jeudi , 19 septembre 2019
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Fawzia et ses enfants sans logement depuis 2012

C’est une famille modeste qui avait au moins un toit pour s’abriter de la pluie et du soleil.  Mais en un rien de temps, elle a tout perdu.  Fawzia, 36 ans, n’oubliera pas de sitôt  le mardi 31 juillet 2012 quand pour la dernière fois ses trois enfants et elle ont vécu dans leur maison. Ce jour-là, un incendie a éclaté dans leur maison de deux pièces faite de bois et de tôle  à la rue Inkerman, à Plaine-Verte et a tout ravagé sur son passage.

À cette époque, elle vivait déjà séparée de son mari et élevait seule ses deux enfants. La perte de la maison et de tous ses effets personnels comme ceux des enfants lui ont porté un rude coup au moral. Elle devait tout recommencer à zéro. « Parfois mo senti mo pas réussi faire l’avenir mo banne zenfant kuma tout mama. Mo même pas réussi offert zot ene toit depi mo la case fine détruire, » dit t-elle.

La jeune femme, qui travaillait autrefois comme colporteuse, relate que le jour du drame, elle s’était rendue en cour pour régler une amende. Alertés par une forte odeur de brûlé et par des crépitements, les voisins ont informé la mère de Fawzia, qui habite à l’arrière de la case sous tôle.

Quand Fawzia est arrivée chez elle, les pompiers étaient à l’œuvre pour circonscrire les flammes.. « Tout a été réduit en cendres. Il ne restait plus que des débris. Il n’y avait plus rien à sauver », se rappelle-t-elle. La sinistrée a obtenu une aide financière de la Sécurité sociale pour pouvoir s’acheter de la nourriture. En revanche, elle n’avait plus de maison. Au ministère du Logement et des Terres on lui avait promis qu’on régulariserait sa situation vu que sa maison se trouvait sur un terrain de l’État. Elle avait même fait une demande pour une maison depuis 2013 mais à chaque fois on lui dit que bientôt elle l’aurait.  « Banne officier fini vine mesurer et dire moi zot fini complète zot formalité. Aussi longtemps ki zot pas donne moi papier, mo pas pou capave gagne aide avec banne société et même depi National Empowerment Foundation pour aide moi construire ene la case », nous dit-elle.  Sa mère l’a recueillie chez elle depuis qu’elle a perdu sa maison mais son souci principal réside dans le fait qu’elle occupe un terrain de l’État. « Nous ne disposons d’aucun document légal. La National Empowerment Foundation nous refuse des feuilles de tôle et du bois. Ces matériaux me seraient pourtant fort utiles », explique Fawzia.

L’autre souci de cette mère aujourd’hui et l’allocation de la Sécurité sociale et aussi de la NEF qui s’élève à Rs 5700. Une somme d’argent qui est loin d’être suffisante pour cette mère de famille surtout que ses deux enfants vont à l’école.

Fawzia  fait donc un appel à la générosité des Mauriciens pour lui venir en aide. « Nous avons besoin d’un lit et aussi d’un matelas car ceux que nous avons sont infectés de punaises.  Nous avions aussi besoins de vêtements pour mes enfants et moi », laisse-t-elle entendre. Ceux qui souhaitent apporter leur aide à Fawza peuvent la contacter sur le 58173685.

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