Reportage – Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 17 Nov 2017 10:58:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.8 Jummah Mosque de Mahebourg : première mosquée de Maurice à ouvrir ses portes aux dames http://starpress.info/jummah-mosque-de-mahebourg-premiere-mosquee-de-maurice-a-ouvrir-portes-aux-dames-3075/ Fri, 17 Nov 2017 10:58:55 +0000 http://starpress.info/?p=3075 La Jummah Mosque de Mahebourg a vu le jour en 1870. En 1977, une page d’histoire de cette mosquée  fut écrite : accorder l’accès  aux dames pour y accomplir leurs swalaats, à la suite d’un des sondage auprès des musallis.

Pour rappel, le 10 juin 1869, un groupe des commerçants de Mahebourg, a fait l’acquisition d’un terrain de 450 toises, situé à l’angle des rues Suffren et Délices pour construire une mosquée. Ils étaient Mahmod Cassim, Issop Bahamia, Ibrahim Mahmoojee, Hadjee  Hamod Haboo, Dahojee Mussajee, Hassam Mahmod, Mamod Ismael, Soliman Nattoo, entre autres.

Une année plus tard, une petite mosquée en pierre, le toit  couvert des bardeaux, fut érigée sur place. Depuis  sa construction en 1870, elle  devint la plus ancienne mosquée à Mahebourg. Elle gardera le même cachet pendant plus d’un siècle, avant d’être reconstruite.  à l’unanimité,  Issoop Bahemia fut conduit au  poste du premier muttawalli. Il a consacré 59 ans de sa vie pour bien gérer la mosquée. Le dernier muttawalli, dans la lignée des commerçants date de 1926. Hajee Ahmad Hossen Mamoojee, aussi connu comme Hajee Peer, assuma la relève  de  Hajee Ahmad Hossen Issack.  Il resta à ce poste jusqu’en juin 1966, c’est-à-dire pendant 40 ans avant de se retirer en raison de son âge et de la maladie. Par la suite, le nom de Hajee Ibrahim Sairally fut suggéré au Waqf Board comme muttawalli pour  un mandat de 3 ans.  Mais, il quitta la présidence avant la fin  de son mandat. Le 26  octobre 1969, a eu lieu la première élection pour choisir une nouvelle direction.  Un groupe des jeunes, mené par Rashid Sk-Ally, remporta cette première élection.

Comme la mosquée avait besoin d’être rénovée, la nouvelle équipe dirigeante, prit les choses en main pour la reconstruire. Le 26 février 1971, Hajee Ibrahim Moolna procéda à la pose de la première pierre. Les travaux ont pris fin  en 1975. En 1982, les dirigeants ont fait construire un hall annexé à  la  mosquée et une maison pour l’imam, suite à un don de  la Rabita  Aalam-e-Islami de l’Arabie Saoudite et des collectes des frères de l’Afrique du Sud et des mussalis  de l’endroit.

En 2008, Reza Khan Hansye et sa nouvelle équipe accédèrent à la direction de la mosquée. Une  année après,  un minaret et un dôme en dur  recouverte de cuivre  ont été placés sur la masjid.  En 2013, on a refait la toiture du Hall de la mosquée.

Travail social

La direction gère un Bait-Ul-Maal, qui collecte la zakaat pour  être distribué aux démunis. Une soixantaine des personnes bénéficient des vivres,  juste avant le Ramadan. En outre, en décembre la direction procède à un échange des manuels scolaires pour les enfants des cycles primaire et secondaire.

Causerie du Jummah

Chaque Jummah, la direction invite un imam pour faire une causerie. Le vendredi 03 novembre, c’est Abdool Ghafoor Joholee , le président de Dar-Ul-Hikmah de Phoenix, qui  a eu la tâche de parler aux mussallis. Il a axé sa causerie sur la consommation des produits Halal et Haram.

Le fonctionnement de la madrassah

Cette école coranique offre des cours de langue arabe, Fiqh, Hifz, Tafseer et Hadeeth. Elle est placée sous la direction de la sœur Z .Goolamally , en collaboration avec l’imam Jaabir Mamoojee et Nawaz Gazelle, diplômé de Madina. La direction profite des vacances scolaires pour organiser des sorties  pour les enfants et leurs parents. Soulignons aussi la contribution des sœurs Sk-Ally,  Goolamy et Sookye, pour la propagation de l’éducation islamique parmi les dames.


Lancement d’un site web

Durant le Ramadan 2017, des jeunes de la Jummah Mosque de Mahebourg,  Assadullah Durbarry, Rehaz Hossenbux et Moudjahid Luchmun, entre autres, ont lancé un site web. «Avec la transmission en direct de nos principales activités, comme Khutbas du Jummah, Taraweeh, Qiraat et causeries, nous vivons dans l’univers de l’Internet et des communications. Si on en prend en compte les utilisateurs de l’Internet pour l’Afrique, Maurice est estimé à hauteur de 62,7%. C’est pour mieux transmettre  nos messages au public que nous avons créé le site web: wwwjummahmosquembg.com et un service  whatsApp/SMS et sur YouTube »,  nous a  dit  Assadullah.


Projets

Rénovation de la bibliothèque pour en faire une  digitale avec un Jukebox islamique pour permettre au public de faire des recherches sur des Hadeeth authentiques. La bibliothèque servira  aussi comme  une salle de cours. En outre, la direction envisage de lancer une école coranique pour le Hifz sous la direction de Hafiz Awale du Bénin, la climatisation de la mosquée,  l’installation des panneaux solaires pour générer  de l’électricité et enfin l’installation des caméras pour assurer la sécurité de la mosquée.

Autres activités

Pendant les vacances scolaires après  Fajr : cours  de Hifz et Tafseer.  Chaque mercredi après Maghrib : leçons de langue arabe et pendant le ramadan après la swalaat Taraweeh pour dames. En 1944, les membres ont formé la société  «Sunnee Vohra Jamaat ». Le 7 octobre 1997, une nouvelle société a été créée,  la « Jamaat-E-Mussullee Mahebourg Jummah Mosque Muslim Congregation » Soulignons que deux religieux dirigent les prières. Ils sont : Sheik Irfan Buhorah et Jaabir Mamoojee


Shaad Nunkoo, 14 ans, Hafeez-Ul-Qur’aan

Shaad Nunkoo a déjà mémorisé 28 sipara. Il est muezzin à temps partiel à la mosquée. Il a commencé depuis qu’il avait 9 ans.   Il est encouragé par bhai Monaff Sk-Ally  et Reza Hansye. Il fréquente le Doha Secondary School.  Il a commencé ses études de Hifz  sous la supervision de son enseignant Ridwaan Soondarkhan. «à l’école aussi j’étudie le Hifz , avec le soutien du recteur Osman Jaunbocus, et après mes heures d’école c’est bhai Bilall Nunkoo qui m’aide pour la leçon d’arabe avec bhai Jaabir Mamoojee. J’aimerais pouvoir compléter  les 30 sipara du Coran  cette année et accomplir le Hajj avec mes parents. Et si j’ai la possibilité je voudrais poursuivre mes études à Madina.  J’aimerais faire un appel aux parents d’emmener leurs enfants  à la mosquée pour avoir la formation de la religion (deen) » dit-il.

