lundi , 17 février 2020
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Said Larifou

Visite du vice-président du Conseil National de Transition aux Comores – Said Larifou : «Les Comores sont prises en otage»

Me Saïd Larifou, vice-président du Conseil National de Transition aux Comores, est en visite privée à Maurice pour une série de rencontres avec des membres du gouvernement et de l’opposition de même que des organisations des droits de l’homme pour les informer de la situation politique aux Comores après le « coup d’état électoral » au mois de mars 2019. Me Larifou, figure de proue de la classe politique aux Comores, considère que sa visite répond à une nécessité de contact et de sensibilisation de la classe politique mauricienne. Il laisse entendre qu’il a été mandaté par le président du Conseil National de Transition aux Comores, Mouigni Baraka Said Soilihi, ancien gouverneur de l’île autonome de Ngazidja, de venir expliquer ce qui s’est passé au mois de mars 2019 et de la crise institutionnelle du 24 mars 2019 qui a plongé le pays dans une grave crise politique.

Me Larifou, qui aura une rencontre avec les membres du gouvernement et de l’opposition, compte les mettre au courant des conséquences de la crise politique pour la stabilité et la paix aux Comores et sans doute ses conséquences dans les rapports entre les pays frères de l’océan indien. « Les Comores sont prises en otage par le colonel Azali Assoumani et sa bande », dit-il.

« Il devait y avoir des élections anticipées pour le président de l’Union des Comores et des gouverneurs des îles. La population était d’accord pour se rendre aux urnes de même que les leaders politiques. Mais le colonel Azali avec l’aide de l’armée a organisé un coup d’état électoral », se désole-t-il.

Me Larifou indique que les observateurs internationaux n’ont même pas fait un rapport parce qu’il manquait des éléments fiables. Il ajoute que le 24 mars 2019 fut une parodie d’élections présidentielles anticipées organisées après une réforme constitutionnelle très violente et controversée en plus des tortures qui ont fait l’objet de plaintes en vertu de la Convention de New York sur la torture.

Le 25 mars 2019 sur les 13 candidats en lice, 12 candidats d’opposition se sont regroupés pour créer le Conseil National de Transition .Pour eux, il fallait absolument une période de transition durant laquelle ils essaieraient d’avoir les moyens pour organiser des nouvelles élections.

Me Larifou fait ressortir que c’est la première fois dans l’histoire politique des Comores que la diaspora se ligue comme un seul homme pour dire non à la dictature et qu’elle exige un état de droit.

« Je souhaite que les frères mauriciens ne resteront pas des simples spectateurs du drame qui frappe les Comores », dit-il.

Le Conseil National de Transition aux Comores a l’appui des organisations panafricaines et une marche avait été organisée au Sénégal le 2 novembre 2019 pour soutenir les peuples guinéens et comoriens.

« Le colonel Azali Assoumani est le chef d’État qui a le plus gros salaire au monde alors qu’à l’hôpital il y a un manque d’oxygène et pas de scanner », tempête-t-il.

Il dit avoir saisi le conseil de sécurité de l’Onu et il attend toujours des actions.

Une marche pacifique sera organisée au début de 2020. Une délégation de l’opposition comorienne et de la diaspora viendra assister à ce rassemblement.

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