Quand la drogue s’installe dans un quartier, ce sont des familles entières qui vacillent. Des parents qui s’inquiètent. Des jeunes qui se perdent. Des communautés qui souffrent en silence.
Face à cette réalité de plus en plus préoccupante, le ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives, Aadil Ameer Meea, a donc décidé de franchir un cap. Ne plus se limiter aux constats, mais agir.
Mardi, 10 février 2026, il a ainsi convoqué une première réunion de concertation à Roche-Bois, région identifiée comme l’un des foyers les plus touchés par le trafic. Autour de la table : habitants, autorités, forces de l’ordre et acteurs sociaux. Une démarche volontairement directe, ancrée dans le terrain.
« Il y a des gens de plusieurs régions de l’île qui viennent ici pour se procurer de la drogue, notamment de Plaine-Verte. C’est pour cela que nous avons commencé par Roche-Bois. La situation est préoccupante. Des habitants m’ont envoyé des vidéos montrant des cas de trafic. J’ai immédiatement contacté les autorités compétentes afin que la loi soit appliquée contre ces trafiquants », affirme-t-il avec fermeté.
Mais au-delà de l’action institutionnelle, c’est aussi un engagement personnel qui s’exprime. « Comme beaucoup parmi nous, j’ai moi aussi eu un membre de ma famille touché par la drogue. Ceux qui l’ont vécu savent à quel point c’est difficile. Étant un habitant de Plaine-Verte, je ne peux rester les bras croisés. »
Action concrète
Ancien député de l’opposition, aujourd’hui ministre, Aadil Ameer Meea considère que cette nouvelle responsabilité implique une action encore plus concrète. La réunion de Roche-Bois n’est qu’un début. D’autres rencontres sont prévues à Plaine-Verte et à Baie-du-Tombeau.
Son message est clair : la lutte contre la drogue ne peut être menée par une seule institution. « Les autorités ne peuvent agir seules. Il faut une mobilisation collective. Parents, leaders communautaires, citoyens, chacun a un rôle à jouer. »
Également présent à cette réunion, le Deputy Commissioner of Police, Mohamed Ally Oozeer. Ce dernier a salué la démarche du ministre Ameer Meea, tout en donnant l’assurance que la police travaille sans relâche. « Toutes les unités de la police se sont mobilisées – la force régulière, l’ADSU, la SMF et même la SSU – pour faire face à ce problème. Je peux vous garantir que nous faisons tout notre possible pour contrer ce fléau », a-t-il déclaré.
Au-delà des discours, le ministre veut installer une dynamique : celle d’un combat partagé pour protéger la jeunesse et préserver l’avenir de nos quartiers.
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