Comité de direction pour 2017

Président : Reza Khan Hansye
Vive président : Sheik  Mohammad Irfanally Buhora
Secrétaire : Mumtaz Ali Durbarry
Ass. Secrétaire :  Ahmad Salim Peeroo
Trésorier : Abdool Monaf Sk-Ally
Ass. Trésorier : Sheik Mohamed Aktar Buhora
Membres: Oomar Hassam Mamoojee, Sheik Sayeed Mamoojee, Goolam Mohammad Sk-Ally

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Zub Express remporte le prix d’excellence du Trip Advisor http://starpress.info/zub-express-remporte-prix-dexcellence-trip-advisor-3056/ Wed, 15 Nov 2017 04:39:54 +0000 http://starpress.info/?p=3056
  • Un voyage pour accomplir l’umrah au meilleur employé chaque année
  • Zub Express, célèbre restaurant  à Flic en Flac, fait la fierté de l’île Maurice dans le domaine de la restauration. Pour la troisième année consécutive, le restaurant a remporté le prix d’excellence décerné par l’organisation américaine du voyage, Trip Advisor.

    Les voyageurs du monde entier votent chaque année pour désigner le meilleur restaurant au monde. Sur les 59 restaurants sur la côte ouest de l’île de 2014 à 2017, Zub Express truste la première place de ce classement pour la troisième année de suite. Le succès de ce restaurant porte l’empreinte de  son propriétaire, Eshan Mohoboob, et de celle de son épouse, Aaicha, qui se dépensent sans compter pour fidéliser les clients.

    Fondé le 3 novembre 2006, Zub Express attire les touristes et les familles  mauriciennes tout le long de l’année. La particularité du restaurant: la vente de boissons non alcoolisées seulement et l’interdiction de la consommation d’alcool sur place. Doté d’une terrasse avec vue sur mer, le restaurant peut accueillir jusqu’à 180 personnes et sa cuisine vous propose des plats concoctés par des chefs du Népal, de la Chine, de l’Inde et du Bangladesh.. Les gourmets peuvent déguster des plats à base de viande, de poulet et des fruits de mer. Les chefs proposent des plats chinois, de la cuisine orientale, des plats typiques locaux et une variété de plats indiens. Le restaurant est ouvert 7 jours sur 7 d’octobre à mars et 6 jours sur 7 durant la basse saison.

    Qualité du produit

    Eshan Mohoboob est un directeur attaché à la qualité du produit, la perfection des cuissons et la justesse des goûts. Le respect des règles d’hygiène et des standards est l’affaire de tous au restaurant qui compte une trentaine d’employés. Zub Express est le seul restaurant sur la côte ouest doté d’une salle de prière ouverte tous les jours de 4h00 du matin à 22h00 et  qui peut accueillir 150 personnes – hommes et dames. Chaque vendredi pour le namaz Jummah, le lieu de prière affiche complet. « Pendant le ramadan, le restaurant offre l’iftar et le repas du matin gratuitement. Le namaz taraweeh est dirigé par un imam qui a fait ses études coraniques à l’étranger », nous indique Eshan Mohoboob.

    Pour encourager ses employés à donner le meilleur d’eux-mêmes, le directeur de Zub Express a trouvé une formule gagnante. Chaque année le meilleur employé musulman est récompensé par un voyage tous frais payés pour accomplir l’umrah. Tous les employés sont formés  et sont traités avec beaucoup d’égards. « Pour moi, mes employés sont les membres de ma famille. J’applique le principe de l’islam qui rejette l’exploitation », dit-il.  Les employés sont bien traités et sont logés sur place. Tous les employés musulmans doivent obligatoirement accomplir les cinq prières quotidiennes. Le directeur de Zub Express nous confie qu’il vise le «Gold Award» du Trip Advisor qui est décerné à un restaurant qui remporte six années de suite la première place. Zub Express s’est taillé une bonne réputation et ses fidèles clients étrangers ne ratent jamais l’occasion d’y venir en famille goûter ses plats aux saveurs exquises à chacune de leurs visites à Maurice.

    Ainsi chaque semaine une trentaine de tables sont réservées pour des clients de l’Arabie Saoudite en transit dans le pays. Zub Express est aussi une compagnie de location de voitures de tourisme.

    Après 11 années qu’existe le restaurant, Eshan Mohoboob et son épouse Aaicha sont fiers de leurs succès. Le Trip Advisor Award décerné «For the consistent Achievement of high ratings from Travellers» leur donne une motivation supplémentaire pour progresser davantage et pour que Zub Express devienne une référence dans le domaine de la restauration à Maurice.


    Eshan Mohoboob vole de succès en succès

    Eshan Mohoboob
    Avec son épouse Aaicha

    Eshan Mohoboob truste les lauriers. Il est le premier  directeur de restaurant  mauricien à décrocher le prix d’excellence de Trip Advisor trois années de suite.

    Ce prix, soulignons-le, récompense des hébergements, des attractions et des restaurants qui ont reçu des notes et commentaires exceptionnels sur le site d’avis de voyageurs. « Ce n’est pas Eshan Mohoboob qui a gagné, mais c’est l’île Maurice qui est à l’honneur », lance-t-il avec enthousiasme.

    L’histoire de cet homme arrivé sans capital de départ dans le business est un véritable  «sucess story». Il est l’exemple même de ces hommes qui travaillent avec leur tête, leur cœur et leurs tripes pour réussir dans la vie.

    Orphélin de père

    En 1970, Eshan perd son père et devient orphelin avec 5 sœurs et 4 frères. Sa mère, femme au foyer, n’a aucun moyen de subsistance pour élever ses enfants. La maison où la famille habite est mise sous scellés. Eshan avec ses frères et sœurs se retrouvent sur le trottoir. Faute d’argent, il met fin à sa scolarité et à l’âge de 13 ans, il se retrouve dans une plantation pour arracher les mauvaises herbes. « Mo ti pe gagne Rs 6.00 par semaine pou donne mo maman », confie-t-il. Grâce au soutien de ses oncles, la famille se regroupe dans une maison à Curepipe. Eshan trouve de l’emploi au magasin Dawood Manjoo avec Rs 30.00 comme salaire. Il garde des très bons souvenirs de Gorah Bhai Issack, le père de l’ancien PPS Reza Issack, qui lui a enseigné le savoir-faire et lui a donné l’opportunité de s’engager dans l’action communautaire et de servir la mosquée Malartic à Curepipe.

