dimanche , 27 septembre 2020

Reprise des classes le 1er juillet : elèves et enseignants à l’épreuve du New Normal

Les classes reprendront normalement pour quelques 200 000 élèves et étudiants du cycle primaire, secondaire et tertiaire à partir du 1er juillet. À l’instar des enseignants, des recteurs et du personnel non-enseignant, les élèves devront s’adapter au nouveau calendrier scolaire établi par le ministère de l’Éducation. Mais déjà, la reprise semble être source de désapprobation parmi les acteurs du secteur éducatif.

L’annonce a pris tout le monde de court : les classes reprennent à partir du 1er juillet 2020. Ainsi, le deuxième trimestre pour le primaire et le secondaire est programmé du 1er juillet au 27 novembre 2020 alors le troisième trimestre se tiendra du 7 janvier au 26 mars 2021. C’est le nouveau calendrier scolaire établi par le ministère de l’Éducation après le déconfinement. En outre, l’année scolaire 2021 est programmée du 25 juin 2021 au 29 avril 2022. Cependant, ces décisions ne font pas l’unanimité.

Pour Basheer Taleb, président de la Fédération des managers des collèges privés, le programme pour les Grades 7 à 10 et 12 aurait pu être complété « du fait d’avoir récupéré un mois de scolarité ». « Toutefois, il faut donner plus de temps aux élèves en difficulté. Pour les Grades 11 et 13, nous ne sommes pas encore fixés pour les examens, car on attend la réponse de Cambridge Assessment International Education (CIE)  », souligne-t-il. Mais selon lui, une question pertinente subsiste : « le ministère compte-t-il retourner au calendrier scolaire traditionnel et si oui, quand ? » Cette incertitude, dit-il, pèsera sur tous les partenaires de l’éducation.

Le pédagogue Faizal Jeerooburkhan estime, lui, que la reprise en juillet est une décision logique, car aucun cas local de Covid-19 n’a été signalé au cours des deux derniers mois. « Avec les mesures sanitaires préconisées, le risque de contamination et de propagation est minimisé », avance-t-il. Néanmoins, il est d’avis que les élèves auraient pu compléter l’année scolaire en décembre 2020 tout en maintenant les examens nationaux tels que PSAC et NCE. « Il aurait suffit de revoir le calendrier scolaire et étendre la journée scolaire. On pourrait alors pu tenir les examens SC/HSC en début de 2021 et ce, en consultation avec Cambridge », explique-t-il.

Changement drastique du calendrier

Selon Faizal Jeerooburkhan, les changements apportés au calendrier scolaire peuvent être lourds de conséquences. « Ce nouveau calendrier pourrait finalement devenir permanent pour les années à venir. C’est un changement drastique et dangereux. Une telle décision nécessitait des consultations et un débat national pour trouver un consensus », déclare-t-il. Le Dr Hassam Sakibe Coowar, directeur de Mauricia Institute, ne voit pas également d’un bon œil le décalage du calendrier scolaire. « L’année scolaire 2020 a été étendu et terminera en mars 2021. Ainsi, le calendrier scolaire 2021 est bouleversé. Ce n’est pas normal de chambouler la promotion de toutes les classes ainsi que les examens », fait-il ressortir.

Pour Vinod Seegum, président de la Government Teacher’s Union (GTU), la reprise au 1er juillet est une sage décision. « Le déconfinement est acté et il est normal que l’école reprenne. Avec un mois d’avance, on peut faire du rattrapage et de la remise à niveau, sachant que certains élèves n’ont pas eu accès aux cours en ligne durant le confinement. Personne ne doit être pénalisé », souligne-t-il. Il soutient que tout se déroulera sans problème malgré le nouveau calendrier scolaire établi et celui des examens. « Certainement, il y aura des ajustements mineurs à apporter », dit-il.

« Remise en forme » des élèves

Après plus de trois mois à la maison, les élèves ont-il besoin d’une « remise en forme » pour se remettre dans le bain ? « Certainement. C’est nécessaire surtout pour ceux qui, pour une raison ou une autre, ont été complètement coupés des études. Mais j’ai l’impression qu’une bonne partie des élèves, ceux en SC et HSC, n’ont pas tout abandonné. Serait-ce suffisant pour décrocher les 5 ‘Credits’  ? C’est une toute autre question », avance Basheer Taleb.

