Reportage – Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 21 Jul 2017 09:15:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.6 ALMATOUL QURAAN MASJID à Baie du Tombeau : pas d’imam faute d’une résidence http://starpress.info/almatoul-quraan-masjid-a-baie-tombeau-dimam-faute-dune-residence-2101/ Fri, 21 Jul 2017 09:09:18 +0000 http://starpress.info/?p=2101 Sur la route  menant à Baie du Tombeau, à une cinquantaine de mètres de la mer, se trouve une petite mosquée. Les musulmans de la localité y vont pour leurs prières quotidiennes.

Tout a commencé  dans les années 80.  Trois  mussalis,  Abdool Monaf  Abdooraman, Goolam Ahmed Elahee  et Wallymamode Allyboccus,  ont fait construire la première  madrassah en bois et tôles, sur un terrain appartenant à la famille Elahee.  Le 14 juin 1981 (12 shabaan : 1401Hijri), la madrassah  accueillit les enfants pour leur dispenser  une formation islamique.  Ainsi, du lundi au vendredi  des cours  de Coran furent assurés par le  Janab Ismael, qui venait chaque jour de Port-Louis  par le bus. Cela a duré jusqu’en 2002, lorsque son état de santé s’est détérioré.

Plus tard  la madrassah allait aussi  servir comme Jamaat khanah pour les mussallis. En 1992, les  mussallis décidèrent de  former une société du nom de  « Almatoul Quraan Muslim Society»  avec  pour but  de faire du travail social. Parmi  eux, Mahmood Oreeawon, Feizal Auckbarally, Hassen Abdouraman, Gorah Abdouraman, Jaffar Houssain Sobha, Shamsheed Sobha,  mawlana Limbada, Shameem Sobha et Hassen Assenally.

Le 26 février 1993, ils font une demande d’enregistrement au «Registar of Association ».  Au bout de six mois, leur demande  portant le No. 3992 fut approuvée.   Après quelques années, avec  l’argent qu’ils ont recueilli de leurs membres, et des dons reçus des familles musulmanes à travers l’île, ils ont fait l’acquisition  d’un terrain de 135 toises, situé sur la route principale de Baie du Tombeau pour la somme de Rs 800 000.

Le 28 septembre 2001, le premier coup de pioche fut donné par Sattar Joosub. Celui-ci a énormément contribué pour  la construction de la masjid  avec l’aide d’autres membres.  Et une année après,  soit le 27 septembre 2002,  elle a ouvert ses portes aux mussallis de la localité à l’heure du swalaat-ul-Esha.

Nasroullah Ginowrie a officié  comme le premier imam. Il a travaillé pendant 10 ans avant de se retirer pour  raison de santé. Depuis, la direction a dû  faire face à des difficultés pour recruter un imam  surtout en raison d’un manque d’une résidence.

Projets

Les dirigeants du masjid envisagent la construction d’une madrassah,  une résidence pour l’imam, une extension de la mosquée, une salle de prière pour les dames et pour les étrangers  de passage. Un centre pour les jeunes avec une salle d’ordinateurs figurent aussi parmi les priorités.

Il convient de souligner que la direction tient à remercier chaleureusement la force policière de Baie du Tombeau pour leur précieuse collaboration, en donnant l’accès aux mussallis pour garer leurs voitures dans la cour du poste de police.

À noter que les membres assument  la responsabilité de diriger les prières à tour de rôle. Et  pour  le Jummah , la Jummah Masjid   délègue un imam pour diriger la prière.

Jummah du vendredi 7 juillet 2017

C’est  Hafeez  Belal Salehmohamed qui  a assuré  le sermon. Il a parlé de la guerre d’Uhud et de Hazrat Hamza (RA). « Chaque individu  doit  reconnaître  ses torts et ses erreurs. Et le plus important, c’est de pardonner aux autres. Suivons  l’exemple du prophète  Muhammad (pssl) », a-t-il insisté.

Membres du comité pour l’année 2017 :

Président : Mahmood Oreeawon

Vice président : Hassen Abdouraman

Secrétaire : Shezad Khan Moytaub

Ass. Secrétaire : Mehmood Khan Moytaub

Trésorier : Jaffar Houssain Sobha

Ass. Trésorier : Sameer Moytaub

Auditeur: Nooreedeen Kariman

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Masjid Aisha, Souillac : un centre pour les jeunes envisagé http://starpress.info/masjid-aisha-souillac-centre-jeunes-envisage-2038/ Fri, 14 Jul 2017 08:06:53 +0000 http://starpress.info/?p=2038 Le nom de la masjid Aisha (RA), rue  Chaline à Souillac  n’est pas le fruit du hasard  tout comme celui de la mosquée Madina.  Cette mosquée porte le nom  de la fille de Younous Goburdhun, propriétaire et homme d’affaires.

Tout commença en 1987. Aisha la fille  aînée de bhai Younous Goburdhun en était à sa deuxième visite en terre  sainte à  Makka, accompagnée de ses parents et son époux Mohammad  Swaley Yousouf Peeroo. Elle s’est rendue à la masjid Aïsha.  « Lorsque j’étais à l’intérieur,  j’ai ressenti quelque chose  qui ne m’est jamais arrivée auparavant.  J’avais l’impression  de vivre un rêve. J’étais dans un autre monde, où tout était  beau et merveilleux. Et j’en ai fait part à ma mère Ameena Sher Mohammadkhan et à mon époux. Depuis cet instant j’ai éprouvé le désir  de faire construire une masjid du  même nom », raconte-t-elle.

À son retour au pays, elle en a parlé à son père. Celui-ci va faire construire une masjid qui portera le nom de celui de Masjid  Aisha à Makka.  Il a  fait don d’un terrain d’environ 8 perches pour construire la  mosquée.

Bhai Younous Goburdhun, fit appeler alors les musallis de la localité, pour une réunion. Il leur exposa l’idée de sa fille pour construire une masjid à la Rue Chaline.  D’autant que la seule masjid dans le village, se  trouvait à 2 km. Ceux présents étaient unanimes à approuver le projet.  Des démarches furent entreprises.  Et c’est en 1991, que débuta la construction, sous la direction  de bhai Younous.

