Société – Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 17 Nov 2017 10:58:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.8 Appel de l’aide : Moudaccir était tombé d’un échafaudage http://starpress.info/appel-de-laide-moudaccir-etait-tombe-dun-echafaudage-2973/ Tue, 07 Nov 2017 06:51:59 +0000 http://starpress.info/?p=2973 Assumer le rôle de chef de famille est sans doute une grande responsabilité. Muhammad Moudaccir Maudarboccus, âgé de 30 ans, habitant de la rue Paul Toureau, avait fait une chute  d’un échafaudage. 

Il est marié et père de deux enfants âgés de 9 ans et 7 ans respectivement. Il travaillait comme peintre en bâtiment et  carrosserie de voiture.  Il menait une vie sans histoire en compagnie de sa famille jusqu’au jour où il fit une chute et s’est blessé aux pieds trois mois de cela.  Il a dû ranger ses pinceaux et arrêter de travailler.  Muhammad nous explique il avait glissé d’un échafaudage. Depuis trois mois, il ne travaille plus. Ses dettes se sont accumulées. Il avait contracté un emprunt de Rs 150 000 pour la construction  d’une cuisine, d’une toilette, d’une salle de bain auprès de la CIM Finance Ltd.

Mais, le maçon a mal fait le travail. «  Je travaille à mon propre compte et je n’ai aucune autre source de revenus en dehors de mon métier.  En raison de mon emprunt et les dépenses pour ma famille je n’ai pas pu mettre de l’argent de côté. Ma famille et moi, nous  sommes  sans le sou et mes enfants en sont très affectés. Certains jours on n’a même pas les moyens de nous offrir des nouilles Apollo », affirme-t-il.  Muhammad lance donc un appel pour qu’il puisse avoir un travail stable comme peintre pour le bâtiment ou   peintre de carrosserie de voitures. Entretemps, il souhaite pouvoir bénéficier de l’aide  de ceux qui veulent bien lui offrir des provisions. On peut le contacter sur le 5 825 9109 ou le 5712 2313.

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Dadi Sayroon (90 ans), déplacée par Metro Express : d’un taudis à Barkly à un appartement à Henrietta http://starpress.info/dadi-sayroon-90-ans-deplacee-metro-express-dun-taudis-a-barkly-a-appartement-a-henrietta-2764/ Wed, 04 Oct 2017 06:53:10 +0000 http://starpress.info/?p=2764 Bibi Sayroon Rahmatally, 90 ans, est une «Dadi» heureuse. Vous vous souvenez de son histoire racontée il y a deux semaines quand elle devait évacuer sa maison qui se trouve sur le tracé de Metro Express à Résidence Barkly.

Depuis  le mer-credi d’avant, Sayroon Rahmatally est propriétaire d’un appartement neuf à Henrietta offert par le gouvernement. Le VPM Soodhun l’a accompagnée dans sa voiture pour prendre les clefs de son nouvel appartement. Elle n’a pas fini de remercier le VPM pour ce geste. Nous avons visité sa coquette maison dotée de 2 chambres à coucher, d’une salle à manger, d’une cuisine et d’un espace à l’arrière où elle pourra cuisiner à l’extérieur. Devant sa maison du gazon a été planté et des fleurs multicolores égayent les alentours.

Dadi Sayroon nous accueille avec le sourire et nous fait comprendre qu’elle est fatiguée avec le déménagement mais elle ne s’attendait pas à vivre dans un appartement. Dadi Sayroon est heureuse et ses yeux brillants débordent de joie. Elle n’a pas de mots pour remercier le vice-Premier ministre qui a tenu parole. « Depuis le début banne ministre ti dire moi ki zotte pas pou laisse moi dormi lor chemin et zotte pou donne moi ene lacaze », dit-elle.

Nuits Blanches

Dadi Sayroon avoue n’avoir pas manifesté sa colère lors des manifestations mais qu’elle a passé bien des nuits blanches. «Mo ti pe gagne tracas, mo pas dormi, mo pas manger », laisse-t-elle entendre. Maintenant qu’elle a obtenu un toit, elle est tout de même triste d’avoir quitté un lieu où elle a vécu durant soixante-dix ans. « Mo le cœur attaché avec sa l’endroit-là ,mais mo obligé quitter parski Metro pou passer », dit-elle. Elle avait dit à son fils de ne participer à aucune manifestation car le gouvernement avait promis de la reloger .