    Après son passage au magasin Manjoo, Eshan prend de l’emploi chez Poncini pour un salaire de Rs 600 par mois. En 1987, il participe à un concours organisé par le Round Table. Il remporte le premier prix sur la création des petites entreprises empoche un cachet de Rs 50.000 offert par la MCB. Après Poncini, il trouve de l’emploi chez Bijouchic avec Bhai Ahmad Goburdhun comme directeur. Il puise dans ses économies et crée des boîtes à bijoux que commercialisent Poncini et Bijouchic. En 1972, Eshan met sur pied la société Bait-ul-Maal à Curepipe et fait l’acquisition d’un arpent de terrain pour construire le Centre Islamique de Maurice en face du stade George V. Avec l’aide de Rabita les membres ont érigé un bâtiment pour abriter une Dar-ul-uloom.

    En 1997, sa passion pour le football le conduit chez le Scouts Club avec Fareed Arzamkhan comme président. Ce dernier l’invite à prendre la responsabilité du club des supporteurs. Eshan avait fait comprendre aux dirigeants de l’époque que son engagement avait comme objectif de  faire remporter le titre de champion au Scouts Club pour la deuxième fois de son histoire.

    Il ne vend pas d’alcool

    Il part chercher le meilleur entraîneur malgache en la personne de Mosa et fait venir deux joueurs tanzaniens, Moosa Kiwelu et Ali Yousouf. Le Scouts club remporte le championnat la même année. En 1999, grâce à ses contacts, il fait venir, Ramadan, un entraîneur du Malawi. Après les problèmes lors de la finale contre la Fire brigade, Eshan Mohoboob met fin à sa contribution au football pour s’occuper de son business. Propriétaire de 4 magasins à Rose-Hill et Curepipe, en 2006 il jette l’ancre à Flic-en-Flac pour ouvrir le restaurant Zub Express selon un concept islamique.

    « Sans le sou, je m’étais mis en tête que le Créateur me viendrait en aide et que je ferais la fierté de ma communauté », dit-il.  En 2017, le chiffre d’affaires de sa compagnie se monte à plusieurs millions de roupies.

    Il rend hommage à son épouse et ses enfants. Eshan n’oublie pas sa maman, Hamida Bee, 88 ans. Ses pensées vont aussi à son père Mahmood qui de son vivant à inculqué la discipline à ses enfants. Eshan rend grâce au Tout Puissant pour sa réussite. « Mo existé par ene la main divine et sans l’argent haraam », soutient-il. L’engagement bénévole au sein de sa communauté occupe une place importante dans sa vie et celle de son épouse, Aaicha Mungur. Eshan raconte qu’il a relevé un défi et fait taire les prophètes de malheur qui avaient prédit qu’il mettrait la clef sous le paillasson après 6 mois parce qu’il ne vendrait pas de boissons alcoolisées. « Sans vendre l’alcool ,mo restaurant fine grandi et mo fine faire progrès dans manger halaal », fait-il ressortir avec un brin de fierté.

    Eshan indique que les clients peuvent passer leurs commandes on en ligne et choisir leurs menus avant de venir au restaurant.

    Le couple a cinq enfants:Bilal, Zubeir, Farhan, Leyya  et  Zafirah.

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    Fayaz-Ul-Mosque : la direction supervise le fonctionnement de la madrassah http://starpress.info/fayaz-ul-mosque-direction-supervise-fonctionnement-de-madrassah-3005/ Fri, 10 Nov 2017 06:48:27 +0000 http://starpress.info/?p=3005 La Fayaz-Ul-Mosque  de Nouvelle Découverte existe depuis 72 ans. Toutefois, les dirigeants de la mosquée envisagent dans un proche avenir  de la reconstruire entièrement.

    Historique

    En 1944, Nazirhanee Polin (plus connue comme  Nazeebun), épouse de Seebun Rujbally,  fit un don de deux portions de terrain équivalant à une superficie d’un demi-arpent.  Le premier, sur la route Royal de Nouvelle Découverte  d’une superficie  de 9 ½  perches, sur lequel il y avait  une vieille maison en paille. Elle servira  comme  «Jamaat Khana » aux mussalis  de la localité.   Et un autre terrain de 41 perches  quelques mètres  plus loin sur lequel  on va construire une madrassah, un  Hall et  la maison de l’imam.

    En 1945, lors de son  passage, le cyclone a détruit la Jamaat Khana. Mamode  Rozbally, Allejan Didarally, Coorban Lowtan, Oosman Joolia,Ayoob  Safrally Moffejuddy, Dawood Ambikhee, Carrimbaccus Hosseny, Idrice Rozbully, Elias Azaree, Salamuth Beeharry,  Ahmad Razbally et Hossen Lowtun, ont uni leurs efforts  pour  y construire  la  Fayaz-Ul-Mosque, en pierre et tôle. Depuis,  une partie de la mosquée servait comme madrassah.

    Après 11 ans, soit en 1956, la masjid a connu sa première rénovation, soit un agrandissement  de quelques mètres  carrés à l’arrière. Toutefois après le terrible cyclone Carol de 1960, le président d’alors bhai Osman Joolia, fit  remplacer le toit en tôle par une dalle en dur.

    Causerie de Jummah

    L’imam, Shahid Hussain, un ressortissant de la Grande Ile, a  axé  sa  causerie du vendredi 27 octobre 2017, sur le thème « Halal ou Haram ». « La nourriture Halal et ses  bénéfices et  la nourriture Haram et ses méfaits.  Il est important que chaque musulman s’informe de ce qu’il consomme. Car les conséquences  sont graves », dit-il.

    Activités

    La direction organise après la swalaat Maghrib des causeries assurées par le mawlana  Shahid Hussain. Elles ont trait à des Hadeeth et des  Maslah. Les jeudis après la swalaat Esha, les musallis participent à des sessions de  Zik’r.

    Cours de Madrassah

    La madrassah opère sous la supervision de la direction. Elle offre des cours  de lecture du Coran, Tajweed,  Hifz Deenyaat et langue ourdou. 130 enfants fréquentent la  madrassah qui fonctionne sous la responsabilité de Moosdin Didarally et Belaal Lowtun. Des sorties sont organisées pendant les vacances scolaires.  Chaque année, on organise aussi une journée sportive et une remise des prix aux enfants.

    Projet

    La reconstruction  complète de la mosquée, avec une salle de prières pour les dames. Actuellement, elles se rencontrent dans le Hall pour organiser leurs activités.