En 1992, pour la plus grande joie d’Aisha,  le  maulana Bashir Keenoo  a procédé à l’inauguration du nouveau lieu de culte. Il pouvait accueillir environ 200 mussallis. Pour rappel, les membres fondateurs étaient Aisha Peeroo, Tibhai Dinally et Younous Goburdhun, qui fut le premier  à occuper le poste de président (muttawalli). Il occupa ce poste pour quelques mois seulement  avant de mourir. Par la suite, ce fut  Cassam Gohurdhun, un proche de la famille qui  prit la relève.

Causerie de Jummah

Deux imams travaillent à la masjid.  Wahed Joomun et Mooslim Ramjean. Ce dernier a assuré le sermon  du Jummah le 30 juin 2017. Il a axé son discours sur le message du Prophète Muhammad (pssl) sur  la valeur des parents et le rôle des enfants dans la famille. L’obéissance et le respect  des enfants envers leurs ainés sont  importants.  Il a aussi rappelé  que nous avons tous le devoir de maintenir  toujours les bonnes relations avec nos voisins. La direction tient à remercier chaleureusement  tous ceux, toutes religions  confondues qui  ont apporté leur soutien, lors de la construction de la masjid. Ahmad Ally Dinally (Tibhai pour les intimes) avait assuré la bonne marche des travaux.

Projets

La direction envisage de  construire une madrassah, un centre  pour les jeunes et  une salle qui sera réservée exclusivement aux activités des dames.

Comité de la direction 2017

Président : Cassam Goburdhun.
Membres : Yusuf Dhoomun, Abdool Cader Ackbarally  et Abdool Ganee Goburdhun.

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Vie conjugale : 2500 cas de demandes de divorce par an http://starpress.info/vie-conjugale-2500-cas-de-demandes-de-divorce-an-2013/ Wed, 12 Jul 2017 06:45:41 +0000 http://starpress.info/?p=2013 La vie conjugale à Maurice se détériore davantage. Chaque année, la Cour suprême enregistre environ 2 500 nouveaux cas de divorce et une moyenne de 2 000 cas sont validés. Pour en savoir les causes, STAR s’est tourné vers des travailleurs sociaux et un sociologue.

Selon l’Annual Report of the Judiciary 2016, le nombre de pétitions de divorce déposées a augmenté de 5% pour passer à 2 681 en 2016 contre 2 556 en 2015. Généralement, ce sont majoritairement les femmes qui font des demandes de divorce. En 2016, c’était 46% (838) contre 29% (534) des hommes et le reste de 468 sont des demandes conjointes.

Le nombre de cas de divorce prononcé par la Cour suprême est de 1 494 en 2013, 2 175 en 2014, 2 097 en 2015 et 1 840 en 2016. Des 1 840, 636 n’ont pas d’enfant, 576 ont un enfant, 463 (2 enfants), 139 (3 enfants), 23 (4 enfants), 5 (5 enfants) et 2 (plus de 6 enfants). Par ailleurs, dans 368 cas, la durée de mariage est jusqu’à 5 ans, 486 cas (entre 10 et 14 ans), 390 cas (entre 15 et 19 ans), 170 cas (entre 20 et 24 ans), 88 cas (entre 25 et 29 ans) et 71 cas (30 ans et plus).

Les 6 causes principales

Allia Sayed Hossen-Gooljur, qui détient un diplôme en études sociales et une maîtrise en développement social, avance six causes de divorce.

Non-préparation au mariage

Notre interlocutrice indique que bien souvent, les jeunes débutent la vie conjugale sans aucune préparation concernant la vie à deux. Ils ne sont pas préparés matériellement, psychologiquement et spirituellement. On met plus d’importance sur l’organisation de l’évènement.

Concilier exigences professionnelles et vie de famille

Elle observe que davantage de femmes qui travaillent éprouvent des difficultés à concilier obligations professionnelles et vie familiale.  « Auparavant, on vivait au sein d’une famille élargie et la femme qui travaille pouvait compter sur ses parents pour s’occuper de ses enfants ou l’aider en cas de force majeure.  Aujourd’hui, la situation a changé.  La plupart des familles sont composées du père, de la mère et des enfants seulement.  Cette situation donne lieu à beaucoup de conflits au sein du couple surtout si la femme doit travailler jusqu’à fort tard.  Des couples arrivent à trouver des solutions tandis que d’autres n’arrivent pas à gérer jusqu’à ce qu’ils finissent par divorcer », fait-elle ressortir.

Tâches multiples pour les femmes

L’autre source de problème, selon Allia Sayed Hossen-Gooljur, c’est une répartition injuste des travaux domestiques au sein des familles.  « En intégrant le marché du travail, les femmes n’ont pas délaissé pour autant leurs tâches domestiques.  En sus du travail, elles doivent s’occuper des enfants, prendre soin des parents et beaux-parents surtout s’ils sont alités.  Sa responsabilité a même augmenté car très souvent elles sont appelées à assumer les tâches autrefois assurées par les hommes telles que faire les courses, accompagner les enfants à l’école, chez le médecin, aux cours », explique-t-elle. Les femmes assument tous ces rôles tandis que les hommes les font rarement.  « Beaucoup d’hommes ne se rendent pas compte qu’ils ont plusieurs rôles en tant que mari, père et salarié. C’est tout naturellement que certains hommes qui reviennent du travail déclarent à leurs femmes salariées qui demandent de l’aide pour les travaux domestiques « Tu ne vois pas que je suis fatigué ».  Il faut aussi ajouter  qu’il y a des belles-mères qui ne voient pas d’un bon œil que leurs fils aident leurs épouses à la maison.  Et cette situation est cause de beaucoup de tensions au sein des couples », déplore-t-elle.

Violence domestique

Le divorce, soutient-elle, est également le résultat de la violence domestique : «  Certaines femmes vivent avec des conjoints violents.  En effet,  pour beaucoup des femmes la maison est le lieu le plus dangereux qui soit.  Il y a des femmes qui subissent des atrocités et sont obligées de rompre le lien conjugal pour ne pas  se faire tuer », dit-elle encore.