Faizal Jeerooburkhan pense, lui, qu’une « remise en forme » est valable pour les élèves de niveau moyen. « Dans un système éducatif dominé par le savoir académique et les examens, une remise en forme de l’étudiant moyen est certainement nécessaire pour le rattrapage. Les étudiants studieux, qui visent l’excellence ou qui vont concourir pour une bourse de l’État, n’ont pas vraiment besoin de cette remise en forme. Ils sont plus disciplinés, appliqués, organisés et autonomes », explique le pédagogue.

Cela dit, le Dr Hassam Sakibe Coowar estime qu’une remise en forme n’est pas du tout nécessaire parce que 98% des élèves (du niveau secondaire) ont pu suivre les courses en ligne et à la télévision. « Ils ne se sont donc pas détachés complètement de leurs études pendant la période de confinement. Aussi, selon les enseignants, ils sont en avance sur le programme et ont pu accélérer la cadence avec les leçons en ligne. Il n’y a donc eu aucune baisse de motivation », affirme-t-il.

Précautions sanitaires dans les établissements scolaires

Basheer Taleb, Faizal Jeerooburkhan, Vinod Seegum et Dr Hassam S. Coowar

Pour la reprise des classes, des mesures sanitaires seront mises en place : prise de température à l’arrivée dans les établissements scolaires, port du masque pour tous les élèves et décalage de l’heure de la recréation afin d’éviter tout rassemblement excessif. Nos intervenants sont unanimes à dire que de telles mesures sont essentielles. « Covid-19 nous l’impose. Bien sûr, il y aura des difficultés à surmonter. Mais a-t-on vraiment le choix? Dépendant de l’évolution de la situation, nous aurons à nous adapter », déclare Basheer Taleb.

L’application de toutes ces mesures nécessitera-t-elle plus de temps ? Faut-il ainsi revoir les horaires des classes ? Faizal Jeerooburkhan est d’avis que tout dépendra de la façon dont ces mesures seront appliquées. « Un enseignant bien formé saura soutenir les élèves pédagogiquement et psychologiquement. Ces mesures requièrent plus d’attention de la part des enseignants. Une extension des heures de classe est à considérer mais les syndicats ne se prêteront pas au jeu », dit-il.

Vinod Seegum estime, lui aussi, que les mesures sanitaires sont primordiales. « Tout sera fait dans l’intérêt des élèves et du corps enseignant et non enseignant. Le bien-être de soi ne peut en aucun cas impacter sur la psychologie. On connaît la dangerosité du virus, et la communauté scolaire ne fera pas de concessions afin de prévenir une nouvelle résurgence », avance-t-il.

Toutefois, selon Dr Hassam Sakibe Coowar, le port du masque à longueur de journée sera difficile pour les élèves ainsi que pour les enseignants. « Le port du masque n’est pas nécessaire dans la salle de classe mais les élèves doivent le porter quand ils sont dans la cour et en dehors de l’école. Aussi, comment l’enseignant fera toutes ses classes avec un masque au visage ? Les recréations décalées n’est pas une bonne mesure. Il est préférable que tous les élèves restent en classes pour le déjeuner », considère-t-il.

Examens du SC et du HSC en 2021 : quelles implications pour les enseignants et les élèves ?

Les examens du School Certificate (SC) et ceux du Higher School Certificate (HSC) ont été reportés pour la période avril/juin 2021. Basheer Taleb se montre plutôt positif quant à cette décision. « Je pense qu’il faudra faire confiance aux enseignants. Vu que les examens auront lieu en avril et juin 2021, ils auront amplement le temps. L’école devra aider l’élève à s’organiser. Il faudra l’aider à rester ‘focused’ pendant les vacances de décembre et durant les mauvais temps qui sévissent de janvier à mars. Pour les jeunes qui travaillent en décembre, cela posera un problème », fait-il ressortir.