    Deux anciens témoignent

    Moosdin Didarally , (68 ans), a consacré plusieurs années de sa vie  au service de la mosquée. Il a été  tour à tour Janaab, Mutawalli, Muezzin et Imam.  A la retraite, il  continue d’apporter son soutien à la direction. «C’est  un plaisir pour moi en tant que membre d’apporter mon aide aux mussallis et particulièrement aux jeunes. Demain, ces  jeunes devront être des responsables pour faire honneur à notre village », dit-il. Wahed Mungrah fréquente la mosquée depuis sa création. Aujourd’hui âgé de 84 ans, cet ex-laboureur s’est reconverti en planteur.  Chaque jour, il se rend dans  sa plantation. Il ne compte pas s’arrêter de travailler, mais il ne rate en aucun cas ses swalaats. Il a été  en retraite spirituelle (Iqteqaaf) pendant 20 années de suite. Il a aussi travaillé comme janaab.

    Comité de direction pour 2017

    Président : Mohammad Nasser Reemul.
    Vice président : Bhye Aslam Ajaree.
    Secrétaire : Jeeajee Moazam Sulliman.
    Trésorier : Bashir Mungrah.
    Membres : Farad Rozbully, Nadeem Joolia, Nasser  Sophie, Iran Shumshoodeen, Moosdin Didarally et Belal Lowtun.

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    NOOR-UD-DEEN MOSQUE : une école coranique devenue mosquée http://starpress.info/noor-ud-deen-mosque-ecole-coranique-devenue-mosquee-2878/ Fri, 20 Oct 2017 11:30:26 +0000 http://starpress.info/?p=2878 Nécessité fait loi, nous dit l’adage. En effet, comme c’est le cas très souvent, la construction d’une mosquée devient nécessaire eu égard au nombre grandissant de fidèles d’une région au fil des années. La mosquée Noor-Ud-Deen à  Cassis en est encore un exemple.

    Historique

    En 1963, Bhai Musa Ismail (marhoom)  avait fait construire  deux chambres sur son terrain pour  les besoins d’une madrassah. à l’époque, environ 150 enfants y suivaient des cours de lecture du Coran, de couture et s’adonnaient à plusieurs activités.

    Deux ans après, le 23 septembre 1965,  sous l’impulsion de Bhai Musa, Issac Jhumka et Mohamed Mauthoor (marhoom) firent l’acquisition d’un terrain de 77 toises appartenant à Aniff Toorabally et Ayesha Bee Boodhoo  pour la  somme de Rs.5 500 pour la construction d’une mosquée qui portera le même nom de la madrassah. C’est en  1966 que les travaux pour la construction de la mosquée ont commencé. Après  une année, elle a accueilli les premiers  mussallis. Le 14 juin 1967, elle a été  enregistrée au Waqf Board et la même année un comité  a été mis sur pied. A l’unanimité bhai Musa Ismail  accéda au poste de premier président (Muttawalli). il a agi aussi comme imam jusqu’en 1999 avant de se retirer.  C’est un de ses fils, Ismael Musa Ismail (marhoom), lui a succédé. Ce dernier se retira  à son tour  après  dix ans. Issa, le benjamin de la famille, prit la relève. Il est toujours  à son poste.

    Phases de rénovation

    Dans un premier temps la nouvelle direction  a fait  construire  une  « Jamaat Khanna » qui s’est transformée en  mosquée au fil des années. La première  phase de rénovation a eu lieu  en 1979, avec la construction d’un étage.  En 1995,  la maison de l’Imam fut construite au premier étage. En 2003, l’agrandissement de la masjid débuta avec la construction d’un nouveau  lieu d’ablutions (wazoo khana) et d’une madrassa à l’étage.  Et en 2010, il y a eu  l’agrandissement  du premier étage  pour compléter la Jamaat Khana.

    Salle des prières pour dames

    La direction a mis une salle  des prières à la disposition des dames  qui sont de passage pour les cinq prières quotidiennes. Chaque jeudi, a lieu une classe spéciale pour les dames assurée par une Halima de l’endroit.

    Responsable de la  madrassah

    C’est l’Imam Imran Timol, originaire de l’Inde, qui dirige les swalaats  quotidiennes. En outre, il est aussi responsable de la  madrassah. Les enfants y suivent  des cours de Hifz, Tajweed et langue arabe. Pendant les vacances scolaires, la direction organise des sorties à la mer pour les enfants.

    Activités

    Deux fois par mois, un programme spécial a lieu pour les dames. En outre, chaque mercredi après la swalaat-Ul-Esha, ont lieu des explications sur des thèmes religieux  (Masla) par l’imam. Aussi, deux fois par mois après  Esha,  le mufti de l’endroit  fait une causerie  à l’intention des mussalis.

    La direction envisage d’organiser des activités pour les jeunes, comme la pratique  des arts martiaux et  aussi des sorties  et randonnées dans la nature et des journées sportives à l’intention des jeunes.

    Causerie du Jummah 29 septembre 2017

    Le Frère Shabir Oochotoya a fait une causerie  dans le cadre de la prière de Jummah.  Il a axé son discours sur les bienfaits et bénédictions de Muharram. Il amis l’accent sur la valeur d’observer  deux jours de jeûnes avec comme récompense  le pardon d’une année de nos péchés.  « C’est un cadeau  inestimable pour chaque musulman/e. on ne devrait pas rater une telle occasion », insiste-t-il.

    Comité de direction pour 2017

    Président :Issa Ismail
    Vice président :Hossen Mamaud
    Secrétaire : Goolam Malleck
    Ass. Secrétaire :Mohammad Manjoo
    Trésorier : Mousa Hansa
    Membres : Anwar  Calachand et Ishaq Ismail

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    Sheriffa Yerally, directrice de ‘Little Darlings’ : «Nous privilégions des stratégies qui améliorent la qualité de l’enseignement» http://starpress.info/sheriffa-yerally-directrice-de-little-darlings-privilegions-strategies-ameliorent-qualite-de-lenseignement-2868/ Thu, 19 Oct 2017 05:00:00 +0000 http://starpress.info/?p=2868 Sheriffa Yerally est la directrice de ‘Little Darlings Pre-primary School’ et Mount View Primary School, non loin de l’hôpital Jeetoo. Cette éducatrice de l’enseignement primaire, aborde chaque difficulté d’apprentissage comme un défi à relever. Rencontre.

    Cela fera bientôt 37 ans depuis qu’elle vit à Maurice. Mais, elle visite souvent l’Afrique du Sud, son pays d’origine. Malgré ses 60 ans, elle ne baisse pas les bras face aux défis auxquels elle doit faire face pour assurer aux enfants du pré-primaire un bon départ dans la vie. « Une bonne éducation n’est pas limitée uniquement au développement mental mais bien plutôt au développements émotionnel et physique. Je suis d’avis que l’apprentissage doit être un processus qui comprend également l’amusement qui fait partie des méthodes créatives. Les enfants doivent aimer ce qu’ils font pour les étudier », dit-elle.