Infidélité au sein du couple

D’après Allia Sayed Hossen-Gooljur, le nombre croissant de cas d’infidélité est une cause importante du divorce : « Ces cas d’infidélité qui affectent les maris aussi bien que les femmes mariées sont souvent  cause de divorce. »

Ingérence des beaux-parents

Beaucoup de mariages se brisent, à cause de l’ingérence des beaux-parents que ce soit du côté du mari ou de l’épouse.  « D’un côté, il y a des mères qui acceptent difficilement que le fils a une autre personne dans sa vie.  Elles s’immiscent dans la vie du couple à tel point que le mariage finit par se briser.  De l’autre côté, des mamans qui, au moindre problème au sein du couple, au lieu d’encourager les conjoints à trouver des solutions, les poussent  à rompre leur mariage surtout si la fille travaille », dit-elle.

Épouses possessives

Allia Sayed Hossen-Gooljur évoque des cas où les épouses sont très possessives et ne veulent pas que leur époux s’occupe de ses parents surtout de sa maman.  Cette situation, poursuit-elle, est souvent cause de graves conflits au sein des couples. « Seul le mari qui a une grande maturité arrive à gérer les deux femmes les plus importantes de sa vie, celle qui lui a donné la vie (sa maman) et celle qui donne la vie à ses enfants (son épouse) », estime-t-elle.

Les cas de divorce

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Nombre de divorces prononcés

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Durée de vie commune

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Nombre d’enfants

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Les solutions

Cours de préparation au mariage

Allia Sayed Hossen-Gooljur est d’avis qu’il est absolument nécessaire que des cours de préparation au mariage soient obligatoires avant la célébration d’un mariage comme c’est le cas chez les Chrétiens.  L’homme et la femme doivent être présents pour suivre ces cours.  Ces cours doivent être dispensés par des professionnels. à son avis, il est important d’organiser des cours pour des personnes mariées également car beaucoup de couples mariés font face à des défis.

Préparation spirituelle

Selon notre interlocutrice, la préparation spirituelle doit être la partie la plus importante en vue de réussir sa  vie  de couple. « Les gens passent beaucoup de temps à chercher une jolie salle pour la célébration d’un mariage, à faire des achats des vêtements pour le grand jour, à organiser le dîner. Mais, il est très important de chercher la bénédiction de Dieu pour que le mariage réussisse.  Les fiancés et leurs proches doivent se réunir et prier ensemble pour le succès du mariage car comme l’a dit le prophète Muhammad ( pssl) ‘la prière est l’arme du croyant’ », explique-t-elle.

Rôle des hommes religieux

Les hommes religieux doivent informer les gens sur les règles du mariage, de la polygamie et du divorce.  Ils doivent parler des thèmes tels que la violence domestique, les conséquences de l’infidélité sur la vie du couple, le rôle des beaux-parents, la responsabilité de l’homme et de la femme envers leurs parents respectifs. Ils doivent les sensibiliser sur l’énorme responsabilité qu’ils prennent quand ils décident de se marier car le mariage musulman n’est pas une banalité mais un engagement devant Dieu.

Ahmad Rechard Bassa, travailleur social : «Le divorce peut être évité»

100717_ahmadAhmad Rechard Bassa, travailleur social, est d’avis que dans la grosse majorité de cas, le divorce est évitable. D’abord, il ne faut jamais céder aux ruses (waswasa) de Shaytaan. Ensuite, dans des cas aggravés, il faut consulter une personne sage qui connaît bien la religion, pour agir comme médiateur d’une façon neutre. « Une fois qu’une dcision est prise, le couple doit l’accepter. Pour contrer ce problème à long terme, les dames aussi bien que les hommes peuvent s’enregistrer à des formations familiales pour mieux gérer leur vie de couple », suggère-t-il. Notre interlocuteur évoque aussi la jalousie, le manque de confiance en votre partenaire, une langue de vipère comme des raisons de divorce. La gestion de la colère, selon lui, peut être d’une grande aide pour les couples qui ont des problèmes relationnels. «  En islam, il est recommandé de s’éloigner de votre conjoint quand il ou elle est en colère. Rester devant lui peut aggraver la situation. La gestion de la colère peut être d’une grande aide pour les couples qui ont des problèmes relationnels, » fait-il  ressortir.

Pavi Ramhota, sociologue : «Le divorce, presqu’une banalité»

100717_paviLe sociologue Pavi Ramhota constate que le divorce est devenu monnaie courante à Maurice. Il est presqu’une banalité. Il se demande si ce n’est pas la conséquence d’un arsenal de lois. « Si un conjoint a frappé sa femme dans un moment de colère, celle-ci va consigner une déposition à la police et leur relation ca s’envenimer. Aussi, l’homme se retrouve souvent dans une situation où il tarde pour se réconcilier avec sa femme. Des fois, les conjoints vont retrouver le support moral au travail. Ce qui donne naissance à une relation extraconjugale. Tout commence par une chose banale mais s’empire au fil du temps », explique-t-il.  L’autre facteur déterminant, selon lui, est l’utilisation d’un langage abusif. « Souvent, c’est un langage violent ou même la violence physique. Il faut savoir maîtriser sa langue pour ne pas envenimer les choses », fait-il ressortir. Le sociologue conseille de prendre en compte les critères de compatibilité avant d’aller plus loin. « Il faut parler et s’ouvrir. Les amants prennent des décisions hâtives. Des fois, ils n’accordent pas de l’importance aux  conseils de grandes personnes qui ont plus d’expérience. Ils prennent des décisions sur un coup de tête prenant seulement le facteur de beauté en considération. Il faut être réaliste, car c’est une décision pour la vie. Il faut être très prudent, » conclut-il.

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Mauriciens à l’étranger http://starpress.info/mauriciens-a-letranger-1971/ Fri, 07 Jul 2017 12:23:44 +0000 http://starpress.info/?p=1971 La fête Eid célébrée avec ferveur au Canada

070717_eid3Les Mauriciens de foi islamique qui résident à l’étranger conservent leurs bonnes habitudes durant le mois du ramadan et aussi le jour de l’Eid. Au Canada, nos compatriotes ont célébré Eid avec ferveur. C’est le cas du couple Muslun et de Feisal Nahaboo.

