Le barreau mauricien compte quarante nouveaux avocats. Ils ont prêté serment dans l’après-midi du vendredi 29 septembre 2023 devant un panel composé de onze juges de la Cour suprême sous la présidence de la Cheffe juge, Bibi Rehana Mungly-Gulbul. STAR a rencontré quelques-uns d’entre d’eux.
Lukmaan Hakim Khan et Muhammad Zakariyya Khan Seekdaur : Deux frères unis par une même passion
La famille Seekdaur de Vallée-des-Prêtres se réjouit du succès des deux frères, Lukmaan et Zakariyya, qui ont prêté serment comme avocats. Il est rare de voir deux frères prêter serment le même jour sous les yeux de leurs parents. Après plusieurs années d’efforts, de sacrifices et de persévérance, Lukmaan Hakim Khan et son jeune frère Muhammad Zakariyya Khan ont pu réaliser leurs rêves.
Lukmaan Seekdaur se dit fier et satisfait de son parcours. Pour l’aîné des frères Seekdaur, « c’est la volonté d’Allah et Sa bénédiction » qui sont derrière son succès et celui de Zakariyya. « C’est Allah ki soizir ki dimounn Li envi fer honerr. Aster nou nou bizin fer honerr la profession », dit-il. Lukmaan Seekdaur a fait ses études secondaires au collège Islamic de Port-Louis et son frère Zakariyya au collège Rabindranath Tagore. Lukmaan avait une préférence pour le droit et la littérature anglaise, et a opté pour cette dernière à l’université de Maurice. Par la suite, il s’envole pour l’Angleterre pour rejoindre l’université de Manchester pour sa maîtrise en American Studies.
Toutefois, en 2016, il change de parcours pour entamer des études en droit financier et commercial à l’université de Central Lancashire (UCLAN) à Maurice et obtient son diplôme en droit en 2021. C’est en 2021 également que son frère et lui se rendent à l’université de Manchester pour être « called to the Bar ». De son côté, Zakariyya Seekdaur a fait ses études en droit à UCLAN. « Je n’aurais jamais imaginé un jour que mon grand frère et moi allions prêter serment comme avocats le même jour », avance-t-il, ému.
Lukmaan Seekdaur rend hommage à son épouse Mushraat qui, dit-il, a fait d’énormes sacrifices pour qu’il puisse continuer ses études, notamment en Angleterre. « Mo madam finn get nou dé zenfan en bas age kan mo ti pe aprann l’Angleterre. Li finn bien soutenir moi », confie-t-il. Selon lui, le rôle des parents est inconditionnel. « Nos parents sont nos ‘role models’ et nous ont tout le temps soutenus », ajoute-t-il. Lukmaan et Zakariyya Seekdaur sont d’avis que le métier d’avocat est noble et où l’honnêteté doit toujours primer.
Les deux frères ont choisi les affaires civiles et les litiges, et ont à cœur de venir en aide aux habitants de leur localité, à Vallée-des-Prêtres.
Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo : « Allah m’a accompagnée durant ce parcours »
En prêtant serment comme avocate, Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo emboîte ainsi le pas à son frère, Mujaddid Soodhun, avocat depuis 2021. Visiblement émue, elle ne cache pas que le parcours de son frère l’a quelque peu inspirée. « Mais mis à part cela, j’étais déjà fascinée par tout ce qui est règlement et loi. D’où ce choix de carrière », dit-elle. Ainsi, après ses études secondaires au Queen Elizabeth College, Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo a entamé des études en droit à l’université de Central Lancashire (UCLAN) avant de poursuivre ses études pour devenir avocate, à distance, auprès d’une université britannique.
Originaire de Quatre-Bornes, Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo laisse toutefois entendre que son parcours n’a pas forcément été un long fleuve tranquille. D’une part, elle s’était fait un devoir de réussir académiquement mais aussi dans la vie, comme le souhaitait son père. D’autre part, mariée depuis deux ans, la jeune avocate est aussi maman d’une petite fille, âgée de 5 mois. Des responsabilités additionnelles avec lesquelles elle a dû trouver le moyen de composer.
Néanmoins, notre interlocutrice dit avoir témoigné de la Grandeur d’Allah à travers des événements qu’elle qualifie de « miracles ». « J’avais parfois des ‘deadlines’ assez compliqués pour soumettre des devoirs mais Allah m’a toujours accompagnée durant mon parcours en m’accordant des facilités auxquelles je m’y attendais pas », soutient-elle, ajoutant qu’elle a aussi fait preuve de courage afin de pouvoir gérer tous ces événements qui ont jalonné son parcours.