Faizal Jeerooburkhan pense également que le report des examens aidera les élèves à mieux se préparer. « Je crains même un relâchement chez certains étudiants vu l’ampleur de cette extension », dit-il. Toutefois, souligne-t-il, certains étudiants ont travaillé dur pendant le confinement. « Ils sont les grands perdants et on devrait leur permettre de prendre part aux examens SC/HSC en tant que candidats privés en novembre et décembre 2020. Ils auraient pu faire des demandes d’admission dans des universités étrangères tôt en 2021 », suggère-t-il.

Diminuer le stress

Pour sa part, Vinod Seegum pense que les étudiants auront tout le temps voulu pour compléter leur syllabus et se préparer pour les examens. « Le rattrapage sera d’actualité, de même que les révisions qui est un aspect essentiel. N’oublions pas ceux qui concurrent pour les bourses doivent pouvoir le faire sans stress et plus important, après avoir complété le curriculum. D’où la pertinence du nouveau calendrier », avance-t-il.

Le Dr Coowar émet, lui, un avis contraire et pense que tous les examens auraient dû être maintenus. « Les examens de fin d’année tels que le PSAC, le National Exam pour les élèves de Grade 9 ainsi que le SC et le HSC auraient pu avoir lieu. En Europe, les examens ont été maintenus tout comme le Bac et les examens de Cambridge. À partir du deuxième trimestre, les élèves ont d’habitude 120 jours de travail. Actuellement, on dispose de 108 jours et cela aurait été suffisant pour maintenir les examens », avance-t-il.

Plan de travail des enseignants : révisions et rattrapage au programme

Après plusieurs semaines à dispenser des cours en ligne via Zoom ou d’autres plateformes technologiques, les enseignants seront de nouveau dans la salle de classe. Ils évoquent la reprise ainsi que leur plan de travail.

Zafiir Bholah : «Les premières semaines consacrées aux révisions»

Zafiir Bholah, enseignant de chimie, se dit soulagé que les classes reprennent en juillet. « J’ai hâte d’être dans mon laboratoire pour dispenser les cours. Enseigner la chimie en ligne était à la fois plaisant et innovant mais il manquait la touche humaine qui est très importante dans le processus d’enseignement et d’apprentissage », dit-il.

Pour la reprise, Zafiir Bholah explique que les quatre premières semaines seront consacrées aux révisions. Il prévoit également des séances de rattrapage, car un certain nombre de ses élèves n’ont pu assister à ses cours en ligne. « Étant donné que les examens de Cambridge auront lieu en avril-juin 2021, nous aurons amplement le temps pour pratiquer les ‘test papers’ et rattraper le retard au niveau des classes pratiques », ajoute-t-il.

Selon lui, le confinement lui a permis de se familiariser avec les outils technologiques. « Je pense que désormais la pédagogie intégrera ces outils numériques. Nous pouvons par exemple continuer à utiliser la plateforme en ligne pour partager des leçons. Je compte utiliser les vidéos conçues par Cambridge pour les étudiants de A-Level », laisse-t-il entendre.


Medha Hurynag : «Des révisions et des classes de rattrapage»

Enseignante de Travel and Tourism, Medha Hurynag travaille essentiellement avec les élèves du « upper secondary classes ». Elle estime que pendant le confinement, elle a pu terminer le programme pour les Grades 11 et 13. « On va se concentrer sur des séances de révision en vue des examens du SC et du HSC. Je compte aussi organiser des classes de rattrapage pour ceux qui n’ont pu suivre les cours à distance », avance-t-elle. Elle ajoute qu’avec le nouveau calendrier scolaire, les enseignants auront un gros travail à faire, car selon elle, le deuxième trimestre est très exigent. « J’espère que tout le monde pourra tenir le coup, surtout sur le plan psychologique », lance-t-elle.

Concernant le processus pédagogique, Medha Hurynag confie qu’elle a une préférence pour les instruments technologiques dans l’enseignement. « Je trouve que les outils technologiques sont beaucoup plus efficaces et interactifs, étant donné que la génération présente s’intéresse beaucoup à la technologie. Pendant le confinement, la plupart des élèves des Grades 11 et 13 ont démontré un intérêt pour les classes en ligne », souligne-t-elle.


