samedi , 18 mai 2019
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Aadil Ameer Meea

Super Cash Back Gold : calvaire d’une famille pour récupérer ses Rs 75M

Cette semaine, au Parlement, le député Aadil Ameer Meea a soulevé le cas de neuf héritiers qui sont toujours en attente d’un paiement de l’ordre de Rs 75 millions de la National Property Fund Ltd relatif aux polices d’assurance Super Cash Back Gold et Bramer Asset Management Ltd.

À l’ajournement des travaux parlementaires cette semaine, le député du MMM, Aadil Ameer Meea, a, en l’absence du ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, adressé une question au Premier ministre-adjoint, Ivan Collendavelloo, ayant trait à un cas de non-paiement d’une grosse somme d’argent de la Super Cash Back Gold (SCBG) à neuf héritiers par la National Property Fund Ltd (NPFL). « M. G.P. avait investi de l’argent dans la police d’assurance SCBG et après son décès, le dossier a été transféré à la Finacial Intelligence Unit (FIU), l’Integrity Reporting Services Agency (IRSA) et l’Integrity Reporting Board (IRB) », a-t-il avancé.

Selon Aadil Ameer Meea, le 1er décembre 2017, le directeur de l’IRSA a fait comprendre à la famille qu’aucune autre mesure ne serait prise en ce qui concerne le décès de G.P. « Le 13 mars 2018, la National Property Fund Ltd a informé la famille que son dossier avait été réglé par la FIU et lui avait demandé de compléter les formalités requises. Le 26 mars 2018, les neuf héritiers ont complété les formalités auprès de la NPFL et ont été informés que leur compte serait crédité de la somme due dans deux semaines », a poursuivi le député. Depuis, il y a eu des échanges de lettres et de courriels concernant deux polices d’assurance.

Zones d’ombre

Lors de son intervention, Aadil Ameer Meea devait ajouter que depuis le 21 avril 2018 à octobre 2018, ces familles n’ont reçu aucune correspondance de la NPFL. « Les héritiers ont alors décidé de porter le cas au bureau de l’Ombudsman qui, à son tour, en a informé le ministère des Services financiers. Les officiers du ministère ont déclaré que les documents étaient toujours en cours de vérification », a-t-il ajouté. Le député du MMM devait souligner qu’il « a le sentiment que tout n’est pas clair » dans ce dossier. « La FIU et l’IRB ont déjà donné leur feu vert. Je ne comprends pas pourquoi ce dossier stagne. Il est clair que quelque chose ne tourne pas rond. Les héritiers ont déjà signé les documents nécessaires », a-t-il dit.

Néanmoins, selon Aadil Ameer Meea, les neuf personnes n’ont toujours pas reçu de paiement. « Elles ont été informées que l’argent serait crédité sur le compte bancaire lundi mais en milieu de semaine, lorsqu’elles ont téléphoné au ministère des Services financiers, elles ont appris que des signataires n’avaient pas encore signé les chèques. Je demande au ministre de bien vouloir considérer le cas de ces familles car elles sont confrontées à une situation stressante et elles font également face à des problèmes financiers », a déclaré le député mauve.

Aadil Ameer Meea devait aussi citer en exemple le cas du frère de Prakash Maunthrooa. «Ce sont deux cas similaires. Le frère de Prakash Maunthrooa avait investi Rs 115 millions dans la police d’assurance SCBG. Son cas avait été géré par la FIU, l’ISRA et d’autres institutions concernées, et il a reçu 60% de la somme due, soit Rs 70 millions », a-t-il conclu.

Leurs tribulations

« Une situation traumatisante ». C’est en ces termes que A.A.P., un des héritiers, nous raconte le calvaire que vivent ses proches depuis plusieurs mois. Il nous raconte que son regretté père, G.P., avait investi tout son argent dans les polices d’assurance Super Cash Back Gold (SCBG) et Bramer Asset Management Ltd (BAML) en 2008. Il avait 61 polices d’assurance de la SCBG et 6 Share Certificates de la BAML.

La somme totale payable aux neuf héritiers se chiffre à environ Rs 75 millions. A.A.P. nous explique qu’à l’époque, une seule fois la somme de Rs 500 000 avait été payée à son père. « Le 26 mars 2018, après avoir complété toutes les démarches administratives, un officier nous a fait comprendre que nos comptes allaient être crédités dans un délai de deux semaines ou au plus tard dans deux mois », nous dit-il.

Le 21 avril 2018, A.A.P. a déposé une plainte à travers la Citizens Support Unit. « Malheureusement, notre cas n’a pas été résolu car j’ai cru comprendre qu’il n’y avait aucune réponse de la part de la National Property Fund Ltd (NPFL). Le 30 mai 2018, quelques-uns des héritiers ont même adressé une lettre au Chairman de la NPFL pour exprimer leur frustration », dit-il.

Le 13 juillet 2018, A.A.P. a écrit au ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance et le 4 septembre 2018, il a adressé une lettre au bureau de l’Ombudsman pour une demande d’investigation du non-paiement de la somme due par la NPFL. Le 11 septembre 2018, lors d’une réunion avec le CEO de la NPFL, celui-ci a fait comprendre à A.A.P. qu’en raison des nouvelles procédures établies, il lui faut avoir les signatures de deux Board Directors afin de pouvoir effectuer le paiement.

Lors d’une réunion avec le Permanent Secretary (PS) dudit ministère, trois des héritiers ont expliqué que ce sont neuf familles qui sont en train de vivre des moments difficiles. « Nous avons également le paiement des prêts bancaires à effectuer et d’autres frais à assurer pour l’éducation de nos enfants », avaient-ils fait comprendre au PS.

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