Dadi Sayroon est devenue orpheline à l’âge de 8 ans. C’est son oncle qui l’a prise sous son aile. Elle habitait Mont Fertile New Grove avec son petit frère au sein de la famille de son père. Dadi Sayroon nous raconte qu’elle avait une bonne vie même si elle était privée d’affection maternelle. Elle se marie à l’âge de 15 ans à un certain Issa qui travaillait pour une compagnie de chemin de fer. Dadi Sayroon quitte Mont Fertile pour venir s’installer à Barkly à l’âge de 20 ans. Elle vivait dans une petite maison construite en bois et tôle par la compagnie de chemin de fer. Au début, la vie était difficile et elle devait grandir ses enfants. Quatre de ses huit enfants sont morts à leur naissance. À l’âge de 30 ans, elle devient veuve avec quatre enfants sous sa responsabilité. Dadi Sayroon nous raconte qu’elle est obligée de trouver du travail comme bonne chez Simadree Virahsawmy un homme au grand coeur. « Malgré mo ti misère jamais mo pas fine demande charité », souligne-t-elle.

En bonne santé

À Résidence Barkly, dadi Sayroon vivait en parfaite harmonie et n’a jamais rencontré de problème avec ses voisins. Chaque matin une voisine venait quitter son pain dans un sac accroché à sa porte. Dadi Sayroon a accompli le hadj en 2012 accompagnée de sa fille et de son gendre. « Mo fine économise mo l’argent pension pendant des années pou mo capave alle faire hadj », fait-elle ressortir.

Malgré ses 90 ans, Dadi Sayroon se porte comme un charme. Elle ne souffre d’aucune maladie et marche des kilomètres pour se rendre au marché chaque semaine. Cette année encore, elle n’a raté aucun jeûne du mois de Ramadan ni les six jours de jeûne «Nafil».

Dadi Sayroon nous explique que c’est grâce à Dieu qu’elle est en parfaite santé et que si le Créateur veut elle vivra encore quelques années. « Mo pas finne rode l’argent pou mo quitte mo la caze parski tout nous pou quitter nous pou aller. Narnien nous pas pou amener », ajoute-t-elle.

Elle est consciente que l’adaptation à son nouvel environnement prendra du temps mais déjà les voisins sont venus lui souhaiter la bienvenue et ont promis de veiller sur elle. « Voisins fine vinne embrasse moi et zotte dire moi dadi nous pou protège ou » dit-elle radieuse.

Elle est d’autant plus heureuse que la NHDC a fait installer sa « roche curry » et sa « roche lave linge » dans sa cuisine même.

Elle n’attend plus rien à son âge et espère vivre encore quelques années. « Si mo garçon alle faire hadj mo envie alle encore ene coup après si bizin quitte sa duniya-là mo pas regretté », nous confie-t-elle avec le sourire.

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Femme battue : Nushra vit sous l’emprise d’un époux toxicomane http://starpress.info/femme-battue-nushra-vit-lemprise-dun-epoux-toxicomane-2758/ Tue, 03 Oct 2017 12:18:01 +0000 http://starpress.info/?p=2758 Nushra, 33 ans, habite le faubourg de la capital. Cette mère de deux enfants, âgés de 11 ans et 7 ans respectivement, travaille comme « cleaner » dans une société privée. Mariée depuis 13 ans, elle allègue qu’elle est violentée par son mari qui se drogue. À maintes reprises elle s’est rendue au poste de police. Elle avait même déjà sollicité l’aide de SOS Femmes Battues. Mais, tout cela n’a rien changé. Elle a quitté son mari plusieurs fois, mais est retournée chez lui à cause de ses enfants.

Issue d’une famille modeste, elle vit sur un terrain de l’état dans un abri de fortune que le couple avait construit pour vivre. Selon Nushra son époux a commence à se droguer après deux ans de mariage. « Li ti pe vire avec ene cousin ki ti pe droguer, zot travaille marchand ambulant ensemble kume sa meme mo mari fine fini tombe dans la drogue » raconte-t-elle.

Spirale de violence

Pour Nushra la descente aux enfers de son époux, a entraîné sa famille dans une vraie spirale de violence. Il travaille mais ne donne rien pour les dépenses de la maison. Il y a des jours où Nushra et ses enfants n’ont rien à manger. Quand il rentre à la maison il commence à frapper sa femme et l’oblige à aller chercher à manger chez des voisins. « Mo banne zenfant tremblé kuma ene feuille kan li rentre la cage. Quand li alle dans prison pou banne case vol ou la drogue nus vivre plu heureux moi et mo zenfants »dit encore Nushra.

Son mari est aujourd’hui un récidiviste notoire. Il a été impliqué dans plusieurs cas de vol et aussi de possession de drogue. Il va souvent en prison pour une période de 6 mois ou 1 an. Nushra a pas mal de cicatrices sur la main et même des brûlures faites avec des cigarettes. « Je suis un orpheline depuis très jeune. J’ai été élevée par ma grand-mère qui est décédée. J’ai deux frères qui sont également toxicomanes. Je n’ai nulle part où aller. Aucune famille ne veut de moi en raison de mauvais caractère de mon époux. Il est un homme très violent et n’a pas hésité de venir me chercher de force chez un proche. J’avais un « Protection Order » mais il a expiré. Même avec protection order li batte moi et mo trouver ki l’autorité pas agir peut-etre parski mo ene femme de toxicomane » soupire Nushra.

