mercredi , 28 juillet 2021

Mehjar auckbarally, directrice, Private Wealth (Singapour): « La pandémie est un catalyseur pour le progrès et l’innovation »

Notre compatriote, Mehjar Auckbarally, directrice dans une société multinationale à Singapour, raconte son vécu de la pandémie loin de sa terre natale.Mehjar Auckbarally avait quitté le pays en 2009 et commencé à travailler pour une société multinationale après avoir débuté sa carrière à Maurice dans les services financiers. Elle nous raconte comment elle partage son temps entre sa famille et son travail malgré la pandémie de la Covid-19 à Singapour. « La pandémie a certainement eu un impact sur notre vie quotidienne. Nous avons commencé à ressentir ses effets principalement au début du confinement au mois de mars 2020 », nous dit-elle.

Elle fait ressortir qu’à Singapour, le terme ‘Circuit Breaker’ est utilisé pour désigner le confinement. « Au départ, c’était difficile, car mon époux Fayouz et moi avons dû équilibrer notre travail à plein temps po ur n o u s oc c upe r d e l’enseignement des enfants de la maison », raconte-telle. Mehjar Auckbarally fait ressortir que comme ils ont tous deux de longues heures de travail, il leur a fallu se réinventer pour s’adapter à cette ‘new normal’. « Au début du confinement à Singapour, ma fille aînée, Eyva alors âgée de 5 ans et demi, était à la maternelle et la benjamine Freya, alors âgée de 1 an et demi, n’était pas en âge d’aller à l’école. Nous avons la chance d’avoir une bonne à domicile que les enfants adorent et que nous apprécions beaucoup », souligne notre compatriote.

S’adapter à la situation

Mehjar laisse entendre que c’était très stressant pour sa fille Eyva de s’adapter à la nouvelle routine des cours en ligne. « Le ‘home schooling’ étai très dur pour nous parce que les cours en ligne coïncidaient souvent avec les horaires des réunions par visioconférence de mon époux et moi. Néanmoins, elle s’est adaptée plus vite que nous. De par la nature de mon travail et les responsabilités qui m’incombent, je voyageais assez souvent pour rencontrer les clients à l’étranger. Mais avec la pandémie et les restrictions de voyager, je suis plus souvent à la maison pour le grand bonheur des enfants », ajoute-t-elle.

Au début, nous explique Mehjar Auckbarally, les enfants ne comprenaient pas le concept du télétravail. « Mais au fil du temps, nous avons établi des règles et elles ont finalement compris ce qu’est un bureau, ce que cela signifie d’être sur un appel, en réunion, etc. Maintenant, elles jouent toutes les deux à être dans un bureau à la maison », avance notre interlocutrice. Elle confie qu’elle garde de tristes souvenirs de la fête Eid-ul-Fitr en 2020. « Comme c’est déjà triste de célébrer la fête Eid loin de la famille, ce jour-là, il n’y avait aucun invité pour partager ce moment et le succulent briani mauricien », confie-t-elle.

Le confort de la maison

Néanmoins, après des mois de restrictions, Mehjar et Fayouz ont commencé à avoir de l’espoir et de se sentir optimistes. Le couple a investi dans un véritable écosystème de bureau à domicile. « Nous avons continué à travailler partiellement à domicile et cela signifiait que nous devions accorder la priorité à la fois aux tâches quotidiennes, au travail et rester au pays », souligne-telle. D’ailleurs, elle est d’avis, qu’après, tout la pandémie n’a pas été si mal. « Pour la première fois, nous avons réussi à observer le jeûne tout en étant à la maison pendant tout le mois du Ramadan, étant donné les défis du jeûne durant la saison chaude et humide à Singapour. Tout cela nous a aidés à nous sentir plus forts physiquement et spirituellement », poursuit-elle.

Mehjar Auckbarally aurait souhaité être au pays pour rendre visite à la famille dès que possible. Mais en attendant, elle prend plaisir à communiquer avec les proches. « Les enfants sont maintenant familiers avec l’application Zoom et WhatsApp. Elles adorent parler avec les grands-parents, les tantes, oncles et cousines tous les jours », ajoute-t-elle. Elle a aussi un message pour ses compatriotes mauriciens : « Tout arrive pour une raison. La pandémie est un catalyseur pour le progrès et l’innovation. Je vous demande de prendre les précautions nécessaires. La pandémie nous a enseigné d’apprécier davantage ce que nous avons. Il vous faut vous réinventer pour le meilleur et par-dessus tout être résilients ».

Portrait

Mehjar Auckbarally a épousé Fayouz Sunnooman et elle s’est installée à Singapour en 2009. Elle a débuté sa carrière dans le secteur financier à l’île Maurice. Actuellement, elle est directrice dans une société multinationale. Elle a travaillé pour cette société depuis une décennie. Elle se dit reconnaissante envers son employeur qui lui a permis de construire sa carrière à Singapour. Elle rend hommage à son époux « qui est vraiment un mari solidaire ». Mehjar Auckbarally ajoute que tout cela n’aurait pas été possible sans la bénédiction des parents, frères et sœurs et sans oublier la grâce du Tout-Puissant qui agit comme « un guide » et l’aide à trouver « le chemin parfait au milieu de tous ces défis et incertitudes ».

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