dimanche , 25 août 2019
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Qurbani – bœuf sur pattes : confusion autour du prix par kilo

À la veille de l’Eid-ul-Adha, les parcs à bœufs sont pris d’assaut par ceux venus acheter un animal destiné au sacrifice d’Abraham. Si cette année, le prix du bétail a été fixé à Rs 132,50 le kilo, il existe toutefois une confusion parmi les clients et certains bouchers. 

Les Mauriciens de foi islamique célèbrent l’Eid-ul-Adha ce lundi 12 août. Plusieurs d’entre eux feront le Qurbani lundi, mardi ou mercredi. Cette année, le prix du bœuf sur pattes a été fixé par le gouvernement à Rs 132,50 le kilo. Néanmoins, une confusion règne parmi certains consommateurs et surtout des bouchers qui estiment que le prix aurait dû être plus bas. En effet, le prix du bœuf (quartier) est fixé à Rs 127,50 pour les bouchers. Ce prix inclut le transport de l’animal, les frais d’abattage et autres services dispensés à l’abattoir. « En temps normal, nou paye Rs 127,50 pour tou sa service la, bé kifer zis pou Qurbani nu paye ene zamino Rs 132.50 par kilo. Là aussi nou bizin paye transport et tou lezot frais ? » s’interroge un boucher sous le couvert de l’anonymat.

Il faut comprendre qu’en temps normal, le prix du bœuf sur pattes se vend à plus de Rs 140 le kilo. Un autre boucher nous explique que normalement, le prix peut varier entre Rs 135 et Rs 150 le kilo. « Heureusement que le ministère du Commerce a fixé le prix pour le Qurbani sinon nous aurions dû payer plus cher », avance-t-il. Il nous lance d’un air amusé :

« Ban séki malin kav fini asté ene dé zanimo dans sa lépok Qurbani-là et garder sirtout si zot pou ena maryaz kot zot. Après prix pou rémonté. »

Socovia s’explique

La perception à l’effet que le bœuf sur pattes se vend plus cher durant la période de Qurbani est balayée d’un revers de main par Socovia, principale compagnie importatrice de bétail. Un des directeurs soutient que le prix est fixé par le ministère du Commerce et de l’Industrie après que plusieurs paramètres sont pris en compte. « Le ministère prend en considération les frais de l’abattoir et le coût par kilo d’un boeuf sur pattes pour s’assurer qu’il n’y a pas d’exagération et d’abus. Ce calcul est fait par les techniciens du ministère du Commerce et ils vérifient tous les documents d’importation et toutes les données. Les techniciens obtiennent tous les renseignements des autorités douanières avant de fixer le prix », indique-t-il.

Il ajoute que le ministère du Commerce aussi bien que les autorités concernées sont en présence de tous les documents qui leur permettent de fixer le prix. « Les animaux importés ont un plus grand high dressing percentage. Avec un kilo de viande de bœuf sur pattes, un consommateur se retrouve avec plus d’un kilo de viande sans compter les abats », dit-il. Par ailleurs, le directeur de Socovia tient à faire ressortir que sa compagnie n’est aucunement en situation de monopole. « Alle vérifier combien dimoune fine prend permis après zotte reculer. Si ti ène monopole ministère pas ti pou donne permis importation », lance-t-il.

« Pas de monopole »

Le directeur de la ferme Socovia précise que le ministère de l’Agro-industrie tout comme la Competition Commission of Mauritius sont là pour encourager l’importation pour qu’il n’existe aucune mesure discriminatoire pouvant favoriser une compagnie quelconque. « Le monopole n’existe pas. Les obstacles pour l’importation, c’est le grand défi à relever. L’importation des bœufs est très exigeante », dit-il encore. « Ène zanimaux c’est ène créature biologique et si péna connaissance éna risque faire grosse perte », conclut-il.

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