lundi , 25 septembre 2017
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Swaleha Bibi Koyratty

Swaleha Bibi Koyratty au bord du désespoir : elle mendie pour ne pas mourir de faim

Ballottée d’un malheur à un autre comme un frêle esquif sur une mer déchaînée, Swaleha Bibi Khoyratty,  n’a plus de forces pour continuer à lutter puisque sa vie n’était plus que souffrance.  Mais elle garde foi en son Créateur.

Pourtant, dans un passé pas trop lointain, Swaleha coulait des jours heureux auprès de sa fille unique. Elle  travaillait comme secrétaire et malgré ses problèmes, arrivait à arrondir ses fins de mois pour grandir sa fille. Hélas, ces moments de bonheur ont été coupés court quand elle a eu des ennuis de santé. Elle a rapidement perdu son emploi et depuis elle vit dans la misère absolue.

Quand nous sommes allés à sa rencontre dans un quartier huppé de Quatre Bornes, nous avions peine à croire que parmi toutes ces villas luxueuses se trouvait une masure décrépite à deux doigts de tomber en ruine. En effet, nous imaginons mal le toit en bois et tôle résister aux prochaines rafales. A l’intérieur, les planchers ont disparu. De toute évidence, Swaleha  une femme d’une cinquantaine d’années, vit dans des conditions exécrables. Dans une petite chambre trône un matelas posé sur deux morceaux de béton et à côté traîne une couverture sale et crasseuse. Des rats et autres bestioles ont envahi la chambrette. Il fait sombre et une odeur de moisissure insoutenable et désagréable vous prend à la gorge. Swaleha Bibi vit à la lueur des bougies car elle n’a pas les moyens de payer l’électricité.

Divorcée et seule

La vie n’a pas été tendre avec elle. Elle a subi plusieurs interventions chirurgicales au bras et à la colonne vertébrale en 2004 et 2005. Swaleha Bibi avait droit à une pension de la sécurité sociale mais depuis deux ans, malgré le fait qu’elle avait produit un certificat médical, le ‘medical board’ l’a supprimée. Elle vit aux crochets des voisins et demande l’aumône discrètement au marché de Quatre Bornes où souvent  elle se rend en fin d’après-midi pour recueillir les restes de nourriture que  les marchands mettraient à la poubelle. « Je mendie pour ne pas mourir de faim », dit-elle.

Swaleha Bibi en larmes nous raconte les péripéties de sa vie et son combat pour survivre. Elle nous raconte que sa fille unique est avocate en Angleterre  mais qu’elle a perdu tout contact avec elle.  Pour des raisons personnelles, Swaleha Bibi refuse de nous faire part de ses problèmes familiaux. Divorcée, elle a grandi seule sa fille et elle est fière d’elle malgré le fait qu’elle a coupé tout contact avec elle.

Au bord du désespoir, Swaleha Bibi nous confie qu’il lui est arrivé de penser à la mort et de souhaiter qu’un terme soit mis à ses souffrances.  « C’est difficile de continuer à vivre dans ces conditions inhumaines. Mais je garde espoir car je sais que le Créateur viendra à mon aide », dit-elle. Souvent elle dort le ventre creux. « Kan péna manzé le soir mo dormi ventre vide mo boire de l’eau», indique-t-elle. Swaleha Bibi voudrait que sa pension soit rétablie pour lui permettre de vivre encore quelque temps. Pour des raisons personnelles, elle ne souhaite pas finir ses jours dans un hospice « Éna dimoune kan zotte aide moi zotte pose banne questions embarassantes. Qui zotte été pou zotte juge moi? », laisse-t-elle entendre.

Si vous souhaitez aider Swaleha Bibib vous pouvez la contacter sur le 59810634.

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