Sous traitement de méthadone

Son époux et sous traitement de méthadone, mais il continue à se droguer.. Nushra souhaite trouver un peu de paix face à son bourreau de mari. Elle travaille comme cleaner et touche Rs 5500 par mois. « Plusieurs fois mo mari ine coquin mo largent. Li fine prend television, meme banne provision ki ene société fine donner li alle vender. kan empeche li li kumence batter » se plaint Nushra.

Aujourd’hui, elle voudrait rester dans la maison et souhaite que la justice exige que son époux quitte cette maison. Nous avons référé le cas de Nushra au « Family Support Bureau » et aussi auprès de la « Family Protection Unit ».

*Nushra nom fictif

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Initiative de trois jeunes : une maison incendiée reconstruite en trois semaines http://starpress.info/initiative-de-trois-jeunes-maison-incendiee-reconstruite-trois-semaines-2284/ Mon, 14 Aug 2017 11:16:37 +0000 http://starpress.info/?p=2284 Trois jeunes ont trouvé de l’aide à travers Facebook pour aider une famille en détresse dont la  maison a été incendiée deux mois de cela.

Trois semaines.  Trois cousins ont pris ce court laps de temps pour faire reconstruire la maison d’Azad Bugoo, rue La Paix, Port-Louis. Pour rappel, Azad et sa famille se sont retrouvés dans la rue deux mois de cela. Tous leurs meubles et leurs effets personnels avaient été réduits en cendres. La famille Bugoo s’est retrouvée dans une situation désespérée. Usamah Belim, Bilal Belim et  Umayr Sk Adam ont su faire bouger les choses dans la bonne direction.

« Mon cousin a appris la nouvelle sur Facebook. Dix jours après l’incendie de la maison, mes cousins et moi, sommes partis voir la maison d’Azad Bugoo. On était ému. On voulait à tout prix aider cette famille en détresse, » raconte Umayr. Pour démarrer, ils ont posté des appels pour des dons sur leur groupe  Facebook ‘Al-Ikhwan’  qui signifie la fraternité.

Ils ont vite vu une lueur au bout du tunnel quand beaucoup de gens sont venus pour offrir des matériaux de construction. D’autres ont offert de l’argent. Les travaux ont vite démarré sous la supervision des trois jeunes et ont pris fin en trois semaines.

Avoir confiance en Allah

« Je demandais à mon Créateur d’aider ma famille. Nous étions dans le pétrin. Heureusement qu’Allah nous a envoyé des anges dans la forme de ces trois jeunes, » relate Azad Bugoo. Il ajoute qu’il ne faut jamais perdre confiance en Allah. « Le Créateur nous aide quand nous croyons fortement en Lui », dit-il encore. Shenaz Bugoo, l’épouse d’Azad, tient à remercier tous les volontaires qui ont contribué pour donner à sa famille une nouvelle vie. « Cela n’aurait pas été possible sans le soutien des gens solidaires, » dit Shenaz.

Umayr se dit très satisfait du travail accompli. Cependant, ses cousins et lui n’ont pas encore enregistré leur association. Les trois jeunes ont consacré énormément de leur temps à la construction de la maison. C’était leur premier grand projet. Mais ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils veulent aider beaucoup plus de gens qui sont frappés par le malheur.

« Notre mode de fonctionnement est différent des organisations traditionnelles. Nous ne collectons pas de l’argent pour financer des projets. Quand les personnes en détresse nous contactent pour un problème spécifique, nous présentons le cas devant des bénévoles qui peuvent nous aider et nous lançons un appel sur Facebook. Les gens viennent sur place pour voir de leurs propres yeux pour décider s’ils veulent soutenir le projet. Souvent les gens nous aident même dans l’anonymat. C’est un moyen rapide de procéder lorsque quelqu’un a besoin de notre aide, » nous explique Usamah.

Son frère Bilal Belim ajoute qu’on doit prendre conscience que les démunis ne peuvent pas trop attendre avec des formalités, des papiers à fournir et des enquêtes qui s’éternisent. Ils souffrent davantage. On ne peut pas les faire tourner en rond. Ils font un appel aux associations musulmanes à Maurice d’accélérer les démarches des personnes qui sont dans le besoin.

Outre la construction de cette maison, ils ont d’autres projets  à réaliser. Usamah a été approché par une maman qui n’a pas d’argent pour payer les frais d’université de sa fille. Il a pu résoudre le problème car une personne a sponsorisé le montant total de Rs 48,000 seulement un jour après.

« Cela démontre la confiance que les gens placent en nous. Nous avons pris l’habitude de fournir des reçus après la fin du travail. Nous assurons la transparence complète auprès des volontaires, » expliqueBilal Belim.

