focaliser sur les études », laisse entendre Zayd Ahmad. Il ajoute que le dévouement de chaque professeur et l’implication du recteur dans l’éducation des jeunes placent le collège Doha sur la carte de l’élitisme à Maurice. Enfin, il remercie tous ses anciens enseignants – du primaire jusqu’au secondaire – et tous ses professeurs de leçons particulières ainsi que ses amis pour leur soutien.


Mohammad Uways Nurr-Ud-Din Gopaul : «Il faut croire en Dieu»

Rien n’est acquis dans la vie sans l’ordre du Créateur. C’est le sentiment de Mohammad Uways Nurr-Ud-Din Gopaul, lauréat additionnel du collège Royal de Port-Louis. « Il faut croire en Dieu », affirme-t-il. Selon lui, c’est notre foi en Allah qui nous permet d’atteindre nos objectifs. Ex-étudiant du collège d’État de Piton, il avait été admis au collège Royal de Port-Louis pour son HSC. Il était bien encadré par des professeurs dévoués en vue de sa participation aux examens de Cambridge.

Mohammad Uways raconte que pendant le confinement en 2021, son père était admis à l’hôpital de Moka et c’est lui qui avait la responsabilité de s’occuper de la maison. Malgré cela, il n’a pas abandonné et a continué à persévérer dans ses études. Le jeune homme raconte qu’il avait dû reprendre les révisions depuis le début. Ses parents le décrivent comme « un fils exemplaire qui ne manque pas à ses obligations religieuses ». « Mo concentré dan mo letid ek osi dan mo namaz ki agir kuma ene serum pou moi », fait-il ressortir. S’il fait aujourd’hui la fierté de ses parents, Mohammad Uways est d’avis que c’est « Allah qui l’a guidé vers la voie du succès  ».

Maintenant qu’il a décroché une bourse de l’État, il contemple la possibilité de partir à l’étranger pour des études en finance. Mohammad Uways se décrit comme un passionné de la lecture et lit quotidiennement les journaux pour rester au diapason de l’actualité.

Abdus Swadick Abbaas Jearally : «Allah tousel koner dan ki difikilte nou fin passer»

Ancien étudiant du collège Sookdeo Bisoondoyal, Abdus Swadick Abbaas Jearally est au Pakistan depuis deux mois où il a été admis à l’université de Health Science pour des études en médecine. Par téléphone, il nous a déclaré qu’il a fait beaucoup d’efforts et malgré les difficultés qu’il a recontrées dans la vie, il récolte aujourd’hui les lauriers de la gloire. Le jeune boursier nous confie qu’il a fait beaucoup de sacrifices et a passé des nuits blanches pour apprendre et faire des recherches.

Le cœur gros, il rend hommage à son père Ikbal et sa mère Naziana qui ont été toujours présents pour le soutenir malgré leur manque de moyens financiers. « Mo parents fine faire sacrifice pou moi ek zamé mo pou kapav blier zot sipor. Allah tousel koner dan ki difikilte nou fin passer », laisse-t-il entendre. Abbaas Jearally fait aussi ressortir que ses proches savaient qu’il avait de grandes chances de décrocher une des bourses additionnelles et de faire la fierté de Chemin-Grenier, son lieu de résidence. « Mo pa ti pe ale ni mariaz ni program kot fami ek mo pa ti sorti avek kamarad pendan plizir mois », ajoute-t-il. Après ses études, il assure qu’il « rentra au pays pour servir sa patrie et aider à sauver des vies ». Abbaas Jearally remercie le Créateur en premier et ensuite ses parents, ses proches, ses professeurs du primaire au secondaire, et ses amis qui l’ont tout le temps aidé.


Muhammad Hadee Issa Mustafa : «Les sacrifices de ma mère ont été récompensés»

Muhammad Hadee Issa Mustafa est aux anges après avoir décroché une bourse additionnelle selon les critères sociaux. Ancien étudiant du collège Saint-Esprit, il affirme que c’est « Allah qui l’a guidé vers le succès ». D’ailleurs, il nous confie qu’il venait d’accomplir la Salât-ul-Esha quand un ami l’a appelé pour lui annoncer la bonne nouvelle. « Mo fine fer mo maximum ek Allah fine fer le reste », dit-il.

Muhammad Hadee Issa nous confie qu’il s’était classé 12e au niveau national dans la filière technique au mois de septembre 2021. Il avait alors fait une demande pour une bourse d’après les critères sociaux, car son père est décédé, il y a deux ans. Il nous raconte qu’il avait pris le relais pour assumer le rôle de père et aider sa mère dans certaines tâches à la maison. Après le décès de son père, il était quelque peu déstabilisé mais avec l’encouragement de sa mère et de sa sœur, il avait retrouvé le courage pour se concentrer dans ses études. « Les sacrifices de ma mère ont été récompensés. Ma sœur et elle ont fait beaucoup de sacrifices pour moi et je suis éternellement redevable envers elles », indique-t-il.

À présent, Muhammad Hadee Issa pense partir à l’étranger pour des études en ingénierie mécanique. Il conseille aux jeunes de toujours donner priorité à l’éducation, car c’est à travers celle-ci qu’ils vont « devenir quelqu’un dans la vie  ». Fan de Chelsea, le jeune homme adore jouer au football et ne rate pas une occasion pour soutenir son équipe fétiche. Le boursier remercie le Créateur et ila des mots tendres pour sa mère et sa sœur de même que des proches parents qui l’ont soutenu durant les moments difficiles. Il remercie aussi ses professeurs et ses amis qui ont tout le temps été à ses côtés.

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