Pour leur deuxième Eid passée au Canada dans la province de Vancouver, Abeedah Ruhomaly-Muslun et son époux Shakeel Mahmood Muslun ont vécu de très bons moments en compagnie d’autres étrangers. Après le mois du ramadan, l’heure était donc à la fête pour les musulmans du quartier. « Par la grâce d’Allah, le ramadan s’est déroulé à merveille car nous sommes actuellement en été. J’ai eu l’occasion de rompre le jeûne en compagnie des frères et sœurs syriens. Ils ont pu goûter au ‘chana-puri’ mauricien », nous raconte Abeedah.

La fête Eid-ul-Fitr a été célébrée le dimanche 25 juin au Canada. « Comme d’habitude, mon époux et moi, nous nous sommes réveillés très tôt. Après le petit-déjeuner, je me suis mise aux fourneaux pour préparer des amuse-bouches et un briani. Nous avions invité des Syriens, des Indonésiens et des Fidjiens pour partager ce repas avec nous », poursuit-elle. À 8h, Abeedah et Shakeel se sont mis en route pour le namaz Eid qui s’est tenu à plusieurs kilomètres de leur domicile. « Le namaz Eid était programmé à 10h. C’était un moment empreinte d’émotion », ajoute-t-elle.

Une fois à la maison, les samoussas, pakoras et autres muffins ont régalé petits et grands. Au déjeuner, Abeedah nous raconte que le briani, typiquement mauricien, a tout bonnement conquis les invités. Abeedah et Shakeel ont ensuite passé la journée entre amis et pour le dîner, ils étaient conviés chez la famille Moosuddee, originaire de Triolet, où ils ont vécu d’agréables moments. « L’année dernière, c’était notre première Eid au Canada et nous n’étions pas totalement à l’aise. Nos proches nous manquaient beaucoup. Mais cette année, cela s’est bien passé quoique j’aurais aimé que mes parents soient à mes côtés », dit-elle.

Des Mauriciens au Prairieland Park

070717_eid1Plus de 200 Mauriciens ont répondu présent à l’invitation de Feisal Nahaboo pour célébrer la fête Eid au Canada.  En effet, notre compatriote Feisal Nahaboo, membre du comité organisateur et cheville ouvrière de l’organisation du namaz Eid au Canada, avait convié les Mauriciens, dimanche dernier, au Prairieland Park pour accomplir le namaz Eid en congrégation. Les 200 Mauriciens se sont joints aux quelque 7 000 personnes de différentes nationalités et ils ont tous convergé vers la grande salle pour accomplir le namaz. Les Mauriciens ont participé activement à l’organisation de l’événement.

Selon Feisal Nahaboo, après la prière, les Mauriciens se sont rassemblés à son domicile pour déguster huit différents plats concoctés par sa charmante épouse, Shirin. Au menu : poulet tandoori, brochette calamar, nuggets, riz fricassé et achard de piment au limon, entre autres. Après le déjeuner, les invités ont eu droit à un dessert et du thé.  Faisons ressortir que ce samedi (NdlR : hier), un ‘Eid gathering’ a été organisé et plusieurs dignitaires canadiens y ont été invités. Les Mauriciens ont eu l’occasion de faire découvrir leurs talents à travers l’application du henné. Les enfants ont eu droit à plusieurs activités ludiques. Signalons que Zakaria Nahaboo, le fils de Feisal, avait accompli l’îtékaf dans une mosquée.

À Birmingham : la plus grande célébration de l’Eid en Europe rassemble plus de 100 000 musulmans

070717_eidÀ Birmingham, en plein cœur d’un royaume britannique endeuillé par le terrorisme aveugle, à Manchester, puis à Londres, et menacé par des représailles anti-musulmans implacables – à l’image de la récente attaque meurtrière à la voiture-bélier perpétrée près de la mosquée de Finsbury Park – plus de 100 000 fidèles ont convergé dimanche vers le parc du centre-ville pour faire de la plus grande célébration de l’Aïd el-Fitr en Europe un moment de communion d’une rare intensité.

Formant une longue procession recueillie, les familles musulmanes ont cheminé massivement, sous escorte policière, vers l’espace verdoyant du Small Heath Park. Les cœurs en berne, il y a peu encore, étaient remplis d’allégresse à la perspective de cette journée unique qui a marqué de son empreinte la 6ème édition de l’événement « Célébrez l’Aïd ».

Amer Ijaz, l’une des chevilles ouvrières de ce grand rassemblement dont le succès ne se dément pas depuis sa création en 2012 par Green Lane Masjid et le Community Centre, s’est réjoui que le dispositif de sécurité déployé dans le parc pour protéger les fidèles ait produit son effet pleinement rassurant.

Empreinte d’une belle ferveur religieuse et placée sous le signe des festivités, cette célébration de l’Aïd, d’une ampleur inégalée sur le Vieux Continent, représente une formidable opportunité de se réunir en paix et dans l’unité pour le porte-parole de l’opération.

« Nous avons travaillé pendant des mois avec cinq mosquées locales, ainsi qu’en étroite collaboration avec notre partenaire humanitaire Human Appeal, afin d’en faire un jour mémorable de prière, de jeux et de plaisir», a-t-il souligné, tout en se félicitant de la générosité dont ont fait preuve les fidèles qui ont mis la main à la poche à hauteur de 494 000 euros. Cette source miraculeuse de financements va irriguer le projet humanitaire « Saving Syria » initié par Human Appeal, en vue de venir en aide aux enfants syriens rendus orphelins par les affres d’une guerre sans fin.

« C’est un immense honneur, encore une fois, pour Human Appeal de prendre une part active à l’événement « Celebrate Eid », le plus grand rassemblement de musulmans en Europe », s’est enthousiasmé le président de l’association de bienfaisance, Othman Moqel, avant de louer la grandeur d’âme, l’esprit d’entraide et l’extraordinaire prodigalité de ses coreligionnaires.