Lien entre donateurs et démunis

D’ailleurs, les deux frères Belim font ressortir que 4 années de cela, ils ont eu des problèmes similaires quand leur père devait être opéré à l’étranger. Les gens venaient les aider financièrement. Par la grâce de Dieu et des gens généreux, leur père est maintenant en bonne santé. Depuis cette époque leur est venue l’idée d’aider d’autres personnes en difficulté en agissant comme courroie de transmission entre donateurs démunis. Ceux qui veulent les contacter pour les aider sont invités à visiter la page Facebook ‘Al-Ikhwan’.

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Mohammad Tasmur Peeroo : le calvaire d’un enfant de 14 ans http://starpress.info/mohammad-tasmur-peeroo-calvaire-dun-enfant-de-14-ans-2247/ Wed, 09 Aug 2017 07:34:20 +0000 http://starpress.info/?p=2247 Mohammad Ibne Tasmur Peeroo, 14 ans, dormait jusqu’à tout récemment dans un autobus. Les récits poignants de ce jeune garçon ont interpellé plus d’un. Il était dans les locaux de Radio Plus en début de semaine pour réclamer de l’aide.

Son histoire a fait couler beaucoup d’encre. En effet, depuis plus d’un mois, Mohammad Tasmur Peeroo dormait dans un autobus garé sur un terrain vague à la route Militaire. L’histoire de ce garçon nous interpelle sur notre devoir en tant qu’un être humain. Quand il avait 3 ans, son père est mort dans un accident à Tranquebar. Sa maman, ballottée par les aléas de la vie, trouve refuge dans une maison délabrée à la rue Moka. Comble de malchance, la maison est détruite dans un incendie.

Manque d’encadrement

Mohammad Tasmur et sa maman sont alors dirigés vers l’hospice de la rue Labourdonnais à Port-Louis. Mais quelques années après, il est séparé de sa maman et il est transféré à la section des hommes à la rue St. Georges. Mohammad Tasmur raconte qu’au début tout était parfait mais la méchanceté des autres pensionnaires nuit à son développement d’adulte. Pour des fautes qu’il n’a pas commises, il est réprimandé à plusieurs reprises. Le jeune homme concède quand même que la nourriture était en abondance et les dirigeants étaient gentils.

Mais le manque d’encadrement pour le guider vers une école ou un métier, le pousse au découragement. Il développe une maladie qui le rend nerveux et parfois il est en proie à des convulsions. À l’âge de 14 ans, il quitte l’hospice et erre dans les rues. Quelques jours après la fête de l’Eid-ul-Fitr cette année, sa maman Parveen Banon a été admise à l’hôpital psychiatrique de Brown Sequard. Les médecins l’ont internée et elle ne sortira pas de sitôt. Mohammad Tasmur doit chercher seul de la nourriture pour apaiser sa faim.

Le visage pâle, les traits tirés, il peut à peine dire quelques mots quand il pleure sur son sort. Il raconte que des gens font des fausses allégations contre lui et l’accuse de tous les maux. « Parski mo misère dimoune ti faire la police arrête moi pou fausse allegation de vol », nous dit-il. Mais après vérification, le même jour il est relâché. Il a un oncle qui habite à St. Pierre mais ce dernier ne peut l’héberger par manque d’espace dans sa maison.

Admis à l’hôpital psychiatrique

Chaque soir, Mohammad Tasmur rôdait autour des échoppes des marchands de nourriture à Plaine-Verte. « Ena ene marchand grillade  la croisée Vallée-des-Prêtres ki donne moi manger le soir », dit-il. Vers 21h30, il grimpait dans un autobus de la compagnie Apollo garé sur un terrain vague et s’installait sur un sofa pour dormir. Mais la roue semble avoir finalement tourné pour cet adolescent.

En effet, Rita Venkatasawmy de l’Ombudsperson for Children s’est déplacée dans les locaux de Radio Plus ce lundi où l’adolescent était venu réclamer de l’aide. La défenseure des droits de l’enfant a déclaré qu’on « ne peut rester les bras croisés lorsqu’un enfant dort dans la rue.» Il est bon de souligner que la Child Development Unit (CDU) a indiqué que le cas de Mohammad Tasmur était compliqué car le  magistrat a donné l’ordre de le faire admettre à l’hôpital psychiatrique de Brown-Séquard la semaine dernière.

Au final, Tasmur a été admis à l’hôpital de Beau-Bassin, conformément à l’ordre du magistrat.

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La mendicité devant les mosquées http://starpress.info/mendicite-devant-mosquees-1888/ Thu, 29 Jun 2017 09:36:48 +0000 http://starpress.info/?p=1888 Il ne manque jamais de mendiants devant la Markazi Mosque de la rue SSR et la Jummah Masjid. Mais pendant le Ramadan, leur nombre quadruple. STAR s’est intéressé à leur situation.

Majoritairement des femmes, surtout âgées, ces mendiants acceptent l’aumône facilement mais se confient difficilement. Ils ne veulent pas desserrer les dents lorsqu’on leur demande la raison pour laquelle ils tendent la main au public, mais surtout aux fidèles des mosquées, à longueur de journée. Comme la patience paie toujours, nous sommes parvenus à avoir quelques témoignages.