    Chez ‘Little Darlings’ on pratique également des activités extrascolaires telles que pièces de théâtre et discours, musique, Zumba, karaté et informatique. Les enfants travaillent aussi avec des projecteurs. « Utiliser la craie et le tableau ne suffit pas. Les enfants doivent être encouragés à interagir. D’ailleurs des parents nous font des commentaires positifs à cet effet », dit-elle encore.

    Notre interlocutrice ajoute que ses élèves de Mount-View ne sont pas angoissés à l’approche des examens. « Nous les avons habitués aux conditions d’examens. De ce fait, les élèves ne craignent pas les examens. Ils sont motivés et accueillent les examens avec enthousiasme. Nous développons en eux une attitude pour faire face aux situations stressantes avec calme, » ajoute-t-elle fièrement.

    Elle croit que tous les enfants ont le droit d’être heureux. Chacun a des talents cachés. Ses valeurs, Sheriffa Yerally les transmet non seulement à ses élèves mais également au corps enseignant. « On a une bonne communication avec les parents et les enseignants. J’essaie toujours d’être à l’écoute des points forts et des points faibles des élèves pour trouver des solutions efficaces, » souligne-t-elle. Pour elle, la réussite de chaque élève compte.

    Sa source d’inspiration

    Son inspiration lui vient des élèves. « Mes élèves viennent des milieux différents et je dois traiter chacun d’eux d’une manière différente. Leurs forces et leurs faiblesses me donnent des idées sur la façon de mettre en place davantage de stratégies pour améliorer la qualité de l’enseignement. D’une certaine manière, ils m’apprennent, comment les enseigner. Leurs comportements sont des indicateurs sur la façon dont ils apprendront le mieux. Je n’ai pas besoin de chercher de l’inspiration d’autres écoles ou d’autres pays concernant le système éducatif. Ici, à Mount View, nous sommes partisans de l’expérience acquise sur le terrain », souligne-t-elle. Elle est très fière quand d’anciens élèves viennent la remercier pour avoir été une source d’inspiration dans leur vie. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à avancer malgré les hauts et les bas de la vie.

    Parcours

    Issue d’une famille modeste de Durban en Afrique du Sud, Sheriffa a toujours accordé une grande importance à l’éducation. C’est dans ce milieu qu’elle a grandi avant d’épouser Ibrahim Yerally. Elle a été volontaire dans une société de bien-être pendant deux ans en Afrique du sud. Après son mariage, elle est venue habiter Maurice à la rue Labourdonnais.

    « À Maurice, on n’utilisait pas assez des méthodes ayant trait au ‘fun learning’. Quand son fils Mohammad allait à l’école maternelle, je n’étais pas satisfaite du niveau du pré-primaire. Je donnais beaucoup d’importance à la base éducative d’un enfant. Alors, j’ai envisagé de créer une école pré-primaire. J’ai travaillé sur la façon dont les élèves se socialisent, comment ils réagissent aux situations d’apprentissage et comment ils s’expriment », révèle-t-elle.

    À l’âge de 30 ans, elle va continuer à apprendre par correspondance, les méthodes l’enseignement de garderies d’enfants, des écoles maternelles et de la psychologie générale ayant trait au développement des enfants.

    Plus tard, des parents lui ont fait la demande pour lancer une école primaire. « Après maintes de réflexions, finalement je me suis aventurée dans ce domaine. Au fil des années, nous avons réuni une équipe de personnes dévouées. Je m’assure que mes enseignants s’occupent vraiment des enfants », dit-elle encore. Son époux, Ibrahim Yerally, s’occupe des finances et sa fille Rabia aide aux tâches administratives. Sa mère la forme depuis huit ans pour la remplacer quand elle prendra sa retraite.

    Les obstacles

    Souvent des parents pensent que les enseignants doivent travailler chaque minute. Or, l’enfant doit se reposer. Sinon, il n’apprendra pas au maximum. Sheriffa croit plutôt en la méthode dite travailler intelligemment. Une atmosphère agréable, des interactions et des jeux peuvent en même temps augmenter la capacité de mémorisation de l’enfant qui aura le temps de digérer ce qu’il vient d’apprendre avant d’aller au prochain niveau. C’est avec beaucoup de patience qu’aujourd’hui elle a réussi à faire accepter ce concept aux parents.

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    Madrassah Taleem-ul -Islam – Imam Reeyad : «L’éducation islamique aide à combattre les fléaux sociaux» http://starpress.info/madrassah-taleem-ul-islam-imam-reeyad-leducation-islamique-aide-a-combattre-fleaux-sociaux-2669/ Fri, 22 Sep 2017 10:21:12 +0000 http://starpress.info/?p=2669 La  Madrassah Ta-leem-ul-Islam  a  été construite  suite à une  idée de l’imam Reeyad en l’an 2000. Cela, dans le but  de promouvoir l’éducation Islamique et  combattre la prolifération de la drogue dans la localité.

    Il a commencé sa  mission avec 5 enfants en  transformant une chambre de sa  maison  à l’impasse Gorah Issac pour  en faire une salle de classe.  Imam Reeyad avait  comme objectif  d’empêcher les jeunes de  sombrer  dans l’engrenage de la drogue. Ce fut un combat difficile.  Mais, l’imam Reeyad persévéra. Il fut rejoint  dans son combat par d’autres personnes de bonne volonté.  Et il put compter sur la collaboration de la police,  de l’Adsu, des habitants de la localité et des travailleurs sociaux. Il a surtout  utilisé  les enseignements du  Coran et  a fait des causeries pour  sensibiliser les  familles dont les enfants  sont devenus esclaves de la drogue.  Dans son combat, il a dû faire face  aux vendeurs  de la drogue et aux trafiquants.

    Constat amer

    Mais auparavant, il avait fait un constat  amer. Plusieurs jeunes  ont perdu la vie. Bénéficiant de l’aide des volontaires, il a créé  le mouvement « Force Vive de Gorah Issac » qui travaille en étroite  collaboration avec la Madrassah Taleem-ul-Islam, avec plus de détermination pour mener combat  contre l’alcoolisme, le tabagisme, la prostitution et le vol.

    « Plusieurs  activités  sont organisées pour les jeunes. Une salle de sport  a été mise à leur disposition. Chaque année, on organise aussi une collecte de sang et une sortie pour les jeunes. En outre, ils ont droit à une initiation à l’informatique en collaboration avec le National Computer Board », nous dit l’imam.