« Au cours d’un mois sacré assombri par des tragédies humaines incommensurables, les citoyens britanniques de confession musulmane ont été d’une générosité sans commune mesure. Ils ont tant donné pour aider ceux qui en ont besoin ici, au Royaume-Uni, mais aussi dans le monde entier. Durant cet Aïd el-Fitr 2017 particulièrement, nous célébrons la générosité de la communauté musulmane », a-t-il déclaré avec émotion.
Nuur-Uddin Jandanee et Rahim Murtuza

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Célébration nationale de l’Eid-ul-Fitr : Pravind Jugnauth et Xavier-Luc Duval prônent l’harmonie intercommunautaire http://starpress.info/celebration-nationale-de-leid-ul-fitr-pravind-jugnauth-xavier-luc-duval-pronent-lharmonie-intercommunautaire-1961/ Thu, 06 Jul 2017 09:16:16 +0000 http://starpress.info/?p=1961 La fête Eid-ul-Fitr a été célébrée au niveau national, lundi dernier, à la Sunni Razvi Academy. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth et le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, ont, lors de leur discours, prôné l’harmonie entre les différentes communautés du pays.

Pravind Jugnauth s’est réjouit de la diversité culturelle à Maurice. « Notre pays est une nation arc-en-ciel », a insisté le chef du gouvernement ajoutant que Maurice célèbre, chaque mois, une fête religieuse ou culturelle. «La force de la nation mauricienne réside dans cette entente interculturelle. Il nous faut consolider cette harmonie intercommunautaire car Maurice est un exemple pour le monde », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le Premier ministre n’a pas tari d’éloges sur l’islam. « L’islam est une religion qui prône la paix, le respect et le partage. Si nous suivons les principes islamiques, nous resterons dans le droit chemin. Le Coran est aussi un guide universel pour l’humanité et ce serait à notre avantage de rester fidèles à ses principes », a-t-il souligné. Dans un même ordre d’idées, Pravind Jugnauth a estimé que les organisations socioculturelles et religieuses doivent tout faire pour maintenir l’harmonie. « Le but de ces organisations est de renforcer les liens entre les différentes composantes de la société et non les diviser », a-t-il déclaré.

Avant de conclure, Pravind Jugnauth a indiqué que Maurice va consolider ses relations avec les pays arabes en l’occurrence, l’Arabie Saoudite. « Je tiens à saluer le soutien de l’Arabie Saoudite qui a voté en faveur de la résolution mauricienne sur les Chagos aux Nations-unies. Et aussi comme promis, nous avons mis sur pied une ambassade et nous avons déjà un ambassadeur en Arabie Saoudite », a-t-il souligné.

Xavier-Luc Duval : «Nous avons beaucoup à apprendre du peuple palestinien»

060717_xldLors de son discours, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, s’est longuement penché sur le cas de la Palestine, toujours sous occupation israélienne. « Ma visite en Palestine a été un moment fort de ma vie. C’était pour moi un honneur de visiter la mosquée Al-Aqsa et aussi le Dôme du Rocher. Mais il malheureux de constater que les soldats israéliens ont envahi ces lieux saints », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le peuple palestinien est solidaire malgré les difficultés auxquelles il fait face au quotidien. « Il est difficile de différentier entre un musulman et un chrétien en Palestine. Tout le monde vit en harmonie et c’est un peuple très chaleureux. Je suis certain que nous avons beaucoup à apprendre du peuple palestinien », a-t-il soutenu.  Auparavant, le leader du PMSD a lancé un appel aux politiciens pour qu’ils ne tiennent pas un langage communal. « Il faut éviter les arguments communaux. À court terme, cela peut sembler vous être utile mais sur le long terme, cela causera du tort à notre société. Il faut promouvoir l’harmonie entre les différentes communautés du pays », a-t-il fait ressortir.

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Eid-Ul-Fitr en France : une célébration conviviale entre proches et amis http://starpress.info/eid-ul-fitr-france-celebration-conviviale-entre-proches-amis-1930/ Wed, 05 Jul 2017 10:44:24 +0000 http://starpress.info/?p=1930 Dimanche 25 juin la communauté musulmane a célébré la fin du ramadan après un mois de jeûne sous une forte chaleur. Alors que la canicule battait son plein avec des températures avoisinant les 44 degrés à Toulouse, les musulmans ont fêté l’Eid en plein air.

Traditionnellement habitués aux rencontres familiales à  Maurice, cela a été une expérience nouvelle pour les Mauriciens en France. En outre, une bonne majorité des musulmans de France sont des immigrés  et leurs familles se trouvent à l’étranger. Donc, c’est entre amis et proches qu’ils ont fêté la fin du Ramadan. Mais,  chaleur oblige, Eid a été célébrée en plein air. Nous avons interrogé un groupe de jeunes  à leur sortie de la mosquée dans la banlieue parisienne. « Cette année est un peu différente des précédentes car il a fait très chaud mais nous étions plus nombreux à la mosquée, » explique Bilel. En effet, le jour de l’Eid qui tombe un dimanche, est un fait très rare. Car en France il n’y a pas de jour férie à cette occasion. Habituellement, les gens travaillent.

« C’est la première fois que j’ai vu autant de monde le jour de l’Eid. C’était beau à voir. Le maire de la ville est venu nous voir alors qu’il n’est pas musulman. Il a parlé du terrorisme et nous a invités à aider à changer et améliorer cette image car l’islam est une belle religion.  Puis, il nous a souhaité bonne fête, » raconte Ismail. Des gâteaux et des bonbons ont été distribués aux enfants à la sortie de la mosquée. On pouvait aussi voir la convivialité et les accolades entre frères de diverses nationalités. D’ailleurs une fête sera organisée le 1er juillet pour célébrer l’Eid. Au programme : restauration, jeux pour enfants, numéros de clown, toboggan gonflable, entre autres.