Le mois du Ramadan est perçu comme étant le mois de la moisson pour les mendiants. Ce n’est plus le cas selon Aisha, 87 ans. Pour cette Port-louisienne qui mendie depuis trois décennies devant la mosquée Markazi, les musulmans leur donnent de moins en moins de zakaat. « Dans le passé, je recevais de quoi subvenir aux premières nécessités de sa famille pendant presque dix mois. Or, d’année en année, notre récolte va en diminuant », dit-elle. À quoi attribue-t-elle cette tendance ? « On me dit que les gens préfèrent donner leur zakaat à des associations dont le nombre s’accroît selon ce que l’on m’a dit », répond-elle. Pourquoi ne se tourne-t-elle pas vers ces associations au lieu de mendier ? « Je ne vous cacherai pas que je reçois de l’aide d’une association de ma localité, mais cela ne suffit bien que je reçois la pension de vieillesse. Je dois aider ma fille qui est divorcée de subvenir aux besoins de ses cinq enfants. Vous savez bien qu’une bonne à tout faire reçoit  très maigre salaire », fait-elle ressortir.

Nasreen, bientôt 80 ans, habite Triolet, cherche de l’aide étant une veuve. « Mon époux est mort depuis une trentaine d’années. Je ne viens pas ici souvent. Pendant le mois de Ramadan, je viens quelques fois pour obtenir quelques sous pour donner à ma sœur chez qui j’habite. Elle fait face  à des difficultés financières des fois à cause de ma santé précaire. Elle utilise l’argent de ma pension pour m’acheter  de la nourriture et prendre soin de moi, » avoue-t-elle. Elle est venue à Port-Louis car sa voisine lui a demandé d’aller à l’hôpital Dr A.G.Jeetoo pour se faire vacciner contre la grippe.

Faire bouillir la marmite

Fawziah, 57 ans, qui habite Vallée des Prêtres, nous confie qu’elle doit impérativement mendier tous les jours car elle doit payer le loyer, l’électricité et l’eau  et acheter de la nourriture pour ses 2 enfants. Pendant le mois de Ramadhan, les musulmans lui remettent leur zakaat et ainsi elle en profite pour acheter quelques vêtements  d’Eid pour ses enfants et leurs fournitures scolaires. « Mon mari est malade et je dois prendre soin de lui. J’étais avec lui dans nos moments de joie et de bonheur et maintenant quand il est cloué au lit, je ne peux pas l’abandonner, », laisse entendre Fawziah. Selon elle, la mendicité n’est pas un défaut. « C’est mieux que de voler les gens ou d’acquérir illégalement de l’argent facile, » ajoute-t-elle. Elle dit que les passants leur donnent des sous et qu’avec l’argent récolté elle peut facilement faire bouillir la marmite. « La vie est dure. Quand on va de porte en porte pour demander de l’aide, beaucoup de gens ne nous aident pas parce qu’ils croient que nous mendions par vice et que nous vivons dans de belles maisons,» nous dit la veuve, les larmes aux yeux. « Nous ne mendions pas pour devenir riches. C’est la pauvreté qui nous pousse vers la mendicité, » ajoute-t-elle.

Selon Kairoun Bibi, une quadragénaire, le gouvernement ne l’aide pas suffisamment pour qu’elle puisse mener une vie normale comme les autres. « N’étant pas éduquée, personne ne me donne du travail. La mendicité demeure la seule solution pour moi en cas de besoin,» raconte-t-elle. Elle nous affirme qu’elle ne mendie pas pendant toute l’année mais seulement quand elle se trouve en difficulté financière. La plupart du temps elle fait des travaux ménagers chez les gens. Mais elle gagne à peine Rs 5000 par mois pour subvenir aux besoins de ses enfants. Son mari qui est alcoolique l’a abandonnée depuis longtemps.

Aminah est habitante de Pailles. Elle reconnaît que « les musallis de la Jummah Masjid nous aident beaucoup, surtout pendant dans le mois de Ramadhan. « Je ne retourne jamais les mains vides quand je viens devant cette porte. Allah envoie nos provisions à travers ces musulmans qui ont bon cœur, » dit-elle.  Toutefois, elle demande aux gens de ne pas se moquer d’elles ou de les critiquer car elles sont dans le besoin. «  Je sais qu’il y a des personnes qui ne devraient pas mendier, mais on ne doit pas pénaliser celles qui sont vraiment dans le besoin. Ceux qui nous donnent l’aumône  peuvent toujours vérifier avant de nous donner quelque chose. Il n’y a pas de mal à chercher une aide auprès de ceux envers qui Allah s’est montré généreux, » fait-elle ressortir.

