dimanche , 15 décembre 2019
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Momine Soobratty

À 90 ans : elle vit dans une maison en ruine mais ne rate pas ses salaat

Momine Soobratty, 90 ans, est veuve et mère de deux enfants. Elle vit en compagnie de son fils et sa bru à la rue Lord Kitchener à Port Louis dans une maison en bois qui date de plus de cent ans et qui représente un grand danger pour ses occupants.

Cela va faire 63 ans que Momine occupe cette maison dont elle est une héritière directe. Elle attend que la maison soit vendue pour qu’elle puisse toucher sa part et s’acheter une maison convenable pour pouvoir passer paisiblement les jours qui lui restent à vivre.

Lors d’une visite chez Momine, nous avons été choqués de voir les conditions déplorables dans lesquelles vivent sa famille et elle. La maison en bois de six chambres (dont trois ont déjà cédé et sont sous scellés) est dans un état délabré. La toiture, trouée en plusieurs endroits, doit être un panier percé en temps de pluie. « Li couler partout kuma panier », confirme Faeza, la bru.

Les planches sont abimées, les toilettes ainsi que la salle de bain sont en ruine. Chaque jour une partie de la maison s’effondre. « Comme les autres héritiers ont décidé de vendre la maison, on nous a interdit de faire des réparations en attendant de trouver un acquéreur. Mais cela fait des années qu’on attend, Nos moyens ne nous permettent pas d’acheter une autre maison. Nous n’avons d’autre choix que d’attendre », ajoute Faeza.

Il y a un an, Momine a glissé dans la salle de bain et s’est fracturé les deux jambes. Après une longue hospitalisation de six mois, elle est revenue chez elle mais doit utiliser des couches. Elle arrive à faire quelques pas mais reste alitée la plupart du temps. Cependant, elle réunit ses forces et se lève avec courage pour accomplir chaque jour ses cinq prières. « Mo chagrin ki moi et mo zenfant bizin vive dans sa condition là. Mo ti bien content ki mo Créateur vine aide nous et fer nous réussit vanne sa la cage la pou nous gagne ene plis bon. Parfois du bois depi plafond tombe lors nous. Kan la pluie nous bizin couvert avec ene plastique dans la cage », dit Momine.

Elle a occupé cette maison, qui appartenait à son beau-père, après son mariage. Ses enfants sont de la troisième génération. Hossen, 50 ans, le fils de Momine, nous explique qu’il a dépensé environ Rs 300000 au fil des années dans la rénovation de la maison. « Mo fine prend loan mo répare sa la case-là et azordi mo enkor payé et la case pe continuer céder. Si nous gagne ene cyclone, sa fois là sa la case-là pou cède lors nous. Malheureusement nous moyen pas permette nous louer ene la case en dehors », dit-il.

Entretemps cette famille met chaque jour sa vie en danger.

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