El Hajj Meite : « Heureusement que les amis sont là »

050717_elÉtudiant en architecture, El Hajj est né à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cela fait 4 ans depuis qu’il a déposé ses valises à Paris. Loin de sa famille et de ses proches, c’est avec des amis qu’il a fêté l’Eid. « Le matin je me suis rendu à la mosquée pour la prière vêtu de mon habit traditionnel, le boubou africain. L’ambiance en France est très différente de celle de chez moi. Ici, c’est un jour comme les autres. »  Il nous raconte comment dans son pays il fête l’Eid. « L’ambiance est extraordinaire et ce depuis la veille. En France on n’avait même pas l’impression que c’était le ramadan. Alors qu’en Afrique on sent que l’on est musulman par l’ambiance et la joie qui y règnent.  Avec mes amis français, j’ai célébré la fête. Heureusement qu’ils sont là, » nous confie-t-il avec un air de nostalgie. Le soir,  il  a diné chez sa tante, un plat traditionnel africain,  Attieke, soit de la semoule à base de manioc. De quoi lui rappeler son pays. « Ce jour-là mes pensées se tournent vers ma mère, mes frères et sœurs qui me manquent beaucoup, » soupire-t-il.

Louiza Mounif : «Une pensée pour notre famille à l’étranger»

050717_eidLouiza est originaire de la Kabylie en Algérie. Cette jeune étudiante en commerce international  a appliqué le henné sur ses mains la veille. « Dès que j’ai su que Eid allait  être célébrée dimanche,  j’ai tout de suite retiré le henné. Puis, avec mes sœurs nous avons confectionné des sacs avec des bonbons pour les enfants et emballé des cadeaux pour nos neveux et nièces qui nous ont rendu visite le soir ».

Le jour de l’Eid, Louiza s’est vêtue d’une djellaba et de son voile. Puis, cette jeune femme de 21 ans s’est rendue à la mosquée de la ville accompagnée de sa famille. « Après la prière de  l’Eid le matin, nous nous sommes rendus chez les familles avoisinantes, chez mes sœurs et mes tantes. Nous n’avons pas toute notre famille en France. Ce jour-là nous avions une pensée pour notre famille à l’étranger qui nous manque beaucoup, » nous raconte-t-elle avec un brin de tristesse.

En effet, en France la fête est célébrée entre amis, voisins et quelques proches. C’est par le biais de Skype que les souhaits sont transmis à la famille au pays. « Le soir nous avons l’habitude de  prendre un dîner qui réunit  nos 6 sœurs et 1 frère, tous mariés avec leurs enfants.  Donc, une belle et grande famille, » nous dit-elle en riant.

Et qui dit grande famille, dit aussi beaucoup de préparatifs. « Pendant la journée, nous recevons nos invités. Alors, nous proposons des gâteaux d’origine arabe et du thé à la menthe. Puis nous commençons à préparer le couscous pour le dîner. Nous donnons des cadeaux aux enfants et puis c’est  le dîner en famille. Le soir nous portons nos habits traditionnels,   soit une robe kabyle, » raconte Louiza.

Les invités ne repartent pas les mains vides : boîte de bonbons pour les enfants et quelques douceurs pour les adultes. « Cette fête reste malgré tout très importante d’autant plus que nous avons eu la chance cette année qu’elle est célébrée un dimanche. Nous essayons de la rendre la plus traditionnelle possible même si ce n’est pas comme celle célébrée en Algérie. On rigole et on passe un moment convivial ensemble  avant tout » souligne-t-elle.

Riyaad et Isra Goolam Dustagheer : «Les visites familiales nous manquent beaucoup»

050717_riyaadEncore une fois, ce qui marquera les esprits c’est la foule dans les mosquées. Riyaad, originaire de  Maurice, a pris quelques clichés dans une mosquée mauricienne. « Ce jour-là,  je m’y suis rendu au moins une heure en avance. Malgré cela la mosquée était remplie. C’est du jamais vu un jour de l’Eid. C’était dimanche et pratiquement  tout le monde était présent. C’était très beau à voir, cette convivialité et cette fraternité qui régnaient entre Mauriciens mais aussi des musulmans d’autres nationalités,  » nous raconte-t-il.

Ensuite, accompagné de sa maman, il a regagné son domicile en passant par la mosquée de Paris.  « En temps normal, je travaille car nous n’avons pas de jour férié pour l’Eid. On pouvait aussi voir le nombre de femmes présentes. Des petits cadeaux étaient distribués aux enfants, » raconte la maman d’Isra. Riyaad  et sa maman qui  ont fêté l’Eid à l’île Maurice il y a 5 ans de cela, expliquent que l’ambiance y était très différente. « J’étais très surprise que l’on déguste un briani à 10h00 du matin. Cette ambiance à Port Louis me manque. Là-bas, on pouvait alors voir des illuminations, le journal télévisé pendant lequel des dignitaires souhaitaient bonne fête à la communauté musulmane. L’ambiance de la veille à la rue Pagoda est extraordinaire. Nous n’avons pas tout cela en France. C’est presqu’un jour comme les autres, » affirme  cette dame.

Ce qui lui manque le plus ce sont les visites familiales «  Personne ne vient sonner à ma porte ou me rendre visite ce jour là. Heureusement que nous avons eu une invitation le soir pour déguster un bon briani mauricien. Mais sinon nous passons la journée à la maison. à Maurice, on sent qu’on est réellement musulman et que c’est notre fête, » nous confie-t-elle tristement.

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La ‘Foire Eïd’ : une tradition bien ancrée http://starpress.info/foire-eid-tradition-bien-ancree-1891/ Thu, 29 Jun 2017 09:46:09 +0000 http://starpress.info/?p=1891 Comme chaque année depuis maintenant 24 ans, la Foire Eïd de Mahébourg a permis à bon nombre de personnes du sud de l’île de préparer la fête en venant faire leurs dernières emplettes, dimanche dernier, dans le batîment du collège Hamilton, rue Cent Gaulettes.

Pour Amine Peer, membre de la Société Islamique de Maurice (SIM) depuis les années 80, qui vient chaque année vendre des livres islamiques et autres produits, en compagnie de son fidèle ami, Omar Mamoojee, c’est un rendez-vous incontournable. « C’est l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes issues de différents endroits avec des marchands qui offrent un service exceptionnel : tous les produits nécessaires pour faire un bon Eïd. C’est une ambiance unique et un vrai rendez-vous fraternel pour la communauté» nous dit-il.