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Nasser Mosaheb : Amputé d’une jambe et toujours coiffeur http://starpress.info/nasser-mosaheb-ampute-dune-jambe-toujours-coiffeur-1870/ Tue, 27 Jun 2017 08:04:24 +0000 http://starpress.info/?p=1870 Malgré l’amputation de sa jambe droite  à la suite d’une infection, Nasser Mosaheb s’accroche tant bien que mal à la vie et tente de sortir de la misère. S’appuyant sur ses béquilles, il se déplace chez des clients pour leur couper les cheveux.

En effet, Nasser Mosaheb, connu comme Bhai Siddick, a travaillé dans la capitale comme coiffeur pendant plus d’une quarantaine  d’années. Cet habitant de Camp de Masque Pavé a appris ce métier depuis l’âge de 12 ans. À cette époque, il résidait chez son oncle et ne rentrait à la maison que pendant le weekend. Nasser nous indique qu’il gagnait bien sa vie comme coiffeur et pouvait faire bouillir la marmite familiale. En 2014 sa vie bascule après son hospitalisation pour cause de douleur abdominale. Une semaine après il reprend son travail ,mais fait une rechute. Les médecins découvrent qu’il a un problème de gastrite aiguë qui nécessite une hospitalisation immédiate. Des examens poussés indiquent aussi qu’il commence à développer des troubles rénaux. Nasser est abattu et cherche le réconfort dans les duahs et la prière. Sans source de revenus, il se voit vite confronté à des difficultés financières.

Toujours en 2014, suite à une  alerte cardiaque, il est admis au Centre Cardiauqe de Pamplemousses pour subir un pontage aorto-coronarien. Le prélèvement d’une veine saphène au niveau de la jambe ne sera pas sans conséquence pour lui.  Mal refermée, la plaie à sa jmabe s’infecte et bientôt l’amputation devient  nécessaire pour qu’il ait la vie sauve. Il accepte en larmes  la décision des médecins et sa jambe est amputée jusqu’au genou.

 «Musjid impé loin, mais mo faire mo zeffort kan mo la santé permette moi»

Handicapé, Nasser passe trois semaines à l’hôpital et rentre à la maison sur des béquilles. Ayant entretemps perdu son épouse,  il ne peut que compter que sur sa fille pour les travaux ménagers. Il touche une pension qui n’est guère suffisante pour faire vivre sa famille. Heureusement que son père avait construit une maison et il y vit avec sa fille qui est mère de trois enfants.

Nasser est un battant et ne s’avoue pas vaincu. Malgré son handicap, il cherche du travail pour arrondir ses fins de mois. « Mo gagne médicament l’hôpital mais li pas assez. Mo bizin acheter la pharmacie. Mo paye de l’eau, la lumière et pou tire ration li pas assez », dit-il.

Nasser qui a gardé la main comme coiffeur se  déplace sur ses béquilles pour couper les cheveux des clients à domicile. « Je suis pauvre et je n’ai pas le choix », dit-il. Nasser a choisi de travailler pour gagner sa vie plutôt  que de faire le manche sur le trottoir.

Il accomplit ses devoirs religieux au mieux de ses capacités en se rendant au musjid quand sa santé le lui permet Même handicapé il se déplace à la mosquée pour accomplir le namaz. «Musjid impé loin, mais mo faire mo zeffort kan mo la santé permette moi», laisse-t-il entendre.

Pour la fête Eid-ul-Fitr, Nasser ne prévoit rien de spécial car sa situation financière ne le permet pas. En cette fin du mois de ramadan, il lance un appel à ses frères et sœurs de même qu’aux compagnies privées pour lui offrir une aide financière. Sa situation mérite une attention particulière. Vous pouvez lui  rendre visite en lui téléphonant sur le 5722 7766

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L’extrême pauvreté à Grande Retraite : Rozida et sa fille se battent pour sortir de la misère http://starpress.info/lextreme-pauvrete-a-grande-retraite-rozida-fille-se-battent-sortir-de-misere-1759/ Mon, 12 Jun 2017 11:03:58 +0000 http://starpress.info/?p=1759 À Grande Retraite, village qui se trouve dans l’est du pays, vivent Rozida Choychoo, 57 ans et sa fille dans une petite maison en tôle qui se transforme en passoire à chaque grosse pluie.

Quand on pénètre à l’intérieur de la maison bleue qui se trouve au fond d’une cour, on est confronté à la misère dans toute sa laideur. à vrai dire, la mère et sa fille habitent une bicoque délabrée avec pour tout mobilier une petite table, deux chaises en plastique en mauvais état,  un lit au milieu de la cuisine et deux autres lits dans une petite chambre mal éclairée.