    Travail social

    Le mouvement « Force Vive Gorah Issac »  offre également une aide sociale aux enfants des familles nécessiteuses,  procède à des distributions de colis alimentaire et organise des  activités sportives telles que le football, des sorties pour personnes âgées, dames, jeunes et des sessions de travail avec la collaboration de l’ADSU et de la Crime Prévention Unit, des causeries sur différentes thèmes, des compétitions de quizz , quiraat, un « Food day » et vient en aide  aux jeunes pour leurs études universitaires à l’étranger. Depuis le 10 février 2014,  le mouvement Force Vive Gorah Issac a fait une demande pour  bénéficier des fonds de Corporate Social Responsibility  (CSR), mais il est  toujours  dans l’attente.

    Projets

    La direction envisage de réaliser ces projets :

    – aménager une aire de stationnement  près de la mosquée
    – Créer un parcours de santé sur le flanc de la colline avec l’aide des autorités
    – Faire installer  des  ordinateurs pour les enfants de la madrassah
    – Acquérir des appareils  électroménagers pour la cuisine et des machines à coudre pour les filles

    Soulignons qu’une aile féminine  et une école maternelle (depuis février 2017) fonctionnent aussi sous l’égide du mouvement.

    En mars 2016,  « Force Vive Gorah Issac » a fait l’acquisition d’un van  pour le service mortuaire gratuitement aux habitants de l’endroit. Il offre  des équipements, tels que : Takta, Janaza, kaffan aux familles endeuillées qui en font la demande.

    Comité de direction pour 2017
    Président : Imam Reeyad Dhoorundur.
    Vice-président :Abdur Rashid Khan Yeadally
    Secrétaire: Mahmad Iqbal Damoo
    Ass. Secrétaire :Zyad Busropun
    Trésorier : Asrafil Hosanoo.
    Ass. Trésorier: Abdool Samad Sadeer.
    Auditeurs: Ashim Khodabux et Kader Salahuddin
    Membres: Zeid Khodabux, Abdool Sakoor Dhoorundur, Rooman Hoolash, Imran Parahoo, Saad Ismaël

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    Masjid Gulzar-E-Madina à sainte-croix : elle a vu le jour suite à une inspiration de Soobhan Boolaky http://starpress.info/masjid-gulzar-e-madina-a-sainte-croix-a-jour-suite-a-inspiration-de-soobhan-boolaky-2610/ Fri, 15 Sep 2017 10:02:55 +0000 http://starpress.info/?p=2610 La Masjid Gulzar-E-Madina se trouve à Sainte Croix. La direction de la mosquée gère une madrassah, organise diverses activités religieuses et propage les enseignements islamiques aux non-musulmans.

    Soobhan Joomun Boolakee a accompli le Hadj en 1993. Sur le chemin de retour, l’idée lui est venue de faire construire une mosquée. Pour ce muttawalli, c’est un de ses rêves qui s’est réalisé par la faveur d’Allah. En effet, deux ans après,  son rêve est devenu une réalité. Juste avant son départ pour accomplir une deuxième fois  le pèlerinage en 1995, il a fait l’acquisition d’un terrain d’environ 12 perches à Sainte Croix.

    À son retour  il met son projet en exécution. D’autres mussalis viennent se joindre à lui. Ainsi, le  12 novembre 2000,  a  eu lieu la pose de la première pierre  par le  Mawlana Shameem Al Azhari.  Mais la construction allait débuter  en mars 2001. Après plus d’une année, les travaux furent achevés.  En juillet  2002, à l’heure de la salaat-ul Maghrib,  a eu lieu la première namaz  par  le mawlana Shah Ahmad Noorani Siddiqui (RA).

    Madrassah

    La madrassah est opérationnelle  depuis 2015. Cette école islamique offre des cours de Hifz, Tajweed, Deenyaat et langue arabe aux enfants.  Les cours sont dispensés par l’imam. En période  des vacances scolaires, la direction organise des excursions, des sorties  au bord de la mer et des jeux à l’intention des enfants.

    Activités

    La direction  offre des cours pour des  adultes chaque lundi et mercredi après la swalaat-ul-Esha par le mawlana  Shafiq Radwi  qui est épaulé par Qari Mansoor.  Une leçon spéciale  a lieu le vendredi après la swalaat-ul-Maghrib pour hommes et dames. Le Qari Mansoor  enseigne la traduction des versets du Qu’raan  suivie d’explications.

    Dawah

    Les membres de la direction  continuent  à faire le Dawah. Leur travail a interpellé environ 45 personnes à  ce jour. Elles ont embrassé l’islam de leur plein gré. En outre, durant le Ramadan, la direction  organise  la swalaat Shabina.

    Le sermon de Jummah

    Le mawlana  Qari Muhammad Raffiq Ahmed Ashrafi Noorani  a parlé  sur le thème du Qurbani.

    « Il faut remonter à la vie de Hazrat Ibrahim (AS), pour comprendre la valeur de ce jour.  Lorsqu’Allah a voulu mettre à l’épreuve la foi de Hazrat Ibrahim (AS),  IL lui a ordonné de sacrifier Ismaël, son fils unique.  Et pour faire plaisir à son Créateur, il a obéi à Son ordre. Aujourd’hui la plupart des familles musulmanes ont fait de cet évènement historique  un jour de fête. Aussi il y a la maltraitance des animaux. Est-ce que c’est cela que l’islam nous a en enseigné ?, » s’est-il écrié.

    Projets

    La direction a plusieurs projets. D’abord  faire l’achat d’un terrain pour un parking, construire un  centre pour les dames, ce qui leur permettra  d’organiser leurs activités, une salle de prières, un  centre pour les jeunes et  une bibliothèque moderne.

    Comité de direction pour 2017

    Président : Soobhan Joomun Boolakee.
    Vice président : Mohammud Anas Ashrafi.
    Secrétaire : Junaid Meerun.
    Ass. Secrétaire : Ouesh Asrafi
    Trésorier : Muhammad Shezad Joomun Boolakee.
    Asst. Trésorier: Mohammad Akhtar Hussen Ramjan.
    Membres: Ismael Meejan, Haidar Noordally, Sakir Meerun, Ayoob Wareesally

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    Masjid-E-Quba, Rivière des citrons : la première mosquée du nord du pays http://starpress.info/masjid-e-quba-riviere-citrons-premiere-mosquee-nord-pays-2557/ Fri, 08 Sep 2017 07:00:37 +0000 http://starpress.info/?p=2557 La masjid E-Quba est située à la Rivière-des-Citrons, petite localité dans le village d’Arsenal. Sa construction date de 1875.  Elle est devenue alors le premier lieu de prière des musulmans de toute  la région du nord.