Selon lui, beaucoup n’ont pas accès aux Quran et livres islamiques et doivent aller à Port Louis pour s’en procurer, mais ils savent que chaque année, ils pourront s’en procurer à cette ‘Foire d’Eïd’. Selon Omar Mamoojee, ce type de foire d’Eïd, qui a fêté sa 24e édition à Mahébourg, n’existait pas à Maurice. « Je crois que la première foire à Maurice a été lancée par SIM au centre Idrice Goomany à Plaine Verte vers 1985, mais aujourd’hui on voit que les gens y portent un grand intérêt et ça a pris de l’ampleur à travers tout le pays. SIM a ainsi contribué à vulgariser cette idée-là. Il faut ajouter que SIM a été la première à importer des livres islamiques à grande échelle dans les années 70 pour transmettre le message de l’Islam à Maurice. » Une tradition qui s’est perpétuée à travers le temps. La ‘Foire Eïd’ qui se tient chaque année à Mahébourg est une initiative privée et non l’un des évènements organisés par la Société Jeunesse et Fraternité Musulmane de Mahébourg (SJFM), comme indiqué par erreur durant la semaine.

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Muslim Youth Federation : Distribution des vivres à Cité Martial http://starpress.info/muslim-youth-federation-distribution-vivres-a-cite-martial-1879/ Wed, 28 Jun 2017 06:15:29 +0000 http://starpress.info/?p=1879 C’est déjà une tradition pour la Muslim Youth Federation (MYF) de  procéder à une distribution des vivres chaque année à l’approche de la fête Eid. Cela,  pour soulager des familles en difficultés et afin de leur permettre de  célébrer la fête Eid dans la joie. La distribution a eu lieu hier (samedi 24 juin 2017)  à la Bayt-ul-Nur Hall , Cité Martial.

Avant la distribution des vivres  Goolam Kanawah a lu un verset du saint Coran. Rahelah Mooniaruk présidente de l’aile féminine de la MYF.

Cette année  la MEF a distribué à quelque 1 100  « Eid Food Baskets » aux personnes démunies à travers l’ile, soit 600 à Port-Louis et 500 dans d’autres endroits «  Cela fait déjà 25 ans  depuis que l’association  vient en aide aux nécessiteux.  En  cette fin du mois sacré du Ramadan, chaque famille va bénéficier des vivres d’une valeur de  Rs 850 pour lui permettre de passer un bon Eid.. Je  souhaite à  tous Eid Moubarak » a déclaré Raffique Santally, président du MYF Parmi les invités, le ministre de la santé Anwar Husnoo et le député Shakeel Mohamed.

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Le nouveau haafiz, Mohammad Ahnas, 12 ans : «Je souhaite diriger le taraweeh sur mon fauteuil roulant» http://starpress.info/nouveau-haafiz-mohammad-ahnas-12-ans-souhaite-diriger-taraweeh-fauteuil-roulant-1873/ Tue, 27 Jun 2017 08:08:51 +0000 http://starpress.info/?p=1873 Paralysé de deux pieds et condamné à ne jamais marcher, Mohammad Ahnas, 12ans, étudiant du collège Royal de Port Louis,  a pourtant réalisé un véritabletour de force.

En effet, après 4 ans d’études coraniques sous la supervision étroite de Haafiz Ackbar  ,ce jeune garçon a mémorisé les 30 siparah du Coran. Le jour de l’Eid-ul-Fitr avant le namaz, il récitera sa dernière sourate du Coran. L’histoire de Mohammad Ahnas est un merveilleux exemple que la foi inébranlable en Allah, l’espérance et la persévérance permettent de triompher de n’importe quelle épreuve.

Atteint depuis sa naissance par une infirmité, ce jeune garçon se déplace en rampant dans sa maison. Pour rriver jusquà la madrassah, il rampe de l’entrée pour aller se mettre aux côtés de son professeur. Doté d’une intelligence au-dessus de la moyenne, Mohammad Ahnas s’est distingué aux examens du CPE en 2015 en obtenant 6A. Il s’est ouvert alors les portes du collège Royal de Port Louis. Chaque matin son père Reshad l’emmène en voiture et le prend dans ses bras pour le déposer sur un fauteuil roulant mis à sa disposition pour qu’il se déplace dans la cour de l’école. Dans, l’après-midi, et ce depuis son enfance, Ahnas fréquente une madrassah de la localité.  Pour qu’il puisse accomplir  le namaz Magrib, son père le prend dans ses bras et le dépose à l’intérieur de la mosquée.

Sa rencontre il y a quelques années avec le Haafiz Ackbar qui dirige le Dar Ul Uloom  Jamia Naeemiyah à la rue Inkerman à Vallée Pitot, allait avoir une grande influence sur lui. Quand celui-ci lui a demandé s’il aurait voulu mémoriser le Coran, il n’a pas hésité une sule seconde et lui a répondu par l’affirmative.

Deux fois par semaine Mohammad Ahnas se rend à la mosquée de la Rivière Citron après le namaz Esha pour ses lécons de récitation jusqu’à 22h00. Rentré à la maison, il se met au travail pour terminer ses devoirs de classe. Après une année, il se rend les samedis aprés le namaz  Zohr pour réciter ses leçons qu’il a apprises à la maison. “Parfois haafiz Ackbar vient me rencontrer à la plage de Mont Choisy pour m’écouter”, dit-il. Mohammad Ahnas loue les efforts de son ustad qui ne s’est épargné aucune peine pour qu’il réussisse dans sa difficile entreprise. Pour la dernière année de son apprentissage, Mohammad Ahnas est descendu à Port Louis chaque jour aprés le namaz Fajr avant d’aller à l’école pour que son Ustad écoute sa récitation. Pendant la récréation il apprend ses leçons du Coran sur son portable afin d’être prêt dans l’aprés-midi. Il ne cache pas qu’il était parfois fatigué mais animé par une volonté inébranlable, il a perséveré pour faire plaisir à Allah. Mohammad Ahnas nous dit qu’il s’inspire du travail extraodinaire abattu par son ustad. “Grace à lui eaucoup d’autres jeunes avant moi sont aujourd’hui Haafiz-ul-Quraan”, souligne-t-il.

