Le nombre de décès liés à la Covid-19 ne laisse personne insensible. Imran Dhannoo, responsable du centre Dr Idrice Goumany, nous parle de l’angoisse, de la peur et de la panique qui s’emparent des gens de jour en jour. Ayant une grande expérience dans le suivi psychologique, il nous fait part de l’anxiété de ceux qui ont perdu leurs proches.
Imran Dhannoo fait ressortir qu’en dépit de toutes les campagnes pour alerter l’opinion sur la dangerosité et la contagiosité du variant Delta, ainsi que la prise en charge médicale de ceux très affectés par ce virus, la peur s’est quand même installée dans les esprits. Il pense surtout à ceux qui ont perdu des proches et ceux qui ont échappé de justesse mais qui vivent avec des séquelles. Selon lui, il est vital en ces temps difficiles d’offrir une écoute emphatique à ceux et celles qui souffrent en silence.
Il ajoute qu’il est impératif que l’association des psychologues, des psychothérapeutes, des psychologues de différents ministères, des ONG comme Befrienders, des travailleurs sociaux aguerris, se mettent à l’écoute des gens, fassent un accompagnement psychologique et offrent leurs services gratuitement pour les aider à surmonter l’angoisse d’une contamination. « Des mots de réconfort peuvent apaiser cette souffrance psychique qui habite la population », soutient-il.
Pour le directeur du Centre Goumany, le suivi psychologique des personnes atteintes de la Covid-19 est aussi d’une importance capitale. « On parle déjà de Covid-long mais notre santé mentale est d’autant plus vitale que notre bien-être physique », déclare-t-il. « Plus que jamais nous devons communiquer, apaiser, écouter et surtout garder notre calme. Ne soyons pas égoïstes. On a tous besoin de l’autre et c’est dans l’entraide et l’unité psychologique que nous ferons face à cet ennemi microscopique mais combien fatal », déclare notre interlocuteur.
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