En sus du courage, Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo estime que le soutien des proches est aussi « très important ». Un soutien qu’elle se réjouit d’avoir obtenu. « Je me demande moi-même parfois comment j’ai pu entreprendre et compléter ce long parcours avec ses multiples étapes », avance-t-elle.
Jeune maman, Misbaah Kawthar Soodhun-Bhunnoo indique qu’elle ne travaille pas pour le moment mais qu’elle devrait, à l’avenir, trouver une formule de sorte à pouvoir jongler entre ses nombreuses responsabilités. « Il est fort probable que je vais me mettre à mon propre compte dans un premier temps », envisage-t-elle.
Muhammad Ayman Moideen : « Je suis ouvert à toutes les options »
C’est en présence de ses parents que Muhammad Ayman Moideen a prêté serment comme avocat. D’emblée, il exprime sa reconnaissance envers sa mère Housnah et son père Khoyratty qui ont toujours été présents depuis ses études secondaires et tertiaires. « C’est un sentiment de fierté. C’est une joie inexplicable, surtout après plusieurs années de sacrifices », dit-il.
Ayman Moideen a fait ses études secondaires à La Confiance jusqu’en SC avant de rejoindre le collège Sir Lekraz Teeluck à Flacq pour le HSC. Passionné par le droit, il a rejoint l’université de Central Lancashire (UCLAN) à Ébène pour des études dans cette filière. De 2018 à 2020, il a travaillé très dur, mais avec la pandémie de Covid-19, il n’a pu entreprendre les examens du Barreau. Après la pandémie, il rejoint Bristol, pour être admis à l’University of West England et juillet 2022, il est appelé au Barreau.
Ayman Moideen a, par la suite, effectué son pupillage chez Me Rashad Daureeawoo Senior Counsel, Me Sidarth Hawoldar, Me Gaytree Dayal, Me Sakoordeep, avoué, et a passé trois mois au bureau du DPP. Il laisse entendre qu’il n’a pas encore choisi de filière et qu’il « est ouvert à toutes les options ». « Dans les moments de doute, il faut se tourner vers le Créateur pour chercher son soutien », laisse-t-il entendre.
Aliya Deena Jeetun : « Être honnête envers ceux qui vous font confiance »
C’est avec un sentiment de grande fierté qu’Aliya Deena Jeetun a prêté serment comme avocate, vendredi. Après la cérémonie, elle nous a confié qu’elle était, à présent, soulagée après toutes ces années d’études. « C’est un accomplissement que je m’oublierai jamais et j’ai une pensée spéciale pour mon père, Yousouf Jeetun, qui est recteur au collège le Lycée Mauricien », avance-t-elle. Aliya Deena Jeetun est d’avis que c’est maintenant que tout commence dans sa carrière, qui demande beaucoup de rigueur et surtout « d’être honnête envers ceux qui vous font confiance ».
La jeune avocate a fait ses études secondaires à la SSS de Belle-Rose et après ses résultats du HSC, elle a entamé des études en Law and Criminal Justice à l’université de Maurice. Elle soutient que la pandémie a été un véritable obstacle lors de son Bar Training Course, car c’était un défi de faire le barreau en ligne. En mars 2022, elle est « called to the Bar » au Lincoln’s Inn en Angleterre. De retour au pays, elle a effectué son apprentissage au cabinet Denton de Me Robin Mardaymootoo, chez Me Reza Uteem, Me Rishi Pursem, Senior Counsel, au Benoit Chambers, chez Me Nitish Hurnaum du cabinet Eversheds Sutherland (Mtuis) et pendant 3 mois au bureau de l’Attorney General sous la supervision de Me Seetaram, Senior Parliamentary Counsel.
Aliya Deena Jeetun a choisi la filière du contentieux des affaires et des procédures judiciaires pour obtenir justice dans les cas litigieux. Pour le moment, elle se joindra à une firme spécialisée avant de faire sa spécialisation plus tard.
Mohammad Ismaail Caunhye : « La profession d’avocat est ancrée dans la famille »
C’est avec beaucoup d’émotions et de soulagement que Mohammad Ismaail Caunhye dit avoir prêté serment ce vendredi en Cour suprême. Il soutient que ses parents et lui-même en sont très fiers.
