jeudi , 23 novembre 2017
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Zub Express

Zub Express remporte le prix d’excellence du Trip Advisor

  • Un voyage pour accomplir l’umrah au meilleur employé chaque année

Zub Express, célèbre restaurant  à Flic en Flac, fait la fierté de l’île Maurice dans le domaine de la restauration. Pour la troisième année consécutive, le restaurant a remporté le prix d’excellence décerné par l’organisation américaine du voyage, Trip Advisor.

Les voyageurs du monde entier votent chaque année pour désigner le meilleur restaurant au monde. Sur les 59 restaurants sur la côte ouest de l’île de 2014 à 2017, Zub Express truste la première place de ce classement pour la troisième année de suite. Le succès de ce restaurant porte l’empreinte de  son propriétaire, Eshan Mohoboob, et de celle de son épouse, Aaicha, qui se dépensent sans compter pour fidéliser les clients.

Fondé le 3 novembre 2006, Zub Express attire les touristes et les familles  mauriciennes tout le long de l’année. La particularité du restaurant: la vente de boissons non alcoolisées seulement et l’interdiction de la consommation d’alcool sur place. Doté d’une terrasse avec vue sur mer, le restaurant peut accueillir jusqu’à 180 personnes et sa cuisine vous propose des plats concoctés par des chefs du Népal, de la Chine, de l’Inde et du Bangladesh.. Les gourmets peuvent déguster des plats à base de viande, de poulet et des fruits de mer. Les chefs proposent des plats chinois, de la cuisine orientale, des plats typiques locaux et une variété de plats indiens. Le restaurant est ouvert 7 jours sur 7 d’octobre à mars et 6 jours sur 7 durant la basse saison.

Qualité du produit

Eshan Mohoboob est un directeur attaché à la qualité du produit, la perfection des cuissons et la justesse des goûts. Le respect des règles d’hygiène et des standards est l’affaire de tous au restaurant qui compte une trentaine d’employés. Zub Express est le seul restaurant sur la côte ouest doté d’une salle de prière ouverte tous les jours de 4h00 du matin à 22h00 et  qui peut accueillir 150 personnes – hommes et dames. Chaque vendredi pour le namaz Jummah, le lieu de prière affiche complet. « Pendant le ramadan, le restaurant offre l’iftar et le repas du matin gratuitement. Le namaz taraweeh est dirigé par un imam qui a fait ses études coraniques à l’étranger », nous indique Eshan Mohoboob.

Pour encourager ses employés à donner le meilleur d’eux-mêmes, le directeur de Zub Express a trouvé une formule gagnante. Chaque année le meilleur employé musulman est récompensé par un voyage tous frais payés pour accomplir l’umrah. Tous les employés sont formés  et sont traités avec beaucoup d’égards. « Pour moi, mes employés sont les membres de ma famille. J’applique le principe de l’islam qui rejette l’exploitation », dit-il.  Les employés sont bien traités et sont logés sur place. Tous les employés musulmans doivent obligatoirement accomplir les cinq prières quotidiennes. Le directeur de Zub Express nous confie qu’il vise le «Gold Award» du Trip Advisor qui est décerné à un restaurant qui remporte six années de suite la première place. Zub Express s’est taillé une bonne réputation et ses fidèles clients étrangers ne ratent jamais l’occasion d’y venir en famille goûter ses plats aux saveurs exquises à chacune de leurs visites à Maurice.

Ainsi chaque semaine une trentaine de tables sont réservées pour des clients de l’Arabie Saoudite en transit dans le pays. Zub Express est aussi une compagnie de location de voitures de tourisme.

Après 11 années qu’existe le restaurant, Eshan Mohoboob et son épouse Aaicha sont fiers de leurs succès. Le Trip Advisor Award décerné «For the consistent Achievement of high ratings from Travellers» leur donne une motivation supplémentaire pour progresser davantage et pour que Zub Express devienne une référence dans le domaine de la restauration à Maurice.


Eshan Mohoboob vole de succès en succès

Eshan Mohoboob
Avec son épouse Aaicha

Eshan Mohoboob truste les lauriers. Il est le premier  directeur de restaurant  mauricien à décrocher le prix d’excellence de Trip Advisor trois années de suite.

Ce prix, soulignons-le, récompense des hébergements, des attractions et des restaurants qui ont reçu des notes et commentaires exceptionnels sur le site d’avis de voyageurs. « Ce n’est pas Eshan Mohoboob qui a gagné, mais c’est l’île Maurice qui est à l’honneur », lance-t-il avec enthousiasme.

L’histoire de cet homme arrivé sans capital de départ dans le business est un véritable  «sucess story». Il est l’exemple même de ces hommes qui travaillent avec leur tête, leur cœur et leurs tripes pour réussir dans la vie.

Orphélin de père

En 1970, Eshan perd son père et devient orphelin avec 5 sœurs et 4 frères. Sa mère, femme au foyer, n’a aucun moyen de subsistance pour élever ses enfants. La maison où la famille habite est mise sous scellés. Eshan avec ses frères et sœurs se retrouvent sur le trottoir. Faute d’argent, il met fin à sa scolarité et à l’âge de 13 ans, il se retrouve dans une plantation pour arracher les mauvaises herbes. « Mo ti pe gagne Rs 6.00 par semaine pou donne mo maman », confie-t-il. Grâce au soutien de ses oncles, la famille se regroupe dans une maison à Curepipe. Eshan trouve de l’emploi au magasin Dawood Manjoo avec Rs 30.00 comme salaire. Il garde des très bons souvenirs de Gorah Bhai Issack, le père de l’ancien PPS Reza Issack, qui lui a enseigné le savoir-faire et lui a donné l’opportunité de s’engager dans l’action communautaire et de servir la mosquée Malartic à Curepipe.

Après son passage au magasin Manjoo, Eshan prend de l’emploi chez Poncini pour un salaire de Rs 600 par mois. En 1987, il participe à un concours organisé par le Round Table. Il remporte le premier prix sur la création des petites entreprises empoche un cachet de Rs 50.000 offert par la MCB. Après Poncini, il trouve de l’emploi chez Bijouchic avec Bhai Ahmad Goburdhun comme directeur. Il puise dans ses économies et crée des boîtes à bijoux que commercialisent Poncini et Bijouchic. En 1972, Eshan met sur pied la société Bait-ul-Maal à Curepipe et fait l’acquisition d’un arpent de terrain pour construire le Centre Islamique de Maurice en face du stade George V. Avec l’aide de Rabita les membres ont érigé un bâtiment pour abriter une Dar-ul-uloom.

En 1997, sa passion pour le football le conduit chez le Scouts Club avec Fareed Arzamkhan comme président. Ce dernier l’invite à prendre la responsabilité du club des supporteurs. Eshan avait fait comprendre aux dirigeants de l’époque que son engagement avait comme objectif de  faire remporter le titre de champion au Scouts Club pour la deuxième fois de son histoire.

Il ne vend pas d’alcool

Il part chercher le meilleur entraîneur malgache en la personne de Mosa et fait venir deux joueurs tanzaniens, Moosa Kiwelu et Ali Yousouf. Le Scouts club remporte le championnat la même année. En 1999, grâce à ses contacts, il fait venir, Ramadan, un entraîneur du Malawi. Après les problèmes lors de la finale contre la Fire brigade, Eshan Mohoboob met fin à sa contribution au football pour s’occuper de son business. Propriétaire de 4 magasins à Rose-Hill et Curepipe, en 2006 il jette l’ancre à Flic-en-Flac pour ouvrir le restaurant Zub Express selon un concept islamique.

« Sans le sou, je m’étais mis en tête que le Créateur me viendrait en aide et que je ferais la fierté de ma communauté », dit-il.  En 2017, le chiffre d’affaires de sa compagnie se monte à plusieurs millions de roupies.

Il rend hommage à son épouse et ses enfants. Eshan n’oublie pas sa maman, Hamida Bee, 88 ans. Ses pensées vont aussi à son père Mahmood qui de son vivant à inculqué la discipline à ses enfants. Eshan rend grâce au Tout Puissant pour sa réussite. « Mo existé par ene la main divine et sans l’argent haraam », soutient-il. L’engagement bénévole au sein de sa communauté occupe une place importante dans sa vie et celle de son épouse, Aaicha Mungur. Eshan raconte qu’il a relevé un défi et fait taire les prophètes de malheur qui avaient prédit qu’il mettrait la clef sous le paillasson après 6 mois parce qu’il ne vendrait pas de boissons alcoolisées. « Sans vendre l’alcool ,mo restaurant fine grandi et mo fine faire progrès dans manger halaal », fait-il ressortir avec un brin de fierté.

Eshan indique que les clients peuvent passer leurs commandes on en ligne et choisir leurs menus avant de venir au restaurant.

Le couple a cinq enfants:Bilal, Zubeir, Farhan, Leyya  et  Zafirah.

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