jeudi , 20 juillet 2017
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Les tribulations d’Abdool Azize Meeajaune, un paralytique-La banque bloque sa carte bancaire

Confiné au lit après une at­taque cérébrale, Abdool Azize Meeajaune, 64 ans, souffre le martyre. Depuis 6 mois il n’a pas touché sa pension après que sa carte bancaire ait été avalée par un distributeur automatique de billets. Malgré les multiples dé­marches de sa soeur auprès de la banque concernée, celle-ci ne veut pas restituer la carte bancaire.

Ce qui a pour résultat d’empoisonner la vie d’Abdool Azize Meeajaune qui a besoin de sa pension pour acheter des couches, des médicaments et des provisions de bouche. Sa soeur, qui est veuve, est obligée de puiser de sa pension pour aider à couvrir les dépenses d’Abdool Azize.

Ex-laboureur du ministère de Local Government, en 2015 il tombe malade après une attaque cérébrale qui l’oblige à garder le lit. En outre, il souffre d’insuffisance rénale et une sonde interne lui a été placée entre le rein et la vessie pour lui permettre d’uriner. Abdool Azize est paralysé et a perdu partiellement la faculté de s’exprimer. En mars 2016, il don­ne sa carte bancaire à sa soeur pour retirer de l’argent d’un guichet au­tomatique. Par erreur de code, sa carte reste bloquée. Le lendemain, munie de sa carte d’identité, sa soeur se rend à la banque pour réclamer la carte. Un officier lui fait comprendre que son frère doit venir personnellement à la banque. Elle indique qu’Abdool Azize est handicapé et reste cloué au lit. L’officier ne veut pas en­tendre raison. Sa soeur, Mme Goolamhossen, entame plusieurs démarches auprès des officiers su­périeurs pour leur faire compren­dre que son frère est paralysé et a besoin de cet argent pour vivre. On lui demande d’emmener son frère à la banque pour ouvrir un compte joint. « Mo fine prend taxi mo fine amène Abdool Azize avec so la sonde à la banque. Li ti dans souf­france li pas capave kozé. Zotte dire pas pou capave accepter », raconte-t-elle. Les mois passent et Abdool Azize éprouve de grandes difficul­tés pour vivre sans sa pension.

« Nous bizin paye ene dimoune pou faire so grand toilette chaque semaine, Li mette 4 couche par jour et bizin acheter médicaments,» ajoute-t-elle. Des démarches ont été faites au ministère de la Sé­curité Sociale pour un Carer’s Assistant mais après 3 mois au­cune suite n’a été donnée à la de­mande. Abdool Azize qui souffre énormément, réclame son argent pour vivre. Sa soeur nous fait com­prendre que cet argent servira à acheter sa nourriture et de tout ce dont il a besoin. Paralysé sur le lit, Abdool Azize hurle de douleur et parfois des larmes coulent sur ses joues.

“Cotte l’humanité été pou ene handicapé” se demande sa soeur qui a rencontré un député de sa région au bureau du CAB. Celui-ci lui a dit d’intenter un procès à la banque. Un avoué a réclamé RS 75.000 pour commencer les procédures. « Manger pena dans so la caze zotte pe réclame gros l’argent », Abdool Azize fait un appel à votre générosité pour faire face à ses problèmes .

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