Swaleha Neamuth, couturière et marchande de vêtements à la foire Ibrahim Abdoollah à la route Militaire à Port-Louis, a tout perdu dans l’incendie de sa maison située à Carreau Lalo, Vallée des Prêtres samedi dernier aux alentours de 16h30.
La quadragénaire dormait à poings fermés quand le feu s’est déclenché dans la chambre où se trouvaient toutes ses marchandises. C’est en ouvrant la porte qu’elle a constaté que sa maison était la proie des flammes. « J’ai été abasourdie à cet instant et je priais Allah », relate la commerçante. Swaleha s’est enfuie par une porte et a réussi à alerter la famille qui était chez sa belle-mère au sous-sol. Les voisins se sont entretemps attroupés et ont essayé en vain d’éteindre l’incendie. L’époux de Swaleha, Zagir Hussein Goobeea, raconte que la puissance du vent a attisé le feu et que la chaleur devenait si forte qu’elle faisait éclater les vitres. « Nous étions inquiets surtout à cause de la bonbonne de gaz qui pouvait à tout moment exploser à l’intérieur», poursuit-il.
À l’arrivée des pompiers, la maison avait été complètement ravagée par les flammes. Ils ont toutefois réussi à circonscrire l’incendie pour éviter qu’il ne se propage. Swaleha n’a rien pu sauver de sa maison calcinée. « Les experts nous ont dit qu’un court-circuit serait à l’origine de cet incendie», dit-elle émue. Depuis l’incendie de sa maison, la famille Goobeea a trouvé refuge chez la maman de Zagir qui elle-même vit dans une maison exigüe. Swaleha, son époux, ses deux fils et ses deux belles-filles sont plongées dans le désespoir car toutes leurs marchandises sont parties en fumée. Elle a des prêts à rembourser à la Development Bank of Mauritius et elle doit également s’acquitter de la location de l’étal à la foire où elle vend ses vêtements.
« Ziska linz nou pa ti ena pou mette. Heureusement ki ban voisins pe amen zot soutien», nous dit-elle encore. Elle remercie ses voisins qui ont essayé d’éteindre le feu. « Samem dir ki nou bizin reste bien avec nous l’entourage. Kan ou dan problème c’est voizin même ki pou galoup a ou secours», lance-t-elle.
Swaleha et Zagir entament des démarches auprès du ministère de la Sécurité sociale pour avoir une aide sociale. La compagnie Polytol leur a offert de la peinture pour repeindre la maison. Toutefois, elle ne pourra reprendre son travail comme couturière sans machines à coudre et sans tissus. Elle fait un appel au soutien de ses frères et sœurs qui pourront l’aider à faire face à ses difficultés présentes. Ceux qui souhaitent faire une donation à cette famille en détresse, pourront la contacter sur le 57252778 ou verser de l’argent directement sur le compte MCB au nom de Zagir Hussein Goobeea sur le 000342521713.
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