Rozida Choychoo vit de sa pension qu’elle perçoit de la Sécurité sociale. Sa fille bien qu’elle ait réussi aux examens de School Certificate (SC) ne travaille pas. «Quand la pluie tomber nous bizin mette banne récipient pou lacaze pas inondé», nous raconte Rozida. Sa fille ajoute que durant les grosses averses la maison est inondée et il est difficile de mettre pied à terre. Dans la cuisine, le vinyle déchiré est comme une véritable  patinoire. En hiver il fait extrêmement froid car le vent s’infiltre  entre les feuilles de tôle: «Gros gros tangue rentre dans la cuisine et parfois couleuvre oussi ena», dit Rozida. Avec des larmes aux yeux, elle nous dit qu’elle ne reçoit aucune aide de personne. Pour sa nourriture, elle se contente de quelques légumes qu’elle a plantés devant sa porte. La viande fraîche de bœuf est un luxe pour les pauvres. « Mo pas capave dire ou combien temps mo pas fine acheter la viande frais. Li trop cher pou dimoune misère», dit-elle encore.

Elle se contente de la viande congelée et parfois du poisson salé grillé. Elle indique qu’elle a d’autres filles qui sont mariées et des frères mais qu’eux aussi ont une famille à nourrir. «Mo banne frère pas mauvais, mais éna femme zenfant pou nourri ,comment zotte pou guette nous », explique-t-elle. Rozida achète ses provisions à crédit à la boutique du coin et quand elle dispose d’un peu d’argent, elle règle ses comptes. Qu’importe sa situation, elle garde espoir qu’Allah enverra un bienfaiteur pour changer leur vie de misère. Chaque jour est une nouvelle bataille pour cette famille. Durant ce mois de ramadan ,Rozida et sa fille jeûnent et ne manquent pas le namaz. « Mo demande Allah dans namaz pou aide nous et ouvert ene chemin pou nous. Allah zamais li rejette parole ene dimoune pauvre», souligne-t-elle. Rozida serait heureuse si sa fille trouvait du travail afin qu’elle puisse être indépendante et vivre comme une fille de son âge.

Nous quittons Rozida et sa fille avec la promesse que son cas sera référé  à des personnes bien intentionnées et prêtes à aider. Si vous désirez venir en aide à Rozida et sa fille vous pouvez les contacter sur le 4174148.

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À Vallée Pitot : Javed Parthay distribue 200 « naans » à des familles chaque soir http://starpress.info/a-vallee-pitot-javed-parthay-distribue-200-naans-a-familles-soir-1716/ Thu, 08 Jun 2017 07:00:45 +0000 http://starpress.info/?p=1716 Se donner à fond pour soulager la misère des personnes vulnérables. C’est l’objectif que s’est fixé Javed Parthay, un travailleur social de la capitale. Pendant le mois de ramadan, il assume de plus grandes responsabilités.

Alors que la nuit est tombée, Javed Parthay et son équipe de volontaires se concertent pour distribuer gratuitement des «naans» à 200 familles de Vallée Pitot dans des rues mal éclairées. Une petite enquête bien discrète a été effectuée précédemment sur les récipiendaires de l’aide alimentaire. 200 familles pauvres ont été ciblées. Cette action de bienfaisance ils l’accomplissent après le namaz Esha.  Plus tôt, ils avaient  récupéré les boîtes de naan à la pâtisserie Nasroolah.

C’est vers 21h00 que Javed Parthay et ses amis commencent leur tournée sur les terres de l’État  pour faire du porte-à-porte. Les chiens aboient et empêchent les volontaires de continuer leur route. Sur un chemin non asphalté en pente raide, Javed avec deux jeunes à ses côtés, grimpe la colline et frappe à la porte d’une vieille dame qui récupère son « naan ». «Allah pou récompense zotte pou sa» dit-elle. Cette dadi n’a pas les moyens pour s’acheter un naan chaque jour. Javed remet un naan dans chaque maison. Il nous laisse entendre que c’est grâce à un bienfaiteur qui a remis sa zakaat à la pâtisserie qu’il est en mesure de prendre livraison de 200 naans chaque soir. Qu’il vente ou qu’il pleuve, Javed ne se détourne pas de ses engagements. «Pou moi c’est ene plaisir et mo récompense c’est Allah qui fine réservé», laisse-t-il entendre. Après sa tournée, il redescend la colline et rentre chez lui.

Enquêtes sociales

Il est sur pied vers quatre heures chaque matin et se rend à la boulangerie pour prendre livraison de 500 pains chauds que les gens viennent récupérer gratuitement pour le sehri.

Javed Parthay fait du travail social depuis vingt ans et éprouve une vive satisfaction   lorsqu’il parvient à soulager la souffrance des autres. Il travaille pour une institution charitable et fait des enquêtes sociales chaque jour à travers l’île. «Sa travail partage naan mo faire sa pendant 8 ans», nous indique-t-il. Outre la distribution de naans et de pains durant le ramadan, Javed gère une société qui vient en aide à ceux qui n’ont pas les moyens de prendre à leur charge les funérailles d’un proche. Il organise gratuitement les mayyats et s’occupe de tout à la place de la famille de la personne décédée. Javed fait ressortir qu’il ne cherche jamais l’aide des politiciens et reste loin de la politique. Les fonds d’aide proviennent des donations des personnes qui lui font confiance.

