Classé 1er à Maurice à l’ACCA (Top Affiliate, session décembre 2025), Wasif Bhaukaurally signe une performance qui parle autant aux employeurs qu’aux étudiants : excellence technique, endurance et sens du jugement au plus haut niveau du parcours. Derrière le résultat, il met en avant la discipline, la pratique intensive et la gestion du temps — ainsi qu’une résilience forgée par des épreuves, dans un environnement professionnel exigeant.
Dans un environnement où la fonction finance est sommée d’être à la fois techniquement irréprochable, stratégiquement lucide et éthiquement solide, certaines réussites dépassent le registre du « palmarès » pour devenir un signal faible — puis fort — sur ce que produit la rigueur lorsqu’elle est tenue dans la durée. Le classement de Wasif Bhaukaurally, 1er à Maurice lors de la session de décembre 2025 de l’ACCA, en tant que Top Affiliate ACCA, s’inscrit précisément dans cette catégorie : une distinction nationale qui reconnaît la performance cumulée la plus élevée sur l’ensemble des Strategic Professional Papers (niveau 3), à l’issue du parcours complet.
Au-delà du résultat, l’intéressé insiste sur ce qu’il veut laisser comme trace aux jeunes professionnels : un modèle de constance, de méthode et d’alignement. Il le dit sans emphase : « Derrière ce résultat se trouvent des années de travail, de discipline, mais aussi d’épreuves et de persévérance. »
Le terme « premier à Maurice » peut prêter à confusion s’il est réduit à une simple place symbolique. Ici, le message est clair : il s’agit d’une reconnaissance de performance globale sur le niveau le plus avancé de l’ACCA, celui où l’on attend du candidat non seulement des connaissances, mais un jugement professionnel capable de résister à la complexité des cas, à la pression du temps et aux arbitrages parfois inconfortables.
Dans les cabinets, les directions financières, les équipes risk/compliance ou encore l’audit interne, ce type de distinction est lu comme un indicateur de maturité de raisonnement. Pas comme une promesse automatique, mais comme une preuve déjà déposée : celle d’une capacité à tenir une trajectoire exigeante jusqu’au bout.
Exigence du « real world »
Le cheminement revendiqué par Wasif Bhaukaurally est structuré et cohérent : comptabilité au secondaire (Mahatma Gandhi Institute), finance à l’Université de Maurice, puis ACCA comme prolongement logique pour approfondir ses compétences et « développer un jugement professionnel solide ».
Sur le plan professionnel, il mentionne l’audit au sein d’un Big 4 comme un accélérateur : un environnement « exigeant, structuré et hautement formateur ».
Pour les professionnels, cette articulation est centrale : la certification n’est pas pensée comme un trophée isolé, mais comme un outil de consolidation d’une posture — rigueur, méthode, standard international, et capacité à délivrer sous contrainte.
« Practice, then pressure »
À écouter son retour d’expérience, le fil rouge n’est pas le « génie », mais la construction patiente d’un système de préparation. Il décrit une logique en deux temps : d’abord maîtriser les concepts et techniques, ensuite basculer vers une pratique intensive des questions pour muscler l’application et la technique d’examen.
Sur les ressources, le propos reste volontairement sobre : suivre les cours, verrouiller la compréhension, puis travailler « un maximum de questions ».
C’est exactement la grammaire des environnements professionnels performants : compréhension, répétition, calibrage, exécution.
La gestion du temps
Sur un point, son message mérite d’être repris tel quel par tout manager encadrant des profils en formation : la gestion du temps n’est pas un accessoire, c’est une compétence qui se construit. Il résume l’essentiel : répartir le temps en fonction des points, respecter strictement le timing, et surtout intégrer que « la discipline du temps se construit dans la pratique, pas le jour de l’examen ».
Transposé en entreprise, le parallèle est évident : prioriser, arbitrer, livrer, puis tenir la qualité — même lorsque la pression monte.
Le passage le plus révélateur, pour un lectorat de professionnels, est sans doute celui où il parle de ses débuts : il indique avoir échoué à ses deux premiers papers du niveau 2, qu’il décrit comme une période très difficile.
Il évoque aussi des objectifs manqués, des moments éprouvants, et rappelle que l’ACCA teste autant la technique que « la force mentale », davantage encore lorsque l’on travaille en parallèle dans un Big 4.
Puis vient une image très concrète, presque clinique, de ce que signifie « tenir » : « Il n’y avait ni applaudissements, ni certitudes. Seulement une décision simple, répétée encore et encore. » C’est une définition adulte de la performance : non pas l’instant d’éclat, mais la répétition d’un choix difficile quand personne ne regarde.
Et après ?
Wasif Bhaukaurally refuse de traiter le classement comme une ligne d’arrivée : « ce résultat n’est pas une finalité, mais une étape ». Il dit envisager une spécialisation en finance et réfléchit à la possibilité de poursuivre avec le CFA, tout en gardant un objectif constant : « apprendre, progresser avec humilité et contribuer avec intégrité ».
Le capital humain derrière la réussite
Wasif Bhaukaurally attribue d’abord sa réussite à sa foi. « Je rends grâce à Allah », dit-il. Il met ensuite en lumière le socle familial et académique qui a soutenu son parcours : sa mère, Dr Nazima Bhaukaurally, qu’il décrit comme un véritable modèle d’excellence, de discipline et de persévérance, ainsi que sa sœur, dont l’expérience et les conseils ont naturellement guidé ses premiers pas dans l’ACCA.
« Aucun succès n’est véritablement individuel », laisse-t-il entendre. Autrement dit : l’excellence est aussi un produit du cadre — standards, mentoring, culture d’équipe, et exigence partagée.
Ce que cette réussite raconte, concrètement
- Un standard de rigueur : performance cumulée au plus haut niveau ACCA, preuve de constance et de maîtrise.
- Une méthode transférable au travail : concepts → pratique intensive → maîtrise du temps → exécution.
- Une mentalité de résilience : intégrer l’échec, tenir la pression, recommencer jusqu’à stabiliser la performance.
- Un axe éthique : progression et ambition, mais cadrées par l’humilité et l’intégrité.
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