Waazinah Golam Hosen-Shamtally : «Les élèves ne seront pas tous dans le même état d’esprit»

Pour Waazinah Golam Hosen-Shamtally, enseignante de Home Economics, tout le monde devra s’adapter à la nouvelle situation. Selon elle, après le confinement, les élèves ne seront pas tous dans le même état d’esprit. « Je crois que l’utilisation d’outils technologiques sera utile la transition de l’enseignement en ligne aux classes en présentiel. Ces outils aideront les élèves à être attentifs en classe », dit-elle.

L’enseignante estime cependant que vu qu’un certain nombre d’étudiants n’ont pu suivre les cours en ligne car ne disposant pas de connexion Internet à la maison, les cours de rattrapage devront avoir lieu lors de la reprise. « L’école travaille sur des stratégies pour assurer le bien-être et la réussite des élèves. Le deuxième trimestre commencera certainement par un récapitulatif de tous les chapitres. Cette phase de transition permettra aux élèves de se fondre à nouveau dans l’environnement scolaire. En tant qu’enseignante, je donnerai le meilleur de moi-même pour que mes élèves puissent aborder la reprise en toute quiétude », assure-t-elle.


Calendrier scolaire 2020/2021

  • Du 15 juin jusqu’au 30 juin : break pour l’enseignement en ligne
  • Lundi 22 juin : Reprise pour le pré-primaire
  • Mercredi 1er juillet : Reprise pour les cycles primaire, secondaire et tertiaire
  • 1er juillet-27 novembre : 2e trimestre (primaire et secondaire)
  • 16-26 octobre : Midterm break
  • 7 janvier-26 mars 2021 : 3e trimestre

Calendrier des examens

  • Les examens du SC/HSC auront lieu en avril/juin 2021
  • Les « modular assessements » du PSAC (Grade 6) de sciences et d’histoire-géographie sont prévus pour début décembre 2020 alors que pour les autres matières, ils auront lieu en mars 2021.
  • Les « modular assessments » de Grade 5 débuteront le 21 mars 2021.
  • Les candidats de Grade 9 se présenteront eux à leurs examens au mois d’avril.

Reprise en juillet : sentiments mitigés dans le milieu estudiantin

La reprise, avancée d’un mois, ainsi que le report des examens à 2021 sont diversement commentés par les étudiants. Pour beaucoup, cela leur permettra de mieux se préparer en vue des examens. D’autres soulèvent le problème lié aux inscriptions universitaires.

Mushir Mazarally : «Tous les élèves sur un pied d’égalité»

Mushir Mazarally, étudiant en SC, pense que la reprise en juillet au lieu d’août comporte des avantages et des désavantages. « C’est une annonce stressante et qui pourrait bouleverser la routine des étudiants. Néanmoins, cela ne retardera pas notre programme d’études. Mais je pense que la décision de repousser les examens à l’année prochaine met tous les élèves sur un pied d’égalité. Certains élèves n’avaient pas toutes les facilités pour suivre les cours en ligne sur les différentes plateformes comme Zoom ou Microsoft 365 », avance-t-il.

Mushir avance que ce serait une bonne initiative que de reprendre en salle de classe à la reprise tous les cours dispensés en ligne durant le confinement. « La décision de prolonger le calendrier scolaire laisse plus de temps aux élèves de s’adapter et de rattraper leur retard. L’option mise à la disposition des élèves par le MIE est fort louable. Cela donnera l’occasion aux étudiants d’un niveau avancé de prendre part aux examens », souligne-t-il.


Zoubeir Badulla : «Je me sens moins stressé»

Etudiant en HSC, Zoubeir Badulla pense que la reprise prévue pour le 1er juillet aidera ceux qui ont accusé un retard sur leur programme et auront ainsi le temps de pratiquer des « past papers questions ». « L’école est l’environnement idéal pour apprendre, car on arrive plus à se concentrer. Ainsi, on reste motiver pendant la journée, ce qui est très difficile à la maison. De plus, je vais pouvoir me rattraper au niveau des classes de pratique pour la biologie et la chimie », confie-t-il.

