Lors de sa visite à Maurice dans le cadre du Yaum-un-Nabi, Maulana Shah Mohammad Anas Noorani Siddiqui a lancé, à travers la SNIT Business School, un programme inédit de bourses d’études.
La visite à Maurice de Maulana Shah Mohammad Anas Noorani Siddiqui, Chief Patron de la World Islamic Mission (WIM) Mauritius, n’a pas seulement marqué un moment spirituel d’une grande intensité à travers la célébration du Yaum-un-Nabi. Elle a également mis en lumière une dimension essentielle de son action : la transmission du savoir et la démocratisation de l’éducation.
Dans la continuité de l’œuvre de ses aïeux, l’érudit a choisi de placer la formation des jeunes au centre de sa visite à Maurice, en mettant en place un programme inédit de bourses d’études à travers la SNIT Business School de Bell-Village – institution tertiaire reconnue, subventionnée et administrée par la WIM de Maurice – une initiative qui s’inscrit également dans le cadre des célébrations marquant le 1500e anniversaire de la naissance du Saint Prophète Muhammad (saw).
Affronter les défis contemporains
Appelé « Shah Mohammad Anas Noorani Siddiqui Scholarship », ce dispositif a permis à quelques jeunes étudiants mauriciens de bénéficier d’une bourse d’études complète. Celle-ci leur permet de suivre un diplôme en Business Management and Leadership, programme internationalement reconnu de l’Association of Business Executives (UK) et développé par l’Institute of Leadership. Derrière cette initiative se profile un double objectif : soutenir les jeunes dans leurs aspirations académiques et offrir au pays une relève formée, compétente et apte à répondre aux défis contemporains du marché du travail.
« Nous avons choisi les mosquées que Maulana Shah Anas Noorani Siddiqui a visitées lors de son passage à Maurice cette année et nous leur avons offert à chacune une bourse destinée à un jeune de la localité. C’est le comité interne de la mosquée qui fera sa sélection, sur la base de nos recommandations concernant les prérequis, tels que l’âge ou les qualifications minimales », explique Hamade Aubdoollah, secrétaire général de la WIM Mauritius. Ce choix traduit une volonté claire de rapprocher l’éducation de la communauté, de donner une chance à chaque région, et surtout d’inclure les mosquées dans un rôle actif d’accompagnement de la jeunesse.
Les bourses octroyées, couvrent intégralement l’ensemble des frais liés à la formation – cours, examens (qui sont britanniques), ainsi que les frais d’enregistrement.
Un levier de justice sociale
Pour Hamade Aubdoollah, cette démarche s’inscrit dans une vision claire : « Nos frais sont déjà subventionnés grâce à notre organisation caritative, mais nous voulions aller plus loin : mettre l’éducation véritablement à la portée de tous et agir comme un tremplin pour les jeunes de la société. » L’initiative n’est donc pas un geste ponctuel, mais un prolongement d’une philosophie qui guide l’organisation depuis sa création : élever la jeunesse par le savoir, afin de lui offrir non seulement des opportunités de carrière, mais également les moyens de devenir des citoyens éclairés, responsables et conscients de leur rôle dans la communauté.
Selon le secrétaire général, une bourse d’études, au-delà de son aspect matériel, représente un levier puissant de transformation sociale, ouvrant aux jeunes talents des portes qui, sans ce soutien, resteraient fermées.
« Investir dans l’éducation d’un individu, c’est en réalité élever tout un foyer, car ce jeune homme ou cette jeune femme sera, demain, le pilier et le guide de sa propre famille. Ce même individu renforce également sa capacité à contribuer au développement économique et social du pays », poursuit notre interlocuteur en ajoutant que de tels dispositifs jouent aussi un rôle clé dans la réduction des inégalités et la création d’une société plus équitable, où chacun peut s’élever grâce au mérite et à l’effort.
Un héritage éducatif
Ce choix d’investir dans l’éducation s’inscrit dans la lignée de la philosophie du père fondateur de la SNIT Business School, Maulana Shah Ahmad Noorani Siddiqui. Ce dernier affirmait inlassablement que « l’éducation peut transformer le monde ». Pour lui, former de meilleurs êtres humains, dotés de sens critique, de responsabilités et de valeurs morales solides, constituait le socle d’une communauté forte et harmonieuse. « Cette conviction demeure aujourd’hui le fil conducteur des actions de son successeur, Maulana Shah Anas Noorani Siddiqui », affirme Hamade Aubdoollah.
Pour rappel, l’engagement éducatif de la famille Siddiqui remonte loin. Le grand-père du chef religieux, le très regretté Maulana Shah Abdul Aleem Siddiqui, avait dès ses séjours à Maurice dans les années 1920 souligné l’importance d’une éducation à la fois académique et religieuse. Son rôle dans la fondation de la Dar-ul-Uloom de Phoenix et du Collège Aleemiah témoigne de cette vision. Ces institutions, encore actives, incarnent cet héritage vivant qui a contribué à former des générations de Mauriciens à la fois dans la connaissance profane et dans la spiritualité.
Aujourd’hui, le lancement de cette nouvelle bourse s’inscrit dans ce même héritage. En misant sur l’éducation, Maulana Shah Mohammad Anas Noorani Siddiqui et la WIM Mauritius prolongent une œuvre qui dépasse les générations et les frontières : celle de bâtir un avenir où la jeunesse, armée de connaissances et de valeurs, sera capable de relever les défis de son temps et de contribuer pleinement au progrès de la société mauricienne.
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