lundi , 25 septembre 2017
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Tajbee Khodabaccus Cader

Tajbee Khodabaccus Cader, couturière : elle a suivi les traces de sa mère

« Chaque métier, dit-on, nourrit son homme ».  Ainsi, la couture est  parmi l’un de nobles  métiers qui continuent à nourrir ceux et celles qui la pratiquent. Beebee Tajbee Khodabaccus Cader,  plus connue comme Babi Fazilah,  habitante de Souillac, en est la preuve.

En effet, de puis son jeune âge Tajbee  5ème  d’une  fratrie de sept enfants, voulait  suivre les pas de sa mère Shareefa. À ses heures libres, cette dernière s’adonnait à la couture. Elle disait souvent à sa mère qu’elle aimerait  apprendre à coudre, mais entre ses études et sa  passion, c’était difficile pour elle de faire un choix.

Toutefois vers les années 70, un centre de formation avait ouvert ses portes dans le village. Elle en profita  pour aller se perfectionner dans le domaine de  la couture et de la broderie. D’autant, qu’elle a dû arrêter ses études car les frais de scolarité pesaient lourd sur  le budget familial.

Au bout de quelque mois, le Centre  fut pris en charge  par le  ministère des Droits de la femme et de la Famille et sera connu sous l’appellation  de la « National Women Development Centre ».  La persévérance de  Tajbee, et le support de son frère  Imam Hassam  Khodabaccus, ont  été  bénéfiques pour le  reste  de sa carrière. Elle  a suivi 18 mois  de cours de broderie  à la main et à la machine et de couture pour confectionner des robes, jupes, churidars et même des robes de mariée. Elle a obtenu  son certificat et a eu  droit à un cadeau,  soit une machine à coudre à pédale de la marque Olympic, offerte par le ministère des Droits de la Femme et de la Famille.

Tout heureuse, elle s’est mise au travail, assumant du coup la relève de sa mère,  qu’elle  ne finit pas de combler d’éloges. Bien vite elle  va se faire connaître.  Des commandes arrivèrent de partout, mais sa joie allait être de courte durée. Comme les jeunes filles  de son âge, elle est demandée en mariage  par  Goolam Mohamed Cader qui travaillait come  contremaître sur la propriété sucrière de l’Union Saint-Aubin. Après son mariage, elle fut contrainte d’abandonner  la couture pour se consacrer à sa nouvelle vie  de couple.  Mais, après la naissance de ses deux enfants, Asraf Ibney Mohamed et Bibi Ashreen, elle a pu  renouer avec son plaisir et  reprendre la couture.

Dès lors elle sera  plus  connue  comme Babi Fazilah. « à l’époque pour coudre une jupe, une robe ou une blouse, ne  coûtait que Rs 15 Pour broder un drap, à la main, cela pouvait coûter Rs 75. Et aujourd’hui avec le coût de la vie, une robe coûte Rs 250. Pour la broderie sur un drap cela peut varier  entre Rs 1 500 à Rs 2, 000. Pour une robe de mariée, c’est entre Rs 8 000 à Rs 10 000 », dit-elle. À son  tour, Babi Fazilah a dispensé des leçons de couture dans sa localité à la Sunnat-ul- Jamaat de 1983 à 2001. Elle a pu accomplir le  Hajj en 1994 et 1998 et l’Umrah en deux occasions en 2013 et 2015. Elle habite avec son fils qui  travaille comme policier. Elle désire retourner en terre sainte  pour accomplir l’Umrah Ramadan.

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