    Ce terrain  d’une superficie d’environ 25 perches  sur lequel a été  construite la masjid était une donation d’une dame non-musulmane  il y a 142 ans de cela. Un acte de bonté et de générosité qu’on n’en trouve plus de nos jours.  Au début, la construction était en tôle et bois pour  les besoins d’une Jamaat-e Khana.

    Il y avait à cette époque  seulement quelques  mussallis de la localité. Mais, par la suite,  ce lieu allait devenir un point de rencontre pour eux pour accomplir leurs  cinq prières du jour, sauf  celle de Jummah.

    En 1915, les mussallis  ont contribué aux fonds nécessaires pour agrandir la Jamaat-e-Khana et des lieux d’ablutions (wazoo Khana).  Mais bien plus tard les choses allaient prendre une nouvelle tournure avec la prise en charge  de la mosquée par Bhai Ally Gaffoor (marhoom). Celui-ci  a fait reconstruire la masjid en dur en 1968. Afin de faire mieux connaître ce lieu de prière aux autres, il a fait une demande a la direction de la compagnie UBS, pour   ouvrir un bus  pour véhiculer des mussalis de Port-Louis et des regions avoisinantes pour venir y accomplir leurs swalaat-Ul-Taraweeh. Chaque jeudi, Bhai Ally, qui habitait  la capitale, venait avec un groupe de mussallis pour le zik’r.  A cette époque, Adam Musbally et Zikiryah Mohamedally  étaient les responsables de la masjid.

    Dix ans plus tard, toujours sous la présidence de bhai Ally Gaffoor, Ashabuddin  Lalasaib  plus connu comme Qari Mansoor, devient le responsable de toutes les activités de la masjid  et de la madrassah. Il apporta un changement au niveau de la formation des jeunes. Mais  Bhai Ally Gaffoor  décéda en 1996. Aujourd’hui, son fils Mahmad Gafoor a pris la relève. Et pour honorer son engagement envers  bhai Ally, Qari Mansoor,  va créer une société au nom de «Majlis-E-Raza». Une année après il l’a transformée en une Dar-Ul-Uloom, avec la collaboration du maulana Naguib Jeeawoody. Ils ont commencé avec  25 élèves qui venaient suivre des cours de hifz,  langue arabe, d’ourdou et  islamiyaat.

    En 2000, la  Dar-Ul-Uloom  fut transférée à Plaine des Papayes et c’est le maulana  Jeeawoody qui prit la responsabilité de la gérer  alors que Qari Mansoor  allait continuer à honorer son engagement  en s’occupant de la masjid.  En 2001, il décida de former une autre société au nom de «Raza Academy », pour mieux assurer  l’éducation et la formation islamique des filles et garçons. Les garçons avaient la possibilité d’être hébergés avec tous les frais encourus par la société. En outre, les dames pouvaient suivre des cours  le samedi après la swalaat Zohr de 13 h 30 à  16 hr. La société  a aussi fait publier plusieurs  livres  ayant trait au pèlerinage a la Mecque (Hajj),  Jummah et une traduction  en créole de la première partie du livre Bahar-E-Shariat  écrit par Allama Amjad Ali.

    Fonctionnement de la madrassah

    Cette école islamique compte 127 élèves qui suivent des cours intensifs de tajweed, Qu’raan, hadith et Fiqh. Les cours sont dispensés par Qari Mansoor et l’imam Shafi. Deux anciens élèves – Hafiz Salman et Noosreena Rangony suivent des cours  de langue arabe et ‘Islamic Studies’ en Egypte.

    Activités

    La direction de la mosquée organise  le Yaum-Un-Nabi,  Mehraaj Shareef et shab-é-baraat, entre autres.


    Projets

    La direction envisage de faire construire une école islamique moderne et spécialisée pour l’enseignement des langues ourdoue et arabe, tajweed et science islamique pour former des Imams et des Haleem et aussi une autre école pour dames pour leur formation  et une connaissance approfondie de l’islam. Afin de réaliser ses  projets  la direction cherche un terrain pour la construction d’une Dar-Ul-Uloom. Ceux qui veulent apporter leurs contributions peuvent le faire  par le biais du compte Raza Academy MAU BANK sur le No : 3100  0030  31 mur 09.

    Sermon de Jummah

    L’imam Shafi a  axé sa causerie  sur le thème de la confiance en Allah. « Il est obligatoire pour chaque musulman de vivre dans l’obéissance d’Allah et celle de Rassool Allah (saw). De nos jours, les humains  sont prêts à tout pour gagner la grandeur même au prix de faire du tort à son prochain pour obtenir ce qu’il désire. Pourtant, ce genre de personnes fréquentent la masjid,  lèvent leurs mains vers le Créateur pour faire des doah.  Mais, si on veut avoir la récompense d’Allah il faut vivre dans l’obéissance d’Allah », a-t-il tenu à souligner.

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    Toxicomane depuis l’âge de 13 ans : «Pour mes enfants, j’ai pu sortir de cet enfer» http://starpress.info/toxicomane-lage-de-13-ans-enfants-jai-pu-sortir-de-cet-enfer-2543/ Thu, 07 Sep 2017 06:53:35 +0000 http://starpress.info/?p=2543 Poussée par un sentiment de révolte, Basheera Sheik Amodine a été entraînée dans l’engrenage de la drogue. Elle était encore trop  jeune pour mesurer les conséquences de son acte. Sa vie va alors basculer sans qu’elle ne s’en rende compte.

    Basheera  a bien voulu faire ce témoignage, pour que d’autres  ne  commettent  pas la même erreur. « N’essayez  jamais de prendre de la drogue même pour le plaisir. Une fois que vous êtes dans ce cercle infernal,  vous devenez  son prisonnier », dit-elle. Ses deux filles étaient assises sur un petit lit à côté d’elle. Elle nous raconte  sa descente aux enfers : « J’étais en Form II au  Madad -ul-Islam Girls College. J’aimais  mon école et mes études  jusqu’au  jour où soudainement j’ai commencé à  me dégouter de tout», se rappelle-t-elle.

    À la maison, ses parents  imposaient sur elle des conditions très strictes. Elle ne pouvait même pas se rendre chez des proches.  Profitant de leur absence, elle  est sortie  et a rencontré  un groupe de jeunes qui prenaient de la drogue. Elle leur a posé la question «Qui zotte pé fer là ? » . « Nous pe mette nissah » Qui été sa nissah ? demande-t-elle  encore?  « Be vine zoine are nous ler là to pou conner », fut leur réponse.

    Conditions strictes

    Ignorant  le danger auquel elle allait s’exposer, elle a commencé par sniffer  de la colle. Sa vie va alors basculer. Et ce, malgré tous les efforts de ses  parents pour  la sortir de là. Finalement  ses parents décidèrent de la marier avec l’espoir qu’elle allait changer.