«  Le travail social n’est pas un métier.  C’est un engagement pris avec soi-même et avec des gens bien intentionnés pour aider les autres et améliorer leur sort», dit-il. Il prône un approche humanitaire qui vise à soulager la misère. «Je n’attends rien en retour. Je ne suis pas politicien et je n’aspire pas non plus à devenir conseiller municipal ou député. Je rends service à mes frères et sœurs pour plaisir à Allah. C’est tout,» insiste-t-il.

Javed a déja organisé plusieurs activités sportives pour les enfants et une collecte de sang pour la banque de sang: «Beaucoup de gens à Maurice se font une image négative de Vallée Pitot. Ils ont la perception que cette région est infestée de toxicomanes alors que ce n’est pas vrai. Ce que les Mauriciens ne savent pas, c’est que dans cette région de la capitale il existe beaucoup plus de travailleurs sociaux qu’ailleurs dans le pays,» poursuit-il. Javed à la ferme conviction qu’un jour les gens viendront de tous côtés pour chercher une maison à Vallée Pitot. « C’est un endroit béni parce que les gens sont des croyants et sont des personnes honnêtes qui gagnent leur vie à la sueur de leur front. Certes il y’a la misère, mais personne ne meurt de faim », conclut-il.

*Toute personne désirant aider Javed peut  le contacter sur le 5975 8601.

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La famille ozeer : sans eau ni électricité http://starpress.info/famille-ozeer-eau-electricite-1683/ Mon, 05 Jun 2017 08:55:31 +0000 http://starpress.info/?p=1683 Un vent glacial souffle sur la colline surplombant Vallée des Prêtres. Nous avançons péniblement dans l’obscurité pour chercher la maison de la famille Ozeer à Carreau Lalo.  En face d’un terrain en friche, une petite maison de deux chambres éclairée par une bougie  donne l’impression que nous sommes dans un village du bout du monde.

Bibi Zaheera Khan Ozeer, entourée de ses 4 enfants, vient timidement nous saluer et nous invite à venir constater de visu sa misérable situation. Elle nous raconte que son époux, Sheikh Ahmad Ozeer, n’arrive que très rarement à dénicher un emploi comme peintre et n’a donc pas de revenu régulier.

En larmes elle nous raconte que sa famille doit s’imposer les plus dures privations et faire les plus grands sacrifices pour survivre. Assez souvent en effet les enfants n’ont rien à se mettre sous la dent et son mari et elle sont obligés de demander aux voisins deux paquets de « mine » (nouilles) pour passer leur faim.

À force de prendre des repas à des heures irrégulières, Bibi Zaheera Khan a fini par  souffrir de crampes gastriques En outre, les enfants s’absentent assez souvent de l’école car à leur réveil le matin, il n’y a ni une gorgée d’eau pour leur donner à boire ni un morceau de pain pour emporter à l’école. « Comment envoyer les enfants à l’école le ventre vide ? », nous dit Zaheera. Elle indique que son époux avait bien obtenu du travail à Bagatelle mais qu’il a dû l’abandonner. « Pendant ene mois li marcher li aller et li rétourné parski li péna transport », nous indique-t-elle.

Elle nous fait part de sa grande tristesse quand ses enfants cherchent à manger. « Zotte dire maman nous faim, nous ventre vide. Ena jour ena manger ena jour pena narien », ajoute-t-elle.

Leur petite maison de 2 petites chambres ne comporte qu’un lit brinquebalant. Il y fait sombre car elle a été déconnectée  du réseau du Central Electricity Board (CEB). « Péna mangé dans lacaze pas capave paye électricité.» Les factures impayées du CEB  s’élèvent à Rs 14.000.  La famille ne dispose pas non plus d’eau potable pour la même raison : factures impayées. Chaque jour c’est chez un voisin qu’elle s’alimente en remplissant un grand récipient. Zaheera nous explique que sa famille ne reçoit aucune aide de la Sécurité sociale. « Mon époux et moi voulons bien travailler, mais il n’y à pas de travail », nous dit la pauvre mère. Elle souhaite trouver un emploi comme gardienne de bungalow pour s’occuper du nettoyage de la cour. L’hiver est déjà là et il fait un froid de canard chez elle. C’est avec de l’eau glacée qu’elle a mise de côté dans un récipient qu’elle prendra son bain plus tard derrière un rideau en lambeaux.

À l’approche du ramadan, Zaheera respire un peu mieux car elle sait que durant ce mois sacré, les musulmans font de la charité au maximum. Elle espère avoir un peu d’argent pour payer sa facture d’électricité.  « Mo pas bizin l’argent là dans mo la main. Mo disposé donne ene dimoune mo bill pou paye li », dit-elle. Les enfants de Zaheera attendent eux aussi avec impatience le ramadan car chaque jour ils recevront de la nourriture en abondance que ne manqueront pas de leur faire parvenir  les voisins.

Zaheera peut être contactée sur le  58116237.

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