Zoubeir se dit aussi « moins stressé » vu que les examens de fin d’année sont prévus en 2021. « J’ai amplement le temps pour réviser pour d’autres examens comme l’UCAT, qui me permettra d’étudier la médecine dans les universités. J’aurai aussi le temps de développer des nouvelles compétences dans des domaines non-académiques tels que ‘film making’ and ‘creative writing’ », avance le jeune homme qui dit avoir hâte de retrouver ses amis au collège.


Nadiim Wohedally : «D’énormes problèmes pour les admissions universitaires»

Nadiim Wohedally, étudiant en HSC, salue la décision du gouvernement de fixer la date de la reprise au 1er juillet. Selon lui, cela aidera les élèves qui n’ont pu suivre les classes en ligne de se rattraper. Toutefois, il souligne que la reprise initiale en août n’aurait pas changé grand-chose, car les élèves ont passé les trois derniers mois à étudier.

Nadiim pense lui aussi que le report des examens à 2021 est une bonne décision. « En tant qu’étudiant du HSC, cela me permettra d’avoir plus de temps pour réviser. Aussi, dans certain cas, les cours en ligne n’ont pas été fructueux et désormais les élèves pourront avoir plus d’explication en classe et ainsi comprendre mieux les chapitres. Toutefois repousser les examens à 2021 comporte d’énormes problèmes pour les admissions universitaires. Ceux qui ont la capacité doivent pouvoir prendre part aux examens cette année », laisse-t-il entendre.


An-Noor Gheerow : «Commencer un mois plus tôt ne change rien»

Étudiante en HSC, An-Noor Gheerow pense que le milieu estudiantin a été déçu quand la reprise a été avancée d’un mois. « Nous étions tous prêts mentalement pour reprendre les cours en août et nous pensions que nous aurions au moins un mois de libre après plus de trois mois de cours en ligne. Bien que ce soit une bonne initiative, il demeure que nous avons déjà une avance sur le programme. Donc, commencer un mois plus tôt ne change rien. Au contraire, cela va davantage stresser les étudiants », dit-elle. Par ailleurs, An-Noor pense que le report des examens aidera les élèves à mieux se préparer. « Avec ce report, les élèves sont plus motivés à utiliser leur temps de manière plus efficace pour les révisions. Au début, je voulais que les examens soient maintenus cette année. Mais après mûre réflexion, je trouve que c’est une bonne chose, car de nombreux étudiants n’ont pu suivre correctement les cours en ligne. Ils auront le temps pour rattraper leur retard », conclut-elle.

Qu’en pensent les parents?

Les parents sont tout aussi concernés par la reprise que les élèves et les enseignants. Certains ont été surpris par l’annonce de la reprise des classes en juillet alors que d’autres estiment que le timing est correct.

Ali Jookhun : «Le nouveau calendrier scolaire est correct»

Président de la PTA dans le collège d’État que fréquente son fils, Ali Jookhun salue la décision du gouvernement de fixer la reprise au 1er juillet. « Le nouveau calendrier scolaire est correct et cela devrait, espérons-le, permettre aux élèves, qui n’ont pu suivre les cours en ligne, de rattraper leur retard », dit-il. Il se dit soulagé que des tests de dépistage seront effectués sur le personnel enseignant et non-enseignant.

Concernant le report des examens du SC et du HSC à l’année prochaine, Ali Jookhun estime que c’est « une décision judicieuse ». « Cela permettra à tous les élèves d’avoir une meilleure préparation surtout pour les matières impliquant des examens pratiques ou la soumission des projets », soutient-il.


Sébastien Serret : «Un délai très court»

Sébastien Serret est président de la PTA au sein d’un établissement scolaire privé. Selon lui, la reprise au 1er juillet est «un délai très court». « Cela demande du temps pour tout mettre en place. Vu que nous avions déjà anticipé cette reprise, la direction de l’école et la PTA ont déjà effectué des visites pour voir comment tout réorganiser comme par exemple mettre des robinets additionnels », explique-t-il. Sébastien Serret émet toutefois des réserves sur le port du masque à longueur de journée en classe.

Par ailleurs, il salue la décision du ministère concernant le report des examens du SC et du HSC. « Cela va permettre une remise à niveau pour les élèves qui ont des difficultés. Ils auront la chance de prendre part aux examens plus sereinement », dit-il.

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