lundi , 20 mai 2019
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Sharemeen Khodabocus

Sharemeen Khodabocus : «Les gens de différentes cultures apprécient la pose du henné»

Le dessin fut sa passion à l’école.  Aujourd’hui, c’est devenu sa profession. Après ses études au  collège Madad-Ul-Islam, à Port-Louis, Sharemeen Khodabocus a suivi un cours de pose du mehendi chez Les Peeroo  à Vallée des Prêtres.

Ayant eu le consentement de ses parents, Yousoof et Zabeen, elle a persévéré  pour obtenir son certificat.  Sharemeen, Shar  pour les intimes, a travaillé pendant quelque temps dans un magasin à Caudan. Toutefois, ce magasin à fermé ses portes et du coup, elle s’est retrouvée sans emploi. Mais, elle n’a pas abandonné la pose du mehendi. Pour peaufiner son talent elle l’applique aux mains des proches et des amies.

En 2014,  à l’approche de la fête de Divali, elle décida de se remettre au travail.  Une de ses camarades Mylène Thomas a organisé une rencontre avec Olivier Langevin, Events Manager au Caudan. Ce dernier, lui a proposé de venir exercer son talent au Caudan.

« Je n’aurais jamais cru qu’un jour je travaillerais ici pour faire la pose  du  mehendi.  Je dois  remercier  Olivier  et Mylène, deux personnes qui ont cru en moi », dit-elle.  Depuis, on l’invite à des réceptions, des mariages, des fiançailles  ou encore des anniversaires. Et elle est toute heureuse de faire ce travail. «Mon travail m’a permis  de connaître des gens des différentes cultures,  dont des étrangers, qui ont découvert le henné pour la première fois, » dit-elle avec un brin de fierté.

Elle réalise avec aisance n’importe quel dessin qu’on lui demande. Le cornet du henné devient entre ses doigts comme un crayon. Une de ses clientes habituelles, Vanessa Tossé a bien voulu témoigner. « En 2016, lors d’une visite  au Caudan, j’ai fait la connaissance de Sharemeen. Elle avait fait un dessin sur mon bras pour lequel j’ai reçu beaucoup de compliments. Comme je viens souvent ici,  je ne peux m’empêcher de  la rencontrer pour une pose de henné, », avoue-t-elle. Vanessa a choisi  le henné  au lieu du tatouage à encre. « Le  tatouage à encre reste éternellement. Mais, avec le henné,  je  peux  changer le dessin quand celui-ci commence à s’effacer » nous dit la jeune femme.

Sharemeen rêve d’aller en Inde pour se perfectionner et devenir une spécialiste de la pose du mehendi et aussi obtenir une licence pour  offrir des cours.

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