Thursday , 21 May 2026
Conversation avec des étudiants à l’Université de Dacca, Bangladesh, avant les élections de janvier ; une mission couverte par notre confrère en tant qu’envoyé spécial pour RFI.

Fierté partagée : Abdoollah Earally devient la voix de l’Inde sur RFI

Nul n’est prophète en son pays, et nous nous en réjouissons pour notre ancien collègue et confrère.

Abdoollah Earally, la voix de Radio France Internationale à Maurice (RFI), a quitté le pays l’an dernier pour poser ses valises à New Delhi. Désormais correspondant pour RFI en Inde, il délaisse le confort de l’actualité insulaire pour se confronter à l’immensité des enjeux d’une puissance émergente.

Discret dans la vie, mais pleinement présent sur les ondes francophones, Abdoollah Earally exerce son métier depuis trois bonnes décennies. Pour la petite histoire, ses premières armes, notre confrère les a faites ici même, au journal Star, sous l’aile du regretté Reza Issack et de Mustapha Cadersaib.

Depuis, l’homme a fait le tour des médias locaux : du Défi à l’Express, en passant par Radio One, Radio Plus et même la MBC en tant que formateur.

C’est un profil rare sur la place mauricienne : l’un des seuls à maîtriser toute la gamme, du papier au web, de la radio à la télévision. Avant son départ, le journaliste cumulait les casquettes de correspondant pour RFI, France 24, TV5 Monde et Réunion La 1ère. Un CV solide qui ne l’empêche pas de garder une certaine distance avec son propre parcours.

Le saut dans l’inconnu

Quitter le confort de Maurice pour l’Inde n’était pas une évidence. « Une porte s’est ouverte une première fois. Je n’ai pas fait le premier pas, me disant qu’en tant que Mauricien, j’avais peu de chances. Puis elle s’est rouverte. J’avais le profil », confie Abdoollah Earally. Aujourd’hui, l’envoyé spécial couvre tout, de la géopolitique à l’intelligence artificielle, sans oublier le quotidien des Indiens.

Le passage a pourtant été frontal. Passer de Maurice à Delhi, c’est changer d’échelle, de rythme et de température médiatique. « C’est comme si je passais du petit bassin au grand large. Mes amis de RFI me taquinaient parfois en m’appelant « notre correspondant au paradis », c’est dire la réputation de l’île Maurice à l’extérieur. Je découvre à quel point c’est vrai en étant désormais à Delhi. »

L’humilité du « débutant »

Malgré ses diplômes (École de journalisme de Lille et spécialisation au CELSA Paris-Sorbonne) et ses années de métier, l’Inde a forcé notre ancien collègue à une forme de remise à zéro. « À Delhi, je me suis senti durant les premiers mois comme un débutant. Mais dans la vie, il faut avoir l’humilité de ne pas savoir, avoir l’appétit de vouloir comprendre. Plus c’est complexe, plus cela devient mon challenge. »

Ce parcours est ponctué de moments de fierté retenue, comme lorsqu’il s’est retrouvé envoyé spécial au Bangladesh pour les élections générales ou qu’il a ouvert le journal de la matinale de France Inter pour son premier reportage depuis la capitale indienne. « C’est une humble satisfaction, tout est relatif dans la vie », tempère-t-il immédiatement.

Pour ce formateur (son autre métier) qui a encadré de nombreux confrères au Défi Media Group et ailleurs, le journalisme reste un apprentissage perpétuel. La philosophie d’Abdoollah Earally tient d’ailleurs en une phrase : « C’est le seul métier au monde où l’on est payé pour apprendre. » Une leçon que notre confrère continue d’appliquer chaque jour, au cœur de la vie trépidante de la capitale indienne.

Pour beaucoup d’auditeurs branchés sur le monde, sa voix est devenue familière, ponctuée par cette signature désormais rituelle  : « Abdoollah Earally, New Delhi, RFI » ou encore « New Delhi, Abdoollah Earally, France Inter ».

Rendez-vous avec Delhi dans STAR chaque semaine

Notre confrère nous fera le plaisir de partager son expérience indienne semaine après semaine. Retrouvez dans notre prochaine édition, notre nouvelle rubrique signée Abdoollah Earally : « Delhi au passé présent : Chronique d’un envoyé spécial ».

Une contribution exclusive pour les lecteurs de STAR.

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