Dans l’entourage du jeune garçon, on reste admiratif devant sa débauche d’énergie. Il n’a raté aucun jour de jeûne ni aucun namaz de taraweeh au musjid Bagh -e-Muhammadi à Triolet.

Mohammad Ahnas a un seul désir:  il souhaite un jour diriger le namaz taraweeh assis sur son fauteuil roulant. Son père Reshad, ému jusqu’au larmes confirme l’aspiration de son fils. « Je souhaite un jour voir mon fils diriger le namaz taraweeh dans un musjid », dit-il.  Mohammad Ahnas est catégorique: il n’y a pas de secret pour devenir Haafiz-ul Quraan. “Je pense que c’est Allah qui m’a choisi pour apprendre par coeur le livre sacré”, dit-il encore. Il est d’avis que les études academiques et le deen marchent de pair. “J’invite les jeunes de mon âge à venir rencontrer Haafiz Ackbar pour débuter la mémorisation du Coran car cela va les aider dans leur vie”, conclut-il.

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Messages Eid http://starpress.info/messages-eid-1867/ Tue, 27 Jun 2017 07:44:41 +0000 http://starpress.info/?p=1867 Message de la Présidente de la République : «Notre pays une référence en matière de tolérance, de paix …»

Assalamualaikum à tous Le mois de Ramadan touche à sa fin et je profite de cette occasion pour vous saluer tous et pour vous souhaiter Eid Mubarak et vous adresser mes vœux de bonheur et de prospérité.

Mes chers compatriotes, nous avons chaque jour l’occasion de réaliser la chance que nous avons de vivre à l’île Maurice, un pays multiculturel où chaque religion est respectée et où Eid est maintenant une fête nationale.  La fête d’Eid est célébrée après un mois de sacrifice, de pardon, de prière, de communion et de valeurs partagées.  Ce sont là, les vertus qui cimentent notre communauté de destin et qui font de notre pays une référence en matière de tolérance, de paix, de solidarité et du vivre-ensemble. Nous devons chaque jour célébrer notre diversité et nous avons tous la responsabilité d’encourager le dialogue inter-communautaire et inter-religieux afin de renforcer notre tissu social et nous enrichir de nos différences.

Alors que plusieurs pays dans le monde sont constamment déchirés par la violence, l’intolérance et des injustices, nous ne pouvons qu’être reconnaissants de connaître la paix et l’harmonie dans notre île Maurice. Ayons donc, à l’occasion de cette fête, une pensée spéciale pour ceux et celles qui ont perdu des êtres chers et qui vivent dans des sociétés où la paix demeure malheureusement un vain mot.

Ameenah Gurib-Fakim

Message du Cardinal Maurice E. Piat : «Ce mois de jeûne invite l’Homme à la frugalité et à une vie plus simple»

Chers Frères et Sœurs Musulmans,  Au nom de la communauté catholique de Maurice et en mon nom personnel, je suis heureux de vous adresser mes vœux à l’occasion de la fête de Eid-Ul-Fitr qui conclut le mois du Ramadan.

La société actuelle est marquée par la consommation à outrance, par le gaspillage et pousse à la surexploitation de la nature mettant ainsi en péril notre planète terre et notre environnement. Ce mois de jeûne par la discipline qu’il impose, invite l’Homme à la frugalité et à une vie plus simple. La joie et le partage dont vous témoignez à l’occasion du mois de Ramadan et de la fête qui le conclut montre bien qu’un authentique bonheur humain peut fleurir au sein d’une vie simple et fraternelle.

Dans son encyclique « Laudato Si » sur « la sauvegarde de la maison commune »,  le Pape François nous rappelle que « la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure ». En tant que croyants, nous avons la responsabilité d’être ensemble les gardiens de ce monde que Dieu nous a confié pour notre bien à tous. Cette frugalité joyeuse et cet esprit de partage sont les valeurs clé qui nous permettront de protéger notre environnement et de le transmettre en bon état aux générations futures.

Je souhaite qu’ensemble nous puissions avancer sur ce chemin de paix et prendre soin de cette portion de la famille humaine qui vit sur nos îles. Joyeuse Fête de Eid-Ul Fitr. Que Dieu vous bénisse.

Fraternellement,
Cardinal Maurice E. Piat
Evêque de Port-Louis

Message du Dr Anwar Husnoo : «Le jour de l’Eid est un moment de réconciliation et de pardon»

« Le jour de l’Eid-Ul-Fitr représente pour moi un jour très spécial car il symbolise la joie, l’adoration, la fraternité et la solidarité. En ce jour bienheureux, je vais me réveiller tôt le matin, comme c’est le cas tous les jours, pour accomplir le swalaat-ul-Fajr. Ensuite, je consacrerai un peu de mon temps à la lecture du Quran en attendant de participer à la prière spéciale de l’Eid à la mosquée de Quatre-Bornes.

Après cette prière, je vais me rendre à la maison pour souhaiter à ma famille un Eid Mubarak et déguster un succulent vermicelle. Puis, je me rendrai à Plaine-Verte  à la Sunni Razvi Society pour participer aux célébrations officielles de l’Eid-Ul-Fitr où seront présentes, plusieurs personnalités, dont le Premier ministre.   Par la suite, je vais me diriger au cimetière de Riche Terre pour prier pour mes proches aujourd’hui décédés.

Après Plaine-Verte, direction Quatre-Bornes ou je rejoindrai ma famille autour d’un repas familial pour savourer un délicieux briani. Après le déjeuner, je prendrai l’avion pour Kigali au Rwanda, pour assister au Forum africain de la santé sur les maladies non-transmissibles, organisé par l’Organisation mondiale de la santé.

Le jour de l’Eid est un moment où la réconciliation, le pardon et la fraternité doivent régner entre les musulmans. Ceci dit, je profite de cette occasion pour souhaiter un pieux Eid Mubarak à tous les Mauriciens de foi musulmane »

DR Anwar Husnoo
Ministre de la Santé et de la Qualité de la vie

 

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