dimanche , 19 novembre 2017
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Hayatullah Dowlut

Les trésors cachés de Hayatullah Dowlut

Digne d’un conte tiré tout droit de Walt Disney, vous n’imaginerez pas une seule seconde qu’un trésor est enfoui aux fins fonds de Maurice. Le propriétaire des lieux, Hayatullah Dowlut a accepté de lever un coin de voile et nous laisser pénétrer dans ce lieu magique et féerique.

Au beau milieu se trouve une cabane ornée de lianes avec des fenêtres en bois aux couleurs or et vert. En une seconde, nous sortons d’un décor  citadin pour nous plonger en pleine forêt. Quand s’ouvre la porte en bois, nous pénétrons dans une pièce sombre. Tout à coup une lumière jaillit de plusieurs petites ampoules faisant briller des milliers d’objets dorés.

Tel le trésor de «  Pirates des Caraïbes », on peut voir des sabres, des coffres remplis d’anciennes pièces de monnaie et de billets de tous les pays. S’ajoutent à cela des objets rares d’antiquité et uniques que l’on ne peut encore voir à ce jour l’ancre d’un navire fabriqué à la main datant de plus de 200 ans. Mais comment ce trésor a-t-il pu atterrir ici ? C’est l’histoire que Hayatullah nous raconte.

«  Je viens d’une famille très pauvre. Je n’ai pas fait de longues études mais Allah m’a offert un bon destin en me permettant d’avoir toutes ces choses.

« Au départ je voulais  en faire un  grenier  pour ranger mes affaires.  Au chômage depuis 2 mois,  j’ai commencé à décorer cette pièce sans vraiment savoir ce qu’elle allait devenir plus tard. Puis j’ai rencontré un vendeur de bois celle Atchia, qui m’a donné des morceaux de bois que j’ai assemblés. J’ai sillonné l’île entière à la recherche de végétation morte telle que des lianes, des branches et des feuilles mortes. Cet entrepôt s’est transformé en une véritable jungle cachée », ajoute-t-il.

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Le premier objet qu’il y déposa était une lampe recouverte d’osier. Puis un ami, Anwar,  lui a donné une vielle balance datant de l’époque de l’esclavage et c’est là que l’idée a commencé à germer. «  Tous ces trésors ne m’ont rien coûté. Ce sont des cadeaux que les gens m’ont donnés. Je suis très reconnaissant envers mon Créateur car parti de rien je me suis retrouvé riche en émotions, en contacts et en objets. J’ai en ma possession des objets d’une valeur inestimable telle cette ancre de bateau datant de 200 ans, des outils qui datent de l’arrivée des esclaves à Maurice et aussi des pièces Collector comme celle du mariage de Lady Diana avec le Prince Charles d’Angleterre » confie-t-il.

Au fil du temps, son trésor devient de plus en plus grand et il décide alors de classer les objets par thème. Lorsque vous poussez la porte en bois de son jardin secret, vous vous retrouvez comme si en Amérique dans les années 30.  Puis retour à Maurice de l’époque de l’esclavage pour ensuite replonger dans le monde des pirates et finir dans la caverne d’Ali Baba et les mille et une nuits.

«  J’ai cru en Allah et en mon destin »

Cependant, Hayatullah nous explique que l’objet qui a le plus de valeur à ses yeux est une simple photo de lui et de sa maman. «  Je viens d’une famille très pauvre. Je n’ai pas fait de longues études mais Allah m’a offert un bon destin en me permettant d’avoir toutes ces choses. Il ne faut jamais oublier les conseils de vos parents et de vos professeurs et c’est ce que j’ai fait. J’ai cru en Allah et en mon destin » relate-t-il. à travers ses décors, il peut projeter des personnes du présent dans le passé par un retour en arrière de manière instantané, Hayat ajoute que lorsqu’il a perdu ses parents, il a également perdu une grande  richesse.

C’est pourquoi avec son trésor il souhaite un jour ouvrir un grand musée et un couvent aux personnes âgées. « C’est grâce aux vieilles personnes et a Allah que je suis là. C’est eux qui m’ont donné ces objets d’antiquité et je dois leur rendre un hommage d’une certaine façon. Alors je ferai construire un couvent ou une maison de retraite pour les personnes âgées », dit-il encore. Hayatullah remercie toutes ces personnes qui ont contribué à la création de ce trésor en seulement 40 jours, sa famille, ses employés Nicolas et Muskan et les Mauriciens rencontrés à travers le pays. Ce décorateur créatif construit actuellement un studio qui nous renvoie dans la France des années 50. Il souhaite un jour trouver une place assez grande qui pourrait accueillir tous ses trésors cachés.

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