    « J’avais 15 ans quand j’ai  épousé Ahmad.  J’étais devenue une nuisance  pour ma famille.  En épousant Ahmad  c’était pour moi l’occasion  de sortir de la maison », nous dit notre interlocutrice. Après le mariage  son époux a fini par apprendre la vérité sur elle.  Il fait tout pour la sortir de là, mais en vain.  Ses beaux-parents ne la portent pas dans leur cœur. Une fois de plus, elle est devenue la mal aimée. Elle a eu deux filles, Aliya  et Aliza, aujourd’hui âgées de 13 et 11 ans respectivement.

    En 2014, elle perd son époux, le seul être qui la soutenait.  à peine  une semaine après, que   beaux-parents la mettent à la porte, lui refusant la garde de ses enfants. « Au lieu de retourner chez  mes parents j’ai  préféré ma liberté.  Après quelque temps ma fille aînée Aliya m’a téléphoné pour  me dire qu’elles sont maltraitées et battues et  de venir les chercher. Mais n’ayant pas un travail continuel, je me  suis retrouvée dans une nouvelle situation difficile. J’étais obligée de retourner chez mes parents, tout en continuant à me droguer », raconte-t-elle.

    En 2014, Basheera fait une overdose, mais réussit à s’en sortir.  Elle rechute une nouvelle fois en 2015. Toutefois, elle n’en pouvait plus  s’en passer. «L’année dernière mes deux filles m’ont demandé de retourner à la maison et d’arrêter cette vie.  Elles avaient peur pour elles même et pour moi », révèle-t-elle.

    Cure de désintoxication

    Elle avait honte d’elle-même. Prise des remords,  elle est allée  au Centre La Chrysalide  à Bambous pour une cure de désintoxication  de six semaines et pour suivre un traitement  thérapeutique pendant six mois. Mais au bout de deux semaines elle a replongé dans l’enfer de la drogue. Une nouvelle fois elle essaie de  suivre une cure de désintoxication au Centre Idrice Goomany.  Avec un  peu plus de volonté elle a réussi à 31 ans de sortir de cet enfer.

    «Il m’arrive  des fois d’avoir des tentations. Mais  je pense à mes enfants qui sont ma raison de vivre.   J’ai eu un boulot comme responsable dans un supermarché. Mais, j’ai dû l’abandonner, car  une personne a su  que j’étais une droguée et l’a raconté aux autres ». déclare-t-elle. Quand elle a voulu fuir  la drogue  elle s’est retrouvée dans un labyrinthe sans issue. « Une fois que l’on est dedans on  devient prisonnière des sensations  fortes.  Je conseille  aux autres de ne pas y toucher », conclut-elle.

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    Muhammad Ashfaq, photographe officiel à Makkah : «Je vais faire le trajet Makkah-Pakistan à moto» http://starpress.info/muhammad-ashfaq-photographe-officiel-a-makkah-vais-faire-trajet-makkah-pakistan-a-moto-2431/ Mon, 28 Aug 2017 09:59:43 +0000 http://starpress.info/?p=2431 Muhammad Yaheya Ashfaq, originaire du Pakistan est photographe officiel du pèlerinage. Récemment, il a fait la une de plusieurs journaux internationaux grâce à son exploit durant le Ramadan. En effet, Muhammad Yaheya Ashfaq avait accompli le namaz Maghreeb, fit l’appel à la prière (azaan) et rompu le jeune sous l’eau en Arabie Saoudite.

    Mais ce que de nombreux lecteurs ne savent pas, c’est que ce jeune père de famille de 36 ans est photographe professionnel depuis plus de 20 ans. Il est un des privilégiés durant la période du hadj et ce depuis 12 ans  à agir comme photographe officiel à Makkah et Medina. Son travail, immortalise chaque année les plus beaux moments du pèlerinage, à la Mecque et tout ce qui tourne autour de la kaaba. « J’ai toujours eu une passion pour la plongée sous-marine et j’en pratique très souvent. On me connaît plus pour cette pratique à vrai dire. Mais je suis  également ce qu’on pourrait qualifier d’architecte photographe depuis très longtemps. Chaque année j’ai la chance de vivre des moments uniques lors de chaque pèlerinage à la Mecque. J’ai assisté à son agrandissement depuis 2005. J’ai vu et photographier chaque étape de sa construction, ses changements, son évolution. Je considère que c’est un vrai privilège pour moi, » nous raconte-t-il.

    Muhammad Yaheya Ashfaq est né à Jeddah.  Il connaît les moindres coins et recoins de Makkah. « Avec la technologie, la photographie a aussi évolué. De ce fait j’ai pu immortaliser des moments vraiment spectaculaires. à travers mon travail, je veux faire voyager l’imagination du  public. Car nombreux sont ceux qui ne se sont jamais allés en terre sainte. Je souhaite de tout cœur à tous les musulmans d’y aller un jour, » dit-il encore.

    Yaheya n’hésite pas à grimper sur des  bâtiments,  des tours de plusieurs mètres de haut pour prendre des photos hors de l’ordinaire. « Ce que j’aime le plus ce sont les vues aériennes. Car les vues panoramiques sont difficiles à obtenir. C’est ce qui fait ma notoriété et qui crée la différence concernant mon travail », fait-il ressortir.

    Un patriote fier de son pays

    Ce ressortissant pakistanais n’oublie jamais d’où il vient. « Le Pakistan est représenté  de manière très négative dans les médias à travers le monde. Il ne serait peut-être pas surprenant que certains d’entre nous ne se sentent pas particulièrement fiers d’être des Pakistanais. Mais, moi j’ai décidé d’utiliser ma capacité innée de plongée pour honorer mon pays.  D’ailleurs je suis le premier Pakistanais qui a  réussir un tel exploit. Je me sens tellement fier de faire partie de ce pays pour m’avoir donné tant de souvenirs. C’est pourquoi j’ai pris les drapeaux du Pakistan et aussi de l’Arabie saoudite avec moi sous l’eau» nous raconte-t-il.

    Il nous parle aussi de sa prochaine mission pour 2018. « Mon prochain plan est de voyager par la route de La Mecque jusqu’au Pakistan à moto afin de propager un message de paix entre nos deux pays. Soucieux de la protection  l’environnement, je souhaite aussi aider à réduire  la pollution de l’air en plantant des fleurs  sur mon chemin, »  dit-il encore.

    Que ce soit en tant que photographe ou plongeur, Yayeha se sent fier de son parcours. « Je me sens fier parce que j’ai honoré ma famille et   mon pays de manière géniale. Si vous n’êtes pas là où vous pensez que vous devriez être à cet endroit particulier, cela n’a rien à voir avec le système, mais il a tout à voir avec le fait que vous ne faites aucun  sacrifice, » conclut-il.

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