Le fait que Mohammad Ismaail Caunhye ait embrassé une carrière d’avocat ne serait pas tout à fait un hasard. Pour la simple et bonne raison qu’ils sont plusieurs dans la famille à avoir fait le choix de porter la toge. « L’ancien Chef juge, Asraf Ally Caunhye, est mon oncle. J’ai un cousin qui est Senior Magistrate. Ils sont plusieurs dans la profession et je me suis dit que j’allais emprunter cette voie », souligne-t-il.
Ainsi, après ses études primaires à Centre-de-Flacq et secondaires à Camp-de-Masque, Ismaail Caunhye a entrepris des études de droit à l’université de Middlesex. Il concède que les études pour devenir avocat sont dures, car il a dû s’éloigner de sa famille. « J’ai dû me débrouiller par moi-même en endossant de nouvelles responsabilités. Honnêtement, c’était assez compliqué pour moi au départ mais par la suite, j’ai pu surmonter cette étape », se réjouit-il.
Le jeune homme a passé sa période de stage auprès du regretté Me Rex Stephen, disparu le 4 avril dernier. « J’ai une pensée spéciale pour Me Stephen qui m’a beaucoup appris pendant les six mois de stage à ses côtés, que ce soit du côté pénal ou civil mais surtout comment se comporter comme un avocat dans la vie de tous les jours », soutient-il.
S’il avoue avoir un penchant pour la ‘litigation’ pour le moment, Ismaail Caunhye dit cependant ne pas fermer la porte pour acquérir de l’expérience dans d’autres filières. « On verra bien », lance-t-il avec le sourire.
Feroze Mohamud devient avocat à 55 ans
De policier à avocat en passant par chef d’entreprise. Tel est l’étonnant parcours de Feroze Mohamud qui figure parmi les 40 nouveaux avocats qui ont prêté serment vendredi. Cet habitant de Triolet, âgé de 55 ans, est retourné sur les bancs de l’école après un peu plus de 25 ans. « La dernière fois que j’y étais, c’était en 1988 et je venais de terminer le collège. C’est en 2015, alors que j’avais 47 ans, que j’ai décidé de reprendre les études », dit-il.
En fait, après le collège, Feroze Mohamud avait dans un premier temps rejoint la force policière. « J’ai intégré la police en 1989 et je suis resté jusqu’en 2002 », précise-t-il. Il était plongeur et s’assurer de la formation des policiers. C’est ainsi qu’il décide d’enlever l’uniforme pour le costume de plongée. Mais c’est aussi durant sa carrière de policier qu’il a pris goût à la profession légale.
La reprise des études n’a pas été sans difficultés, à en croire notre interlocuteur. « C’était difficile. Mais grâce à un ‘foundation course’ proposé par l’université de Middlesex où j’ai entrepris mes études de droit, j’ai pu m’adapter », soutient-il. Toutefois, alors qu’il se trouve en Angleterre pour ses études d’avocat, la pandémie de la Covid-19 éclate et des examens sont renvoyés. C’est sans conteste avec le soutien de ses proches, ajoute-t-il, qu’il a pu s’en sortir. « Mo tir sapo a la fami. Pendant mon absence, c’est mon épouse qui a repris la gestion du centre de plongée. Cela m’a permis de me concentrer sur mes études », indique ce père de famille.
Seul fils d’une fratrie de cinq enfants, Feroze Mohamud indique qu’il compte désormais se consacrer davantage à la profession légale, avec un focus principalement sur le droit criminel. Il évolue actuellement sous la supervision de Me Rama Valayden.
Ahmud Parwaiz Modaykhan : « Une grande joie de prêter serment dans mon pays natal »
De la joie et de l’excitation. Ce sont les sentiments qu’animaient Ahmud Parwaiz Modaykhan à l’issue de la cérémonie de prestation de serment, vendredi. « J’ai travaillé dur pour cela », précise-t-il. Âgé de 47 ans, il n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de néophyte dans la profession. En effet, il a exercé en Angleterre comme Probation Prosecutor pendant 16 ans pour ‘Her Majesty’s Prison & Probation Service’.
Mais avant de faire ses valises pour l’Angleterre, Ahmud Parwaiz Modaykhan confie qu’il était membre de la force policière à Maurice. Et c’est dans le cadre de son travail, dit-il, qu’il a dévéloppré une passion pour le métier d’avocat. « En tant que policier, nous devions de temps en temps nous rendre au tribunal. C’est à ce moment là que je me suis intéressé à cette profession. C’est ainsi que j’ai décidé de faire des sacrifices de sorte à pouvoir me rendre en Angleterre pour entreprendre des études de droit et d’avocat. J’ai prêté serment en 2006 et je suis le premier avocat de la famille », explique-t-il.
Notre interlocuteur laisse entendre que la décision de retourner à Maurice après de nombreuses années passées au pays de sa Majesté n’a pas été facile. « C’était une grande décision, que ce soit pour moi ou pour la famille. Nous contemplions l’idée de rentrer à Maurice pendant plusieurs années. J’estimais qu’il était important pour moi de retourner et de servir mon pays. C’est fait, par la grâce de Dieu », se réjouit-il et d’ajouter que c’est « une grande joie pour lui de prêter serment comme avocat dans mon pays natal ». Le quadragénaire indique qu’il va rejoindre le cabinet MC Law.
Bibi Umeyrah Burkuth : « C’était le rêve de mon père »
Très contente et fière de pouvoir porté la robe noire, Bibi Umeyrah Burkuth avance que c’est le Créateur qui est derrière son succès. En présence de son époux, Mobin Emamboccus, elle laisse entendre que c’est grâce à ce dernier qu’elle a pu se rendre en Angleterre en 2019 pour être appelée au Barreau. Malgré ce moment de joie, la nouvelle avocate ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour son père, Nazir Burkuth, décédé un an après ses examens du SC. « C’était le rêve de mon père de me voir porter la toge », dit-elle, émue. Mais elle se dit chanceuse d’avoir sa mère Swadeka à ses côtés.
Après ses études secondaires à la SSS de Belle-Rose State et son LLB à l’université de Maurice, Bibi Umeyrah Burkuth est recrutée comme Bank Officer à Habib Bank en 2016. En 2017, elle rejoint la force policière en tant que Legal Officer avant de faire son entrée dans la judiciaire comme Court Officer. De 2019 à août 2023, c’est à la cour suprême qu’elle agit comme Judicial Research Assistant et en parallèle, elle a entamé des études professionnelles pour devenir avocate. Ainsi, en 2021, c’est à l’université de BPP à Birmingham en Angleterre qu’elle a été appelée au Barreau. À Maurice, elle a fait son pupillage chez Me Feroz Hajee Abdoola, avoué, et pendant 9 mois au bureau de Me Sooraya Gareeboo, Assistant Solicitor General. Elle souhaite, à présent, apporter ses connaissances dans les litiges et assure qu’elle sera au service des personnes en difficulté.
Bibi Umeyrah Burkuth va prochainement se joindre au Peeroo Chambers, et plus tard, elle souhaite entrer au parquet et à la magistrature.
Bibi Qayinaat Annowar : « Allah m’a fait de nombreuses faveurs »
«C’est un grand jour pour moi. Je considère qu’Allah m’a fait de nombreuses faveurs pour que je puisse être là aujourd’hui ». Tels sont les premiers mots de Bibi Qayinaat Annowar à STAR, après la cérémonie de prestation de serment. Originaire de Port-Louis, la nouvelle avocate indique que c’est sa mère qui l’a motivée, et ce, depuis qu’elle est petite, pour entreprendre des études de droit. Mais aussi, elle confie qu’elle était également confiante, de par sa forte personnalité, de pouvoir faire carrière comme avocate.
Ainsi, après ses études secondaires à la Renganaden Seeneevassen SSS, Bibi Qayinaat Annowar entreprend des études de droit à l’université de Middlesex de Maurice. « Pour ce qui est de mes études d’avocat, je les ai fait à distance auprès d’une université d’Australie », dit-elle. Elle ne manque pas de remercier ses parents pour leurs sacrifices et leur soutien indéfectible, son frère, également avocat et son époux qui, souligne-t-elle, a toujours été à ses côtés. « Mes remerciements vont aussi à mes maîtres de stage qui m’ont guidée, conseillée et qui ont surtout partagé leur connaissance avec moi », souligne-t-elle.
Mère d’un bébé d’un mois, Bibi Qayinaat Annowar ne cache pas qu’elle a dû jongler entre ses responsabilités en tant qu’épouse, mère, professionnelle et étudiante. « Bizin fer li, pena choix », dit-elle avec le sourire.
Mushiirah Bibi Soogah : « Reconnaissante envers mes parents »
Lors de notre conversation après la prestation de serment, vendredi, Mushiirah Bibi Soogah nous parle de son rêve inspiré par son père Fareed Soogah, décédé en 2010, avant qu’elle ne fasse le choix de sa carrière professionnelle. « Mon père voulait me voir porter la toge d’avocate pour faire honneur à la famille. Après sa mort, j’ai décidé de poursuivre des études de droit pour honorer sa parole », confie-t-elle, émue. Elle exprime sa reconnaissance envers sa mère Mehetab qui a fait beaucoup de sacrifices pour qu’elle puisse poursuivre ses études. « Je serais tout le temps reconnaissante envers mes parents », ajoute-t-elle.
Mushiirah Bibi Soogah résidait en Angleterre et y a fait toutes ses études secondaires. Quelque temps après, elle est retournée à Maurice pour entamer son LLB à l’université de Maurice. Après ses études de Barreau, elle a effectué son pupillage chez Me Salajee, avoué, Me Sanjay Buckhory, Senior Counsel, Me Bungalee Assistant Solicitor General, et au Erriah Chambers. À présent, elle se tournera vers les cas du droit de la famille. Elle remercie ses deux frères Ziyaad et Luqmaan ainsi que leurs épouses pour leur soutien.
Muhammad Nayid Simrick : « J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce parcours »
Il est le premier avocat de la famille. Muhammad Nayid Simrick n’en est pas peu fier, d’autant plus qu’il vient de réaliser un de ses rêves de gamin. « C’est un grand jour moi. Après plusieurs années d’étude, je suis enfin parvenu à prêter serment comme avocat », se réjouit-il.
Après ses études secondaires, c’est à l’université de Central Lancashire (UCLAN) qui a une branche à Ebène, que Muhammad Nayid Simrick a entamé ses études de droit. Il s’est ensuite envolé pour l’Angleterre afin de poursuivre ses études pour devenir avocat à la City University de Londres. « J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce parcours, que ce soit pour les études ou pour le ‘pupillage’. C’était une expérience très enrichissante », tient-il à faire ressortir.
D’ailleurs, le jeune avocat ne manque pas de remercier tous ceux qui l’ont soutenu, notamment ses parents, ses grands parents, son épouse ainsi que ses beaux-parents. « Sans bien sûr oublier mes ‘pupil masters’, à savoir maitres Mamode Said Baichoo, avoué, et Rama Valayden, qui m’ont tracé la voie pour devenir avocat », dit-il.
Muhammad Nayid Simrick indique qu’il compte rejoindre un cabinet d’avocat et se spécialiser dans le droit pénal. « Ma carrière commence dès maintenant », lance-t-il avec détermination.
Les 40 nouveaux avocats
1. Goneea Prashan
2. Sahebally Muhammad Zuhayr Ajmal Ali
3.Soodhun- Bhunnoo Misbaah Kawthar
4.Yencana Jean Benoit
5. Boodhun Karishma
6. Mungur Dharshini
7. Annowar Bibi Qayinaat
8. Caunhye Mohammad Ismaail
9. Modaykhan Ahmud Parwaiz
10. Ancharaz Pallavi
11. Jeebaun Eshna
12. Virasami Koomooda Vallee
13. Simrick Muhammad Nayid
14. Munohur Abhishek Ramruttun
15. Mohamud Feroze
16. Ayadassen Monisha Devi
17. Jeetun Aliya Deena
18.Chan Hei Wen
19. Burkuth Bibi Umeyrah
20. Dhooky Shabeeny
21. Seebarruth Urshita Vritti
22. Jalim Hanshini Shiksha
23. Mootooveeren Keshini
24. Saminaden Marie Bettina Bela Gaelle
25. Soogah Mushiirah Bibi
26. Chukowry Adarsh Kumar
27. Auheeburn Suraj
28. Seekdaur Lukmaan Hakim Khan
29. Gour Shubhangi
30. Seekdaur Muhammad Zakariyya Khan
31. Kowlesser Neelesh Prakash
32. Jhuboo Lakshmi
33. Acking Richard Allen Jonathan
34. Cowreea Deepesh Kulbhushan
35. Moideen Muhammad Ayman
36. Coceal Kush Tamalkrishna
37. Adimoolam Arusha Subashini
38. Seenauth Khaveesh
39. Benoit Elsa
40. Cootthen Prinsnee Pillay
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