mardi , 23 juillet 2019
Accueil / Reportage / La ville de Phoenix : une mosaïque de rêves et de succès
ville de Phoenix

La ville de Phoenix : une mosaïque de rêves et de succès

Une incursion dans les villes jumelles de Vacoas/Phoenix, plus précisément à Phoenix, a permis à notre journaliste d’aller à la rencontre des personnes qui vivent de leurs passions. Nous avons rencontré Rehaz, un mécanicien de moto, qui a pu réaliser son rêve d’avoir son propre atelier. Ensuite, nous avons croisé Naseem, passionnée de l’esthétique et coiffeuse, qui réalise, à 30 ans, un de ses vœux les plus chers. Elle est aujourd’hui gérante de son salon de beauté.  Un peu plus loin, Shirine, marchande de fruits confits et d’accessoires de pêche dans un magasin, avait débuté, il y a quelques années, comme marchande ambulante, et Shuaib, qui dirige un restaurant, est pourtant détenteur d’un diplôme d’Automobile & Engeeneering de City & Guilds. Rencontre…

Reaz Dilmahamood, mécanicien : «Ne soyez pas tentés par la passion de la vitesse»

Reaz DilmahamoodDès son jeune âge, après les heures d’école, Reaz Dilmahamood  se dirigeait à l’atelier de bicyclette de son père Issoop qui se trouvait à la place Taxi de Phoenix pour lui venir en aide. En apportant son soutien à son père, Reaz Dilmahamood a tout appris concernant les bicyclettes. Toutefois, il avait toujours eu un faible pour la moto. Après ses études secondaires, il continua à apporter son soutien à son père jusqu’à ce qu’il décide d’aller suivre un cours en mécanique chez Sattar, un mécanicien de motocyclettes à Sodnac, Quatre-Bornes. Après une formation de cinq ans, il retourne chez son père pour l’aider à nouveau. Il y travailla une année avant de prendre définitivement la décision de se mettre à son propre compte.

C’est alors qu’il ouvre son atelier de réparation de motos à la rue Syed Hossen, Phoenix. Grâce à son approche amicale et professionnelle, il se fait connaître dans les environs. Reaz Dilmahamood a pour principe de faire son travail à la perfection et déteste les reproches. « Ce travail demande de la persévérance et aussi de l’expérience, il y a la vie des clients en jeu », nous dit-il.  Toutefois, il avoue que son plus gros problème dans ce domaine, c’est  de trouver des pièces d’origine pour les grosses cylindrées.

Reaz Dilmahamood conseille à ceux qui conduisent de grosses cylindrées de se méfier de la vitesse. « Ne soyez pas tentés par la passion de la vitesse. Ayez toujours le contrôle de votre moto, ne la laissez pas vous contrôler.  Ceux qui veulent piloter des grosses cylindrées doivent avoir une bonne formation pour savoir les maîtriser», conclut-il.

Naseem Moraby, esthéticienne : «Je me sers des produits de qualité pour mes clientes»

Naseem MorabyC’est avec tout son cœur que Naseem Moraby fait son travail et elle aime ce qu’elle fait. Elle a pour devise de plaire à ses clients. Il y a une vingtaine d’années, la jeune femme décide d’ouvrir son salon de coiffure, d’esthétique et de massage dans sa propre maison à la rue Syed Hossen, Phoenix.

Elle a suivi des cours de coiffure au Centre des femmes  de France Boyer, à Vacoas, et elle s’est mise à travailler tout en suivant un cours professionnel chez Krish School of Hairdressing toujours à Vacoas. Après avoir reçu son diplôme en février 2007, elle est allée suivre des cours d’esthétique et de massage à la Jagriti Handicraft Cooperative Society à St-Jean, Quatre-Bornes où elle reçoit son certificat le 15 décembre 2008.

Détentrice de plusieurs certificats, elle dispense des cours de formation au Centre de Nouvelle-France et aussi dans son propre salon à Phoenix. Au fil des années,  Naseem Moraby s’est spécialisée dans les produits de L’Oréal, Farmasi et Issa pour le make-up. « Je me sers des produits de qualité pour mes clientes. Je me suis aussi habituée avec un autre produit, le Sariayu d’Angleterre », dit-elle. Elle ambitionne d’ouvrir un jour un spa.

Shirine Bachan, commerçante : «Beaucoup de jeunes aiment aller  à la pêche»

Shirine BachanDans son petit magasin à la route Royal, Phoenix, toute une gamme des produits de pêche attire notre attention. à côté de tout cet attirail, des fruits confits préparés quotidiennement sont disposés sur les étagères. La marchande, Shirine Bachan, arborant un sourire chaleureux aux lèvres, nous indique que c’est elle qui les prépare tous les jours afin de les vendre à ses clients et aux membres du public.

Elle a débuté comme marchande ambulante de fruits confits à différents coins de rues de Phoenix avant de venir s’installer à la route Royal. C’est lorsqu’elle a découvert que beaucoup de jeunes aiment aller à la pêche, qu’elle a pris la décision de vendre les accessoires de  pêche. « C’est à partir de là que j’ai eu l’idée de vendre des cannes à pêche et avec tous ses accessoires. Un business que j’ai lancé il y a à peine quelques mois. Mais je me concentre davantage sur la vente des fruits confits, car c’est comme cela que j’ai débuté. Les membres du public adorent des salades de fruits particulièrement en cette période de chaleur et je prépare aussi des cocktails de fruits qui sont très demandés en ce moment », affirme-t-elle.

Shuaib Hussein Mohamud, restaurateur : «Tous mes clients sont satisfaits par la grâce de Dieu»

Shuaib Hussein MohamudCela fait 3 ans depuis que Shuaib Hussein Mohamud  a ouvert son restaurant à la route Royal, à Phoenix, devant un arrêt d’autobus. Bien qu’il soit détenteur d’un diplôme de
« Automobile & Engeeneering de City & Guilds », cela n’a pas empêché Shuaib de vivre sa passion : la restauration.

Ayant terminé ses études tertiaires, Shuaib Hussein Mohamud débute comme sapeur-pompier. Insatisfait de sa situation, il décide de partir en Angleterre en 2008 pour suivre un cours d’ « Automobile Engineering » d’une durée de deux ans. à son retour au pays, il prend de l’emploi dans le domaine du transport et de la logistique, mais il est toujours attiré par sa passion pour la restauration. Ainsi, il décide de tout abandonner pour tenter une nouvelle expérience dans la restauration.

« J’ai dû tout laisser tomber pour me consacrer à la restauration et cela fait 3 ans déjà que j’ai pris l’initiative d’ouvrir mon restaurant et ce, malgré tous les risques possibles. Aujourd’hui, je peux fièrement dire que mon restaurant, Fancy Food Palace, offre un service de qualité et que tous mes clients sont satisfaits par la grâce de Dieu. La preuve, ils y viennent tous les jours », dit-il.

On peut trouver des plats variés comme le briani bœuf, du briani poulet, du briani poisson, le riz frit, les nouilles sautées (mines frites), ainsi que le fameux ‘bol renversé’, entres autres. Le restaurant opère de 7h jusqu’à 19 h.

Commentaires

A propos de Fareed Dean

Ceci peut vous intéresser

petits entrepreneurs

Pour rester à flot : de petits entrepreneurs se tournent vers des créneaux rentables

Les temps sont durs. Les dépenses ménagères grèvent lourdement le  budget familial. Pour augmenter leurs …