mardi , 26 octobre 2021

Ni horoscope ni vœux pieux

Il y a une année, il pleuvait des prédictions pour 2020 et les gens s’échangeaient les meilleurs souhaits. Ici, les horoscopes et, là-bas, les vœux de bonheur, de prospérité, de bonne santé et de succès. Rarement, quelqu’un ose dire que rien n’arrive sans la permission de Dieu. Sinon, fait de chaque souhait, une prière à Dieu, reconnaissant que c’est Lui qui donne. Le bonheur, la prospérité, la bonne santé et le succès ne sont-ils pas des vœux pieux si nous faisons exprès d’oublier Dieu ?

Le Messager d’Allah (paix soit sur lui) dirigea la prière un matin à la suite d’une pluie qui s’était abattue pendant la nuit. Quand il termina, il se tourna et dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? ». Les compagnons répondirent : « Dieu et Son Messager le savent mieux ». Il dit : « Parmi Mes serviteurs certains sont devenus croyants en Moi et d’autres incroyants ! Ceux qui ont dit : ‘on a reçu la pluie grâce à Dieu et à Sa miséricorde’ sont croyants alors que ceux qui ont dit : ‘on a reçu la pluie grâce à telle ou telle étoile’ ne croient pas en Moi mais en l’étoile’ ».

2020 ou l’année du Confinement a-t-elle vu se réaliser les souhaits exprimés lors du dernier ‘réveillon’ et après ? Les astrologues, devins et ceux qui consultent les horoscopes ont-ils eu satisfaction ? En vérité, cela ne doit nous concerner aucunement. Nous savons que l’année écoulée est sans aucun précédent dans toute l’histoire avec l’avènement de la COVID-19. Le point essentiel est uniquement ceci : la place de Dieu dans notre vie, jusqu’à dans notre anticipation concernant l’avenir, est-elle une chose que nous avons même honte ou peur de mentionner ?

Crainte et espoir

Et de se souvenir que nous parlons ici seulement d’une année. Nous oublions qu’il s’agit surtout d’un an qui passe si vite dans notre vie. Une année de moins à vivre. Nous nous rapprochons de notre fin sur terre d’une année. La bonne nouvelle, si nous pensons à Dieu, c’est de se rappeler qu’après l’année qui arrive il y aura toujours autre chose. Même si quittons ce monde, comme tant de personnes que nous connaissons l’ont fait en 2020, la mort n’est pas la fin. La vie de ce monde, par rapport à l’au-delà, est comme lorsque l’un d’entre nous plonge son doigt dans la mer, qu’il considère ce qu’il en retire. Si toute la vie ici-bas n’est même pas la durée du battement d’un œil dans le temps d’une vie, qu’en est-il alors de 365 jours et nuits terrestres?

Bonheur, prospérité, bonne santé et succès ? Mais n’est-ce pas vrai que « la jouissance de la vie présente n’est que peu de chose, comparée à l’au-delà! » (Le Coran 9:38). Nous voulons ce qu’il y a de meilleur en ce monde, comme aussi et surtout dans l’autre. C’est pourquoi, parce que les gens continueront à se souhaiter une bonne année, notre devoir à nous est d’implorer Dieu, humblement et sincèrement, et de lui demander avec crainte et espoir ce qui est meilleur. Toujours, pas seulement quand arrive le 1er janvier. Que Dieu nous accorde nos vœux, mais aussi les moyens pour les atteindre. Qu’Il nous donne ce qui est infiniment mieux. Et nous épargne aussi de ce que nous ne savons pas…

« Et n’invoque pas, en dehors de Dieu, ce qui ne peut te profiter, ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes » (Coran : 10/106).

Concluons, non en s’échangeant des vœux, mais en disant « …quiconque veut, qu’il se le rappelle. Mais ils ne se rappelleront que si Dieu veut…’ (Le Coran 74:56).

Par DR KHALIL ELAHEE

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