dimanche , 21 janvier 2018
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Zohra Bawamia

Zohra Bawamia, femme entrepreneure : «L’âge ne doit pas être un obstacle à l’entrepreneuriat»

Zohra Bawamia, 54 ans, opère dans la filière de l’entrepreneuriat. Pour elle, il n’est jamais tard pour se lancer. Elle aime innover et préserver son côté artistique. Rencontre avec une cinquantenaire qui ne fait pas son âge.

Habitante de Beau-Bassin, Zohra a ouvert un magasin d’artisanat à Port-Louis l’an dernier. Pourtant, son époux, Reshad Bawamia,  lui a demandé auparavant de travailler dans sa quincaillerie, mais elle a décliné l’offre. La raison: elle voulait travailler à son propre compte et vivre sa passion pour l’artisanat. Son époux a finalement cédé à sa demande et a mis à sa disposition une partie de son bâtiment pour qu’elle puisse démarrer son petit business.

Cela fera bientôt deux ans depuis que  Zohra s’est créée une identité comme vendeuse d’accessoires pour les colliers. Cependant, son histoire remonte à une quinzaine années de cela.  Zohra Bawamia s’était lancée en tant que pigiste dans le domaine de la peinture sur verre. Elle avait appris cette technique de son oncle quand elle était encore une enfant. Ses proches ont trouvé ses vases magnifiques et les ont tous achetés.

Produits décoratifs

En 2002, elle n’a pas hésité à louer un étal au cours d’une expo vente à Taher Bagh. Tous ses produits décoratifs ont été vendus. Zohra était encouragée à poursuivre dans cette voie. Elle a commencé à chercher des magasins disposés à exposer ses produits touristiques. Plus tard, elle s’est lancée dans la fabrication des bijoux en plastique et des colliers.

Après une fracture à la jambe, elle a décidé de fabriquer des chaînes  en perles de verre. Elle les a toutes vendues.

Dans son magasin, elle reçoit des clients au quotidien. « J’aime bien entretenir de bonnes relations avec mes  clients. Ils n’hésitent pas à leur tour à se confier à moi. Mais on doit toujours faire les premiers pas », explique notre interlocutrice.

Un jour, un jeune lui a proposé de créer un site web et de faire son marketing sur Facebook. Zohra n’a pas pris beaucoup de temps pour mettre ses conseils en pratique. Depuis, beaucoup de clients ont visité son magasin,  dont des étrangers. Les clients passent leur commande en ligne et Zohra  leur envoie  ses produits par voie postale.  Elle s’inspire des magasins d’artisanat de l’Angleterre où vit son fils. « Il n’y a rien qu’on ne puisse apprendre en ligne. Dans le monde actuel, on a toutes les facilités. Il y a pas mal de choses qu’on peut apprendre, reproduire et vendre », estime-t-elle. Pour elle, le commerce est comme une toile d’araignée. Il se développe lorsque vous travaillez dessus mais cela prend du temps. « Le marketing est un outil sérieux que les entrepreneurs peuvent utiliser. Exposez vos produits au maximum à travers des foires  pour attirer plus de clients », conseille notre interlocutrice.

Les Mauriciens aiment trop marchander

Zohra Bawamia est d’avis qu’il est difficile pour les petits entrepreneurs de se lancer à plein temps dans le métier d’artisanat vu que le travail est de nature saisonnière.  «  Les Mauriciens marchandent trop les prix et oublient que l’on fabrique toutes ces choses à la main et cela prend du temps », dit-elle.  Elle ne compte pas baisser les bras de sitôt. Elle ambitionne de grandir son business. « Le plus important, c’est que l’âge ne doit pas être un obstacle à l’entrepreneuriat », conclut